Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Beyrouth, la nuit
Mazloum Diane
STOCK
22,45 €
Épuisé
EAN :9782234077539
Extrait Son visage est tourné vers les étoiles ; elle a le menton un peu hautain et les cheveux ramassés en chignon. L'air inaccessible, elle affiche son port de tête sur un bout de papier au grammage souple de la taille d'une carte de visite. Au bas du coin droit, le sigle rose antique pour la lutte contre le cancer du sein. Impression en quadrichromie et surface laminée pour le recto. Au verso, le logo VPS de la compagnie du service voiturier «Valet Parking Service» et la référence 301 se détachent en argent sur un fond bleu nuit pour une impression bicolore. Les chiffres 301 ont quelque chose de fier pour un ticket de voiturier qui finira sans doute à la poubelle. Des milliers de ces tickets circulent jour et nuit en ville, avec, d'ordinaire, un numéro de référence pour seule information. À propos de cet espace perdu, Marylou a souvent crié au gaspillage. Pourquoi ne pas en profiter pour diffuser des messages d'intérêt public sur les périls de l'alcool par exemple ? Les maladies infectieuses, la pollution de l'air, le tabagisme ou les médicaments contrefaits. En revanche, aussi loin qu'elle pousse son imagination (la perversité des réseaux sociaux, les conflits cybernétiques, les guerres biologiques), jamais elle n'aurait pensé y trouver le minois de Sévine G, la nouvelle copine d'Osman - Osman, son dernier amour en date. Marylou appuie son pouce contre le portrait de Sévine, jeune espoir du ballet en vogue sur la scène internationale. La première fois qu'elle a vu cette femme, c'était l'an dernier dans une impasse de la zone d'Achrafieh. Elle sortait du campus déjà sombre de Huvelin après une réunion avec son directeur de thèse en anthropologie. Marcher sans but lui faisait du bien. L'air était doux, le ciel fuchsia. Un serveur du Happy Hour passait un dernier coup de chiffon sur les tables, l'enseigne rose fluo de L'Escalope clignotait, jetant une lumière chaude sur le mur en crépi ocre. Quelque part derrière un bar ouvert sur l'extérieur, un DJ testait sa playlist de la soirée. La musique s'élevait pour retomber, laissant place au gazouillis des oiseaux. Marylou avait remonté la rue Monnot en s'étirant lentement, elle avait contourné le restaurant japonais à la devanture métallisée à l'angle de la rue puis avait grimpé vers l'intérieur du quartier, perché sur la plus haute colline de Beyrouth. Délestée du poids de sa thèse, elle arpentait les ruelles enchevêtrées d'Achrafieh, serpentait entre les nouvelles constructions - de gigantesques structures en béton - et les vieux immeubles d'époque aux façades effilées. L'alignement irrégulier des bâtiments dessinait un labyrinthe au tracé nerveux dans lequel on se faufilait, s'enfonçait plus profondément, mettant au jour d'infimes joyaux, pépites du somptueux jardin fleuri qui avait jadis tapissé les pentes de la colline : les petits éclats d'or et d'argent d'un vitrail caché, les cascades d'ombres à la géométrie entrelacée, projetées au sol par un balcon en pierre, une console, une crénelure, l'écorce vert pâle d'un citronnier. À Beyrouth, quand le soir vient et que l'humidité monte, les pores de la chape de béton s'ouvrent : des pousses tendres jaillissent du bitume et de la terre, des éclaboussures de mousse perlent sur la façade des immeubles. Une légère brise passe, les plantes se dressent, plus souples, plus élastiques, et de jeunes palmiers sauvages surgissent entre les buildings. Ce n'est pas la colline qui frissonne, c'est tout Beyrouth qui bruisse à la tombée du soir, avait pensé Marylou. Attirée par le chant d'une cigale, elle avait emprunté une venelle escarpée.
Résumé : Mon corps est la seule chose qui m'appartienne depuis ma naissance jusqu'à mon dernier jour, alors j'en prends soin. Ce credo de Sabine Mazloum pourrait - et devrait même - s'appliquer à chacun(e) d'entre nous. Pour venir à bout des soucis de santé qui lui gâchaient la vie, Sabine a changé son alimentation. Manger juste, c'est-à-dire simplement, mais sans renoncer à la gourmandise, lui a permis de retrouver la santé et ta joie de vivre. Sans être nutritionniste ni diététicienne, elle s'est intéressée aux aliments que la nature a mis à notre disposition : légumes, fruits, herbes, graines... Et elle a découvert un trésor que beaucoup méconnaissent. Sait-on que le piment de Cayenne est un aliment anti-reflux ? Qu'il suffit d'une pincée de poivre noir pour démultiplier les bienfaits du curcuma ? A travers des recettes aux accents méditerranéens, découvrez 180 ingrédients naturels dont 16 magiques - ail, avocat, gingembre, citron, huile d'olive, entre autres - qui, une fois adoptés, aident à garder la santé ou à soigner les petits bobos.
Résumé : Fausta quitte Beyrouth pour la maison de son oncle, dans un village entouré de montagnes, à la frontière de trois pays en guerre. Paradoxalement, pour Fausta, c'est le seul endroit capable de l'apaiser, le lieu doux des étés de son enfance. C'est là qu'elle a fait construire une piscine parfaite, mais sur un terrain qui ne leur appartient pas. Fausta a juste envie de s'y plonger. Avant une dernière injection qui lui permettra peut-être d'avoir un enfant. Léo Bendos perturbe son séjour. Il arrive du Canada pour régler cette affaire de piscine, vendre le terrain de sa famille et repartir. L'oncle l'accueille, Fausta l'observe. Ils se découvrent. Tous deux sont fascinés par ce village qui semble contenir le monde, le danger qui peut surgir à tout moment. Un voyage sensoriel à la découverte de l'énigmatique alchimie composant nos identités multiples et secrètes. Laëtitia Favro, Le Journal du dimanche. Un chant d'amour adressé au Liban. Thierry Clermont, Le Figaro. Lumineux. Marie-Françoise Leclère, Le Point.
Résumé : Le Musée national de Beyrouth se situe sur la ligne de démarcation qui fut la frontière visible entre Beyrouth-Est et Beyrouth-Ouest tout au long de la guerre civile, laquelle dura quinze ans. Diane Mazloum est une romancière qui aime l'imagination et le passé récent. Elle n'aurait sans doute pas dû se frotter à la matière historique, sédimentée, confetti d'empires disparus, qui veille sous les murs et s'agrippe aux cryptes du seul musée qui fait office de mémoire au Liban. Musée d'une nation ou de l'absence d'une nation ? L'auteure se rend compte, dans cet émouvant récit griffé de vérités, que de Rome à Beyrouth, c'est le passé qui fait le présent, c'est l'ombre des morts qui recouvre l'existence des vivants et l'illumine. Un récit d'une sensibilité hors norme, d'une extrême finesse. Une écriture à fleur de peau éblouissante. Mohammed Aïssaoui, Le Figaro littéraire. C'est un chant scriptural où la genèse d'une civilisation, figée en reliques fantômes, renvoie au naufrage des âmes et à l'espoir des aubes. Marc Lambron de l'Académie française, Le Point. C'est son texte le plus personnel, le plus universel, le plus émouvant. Bernard Babkine, Le Figaro Madame. En annexes, quatre textes de l'auteure publiés en 2020 après l'explosion à Beyrouth.
Quelle idée d'aller passer une nuit de décembre 2020 dans ce musée-là ! Le Musée National de Beyrouth se situe sur la ligne de démarcation qui fut la frontière visible, meurtrière, dite "la ligne verte" par la luxuriance de la végétation, entre Beyrouth-Est et Beyrouth-Ouest, tout au long de la guerre civile, laquelle dura 15 ans, si l'on admet même que la guerre est aujourd'hui achevée. Diane Mazloum est une romancière qui aime l'imagination et le passé récent. Elle n'aurait sans doute pas dû se frotter à la matière historique, sédimentée, confetti d'empires disparus, qui veille sous les murs et s'agrippe aux cryptes du seul musée qui fait office de mémoire au Liban. Musée d'une nation ou de l'absence d'une nation ? Par quel miracle ce temple qui abrite les trésors des civilisations disparues, des Egyptiens aux Babyloniens, des Byzantins aux Mamelouks, a-t-il pu survivre aux assauts de la brutalité des hommes ? Ici, c'est un franc-tireur qui creusa un trou dans le mur pour y viser le passant dont la tête éclatera. Là, ce sont les soldats israéliens qui se réchauffèrent à un brasier aux pieds noircis du Colosse. Ici, c'est une statuette en équilibre que le souffle de l'explosion du 4 août 2020 a fait dévier de son axe ? Là, ce sont les 31 statues aux yeux tournés vers l'intérieur qui semblent plus vivantes que les vivants du dehors ? La romancière n'aime pas le passé lointain. Mais elle se rend compte, dans cet émouvant récit griffé de vérités, que de Rome à Beyrouth, c'est le passé qui fait le présent, c'est l'ombre des morts qui recouvre la pauvre existence des vivants et l'illumine. "Le Liban est celui à qui l'avenir arrive le premier" écrit Dominique Eddé. Alors, si cette phrase est vraie, cette nuit au musée, une nuit qui s'étend jusqu'au jour, sera peut-être le livre que la romancière ne voulait pas écrire sur la fin de nos civilisations. Mais qui s'est imposé à elle.
Résumé : Aventures, portraits et rencontres avec : Marisa Berenson - Jean-Pierre Léaud - Carla Bruni-Sarkozy - Les drogués de la suite Overdose - Les fidèles de la Médaille miraculeuse - Benoît XVI - Satan - Kenneth Anger - Pierre Molinier - Jean-Jacques Schuhl - Oscar Wilde - Pierre Drieu La Rochelle - Louis Malle - Naomi Campbell - Islam Karimov - Le Dragon Eye - Edwige - Les rats du Montalembert - Cuki au BB gun - Renée Vivien - Jacques de Bascher - Malcom Lowry - Les amis d'Henri de Régnier - Pierre Le-Tan - Chloë Sevigny - Saint Tropez 78 - Patty Hearst - Francis Ford Coppola - Yves Saint Laurent... De 2013 à aujourd'hui, une quarantaine d'articles de fantaisie dont plusieurs inédits en français. Le press-book d'un monomane en reflet des Rameaux noirs, parus en août 2017.
Né en 1889, Jean Cocteau était un artiste protéiforme et prolifique: graphiste, dessinateur, dramaturge, cinéaste et écrivain, proche de créateurs européens majeurs ? de Picasso à Coco Chanel en passant par Marcel Proust ?, il compte parmi les personnages qui ont influencé son époque. Mort en 1963, il est l?auteur, chez Stock, de La voix humaine, Orphée, Opium, Le grand écart, Le Potomak et Le coq et l?arlequin.
Quand le narrateur rencontre en 2003 Marlon Brando, star déchue sur les hauteurs de Hollywood, il découvre un ogre paranoïaque qui regarde en boucle ses anciens films. Epuisé et ruiné par les pensions de ses divorces, Roi Lear qui aura trop enfanté, dont un fils meurtrier, il n'est plus l'acteur bestial d'Un tramway nommé Désir, le révolté du Bounty qui acheta un atoll à Tahiti, le dictateur paternaliste du Parrain, le crâne monstrueux d'Apocalypse Now, mais un survivant qui attend la mort et cherche la force de l'apprivoiser. A travers un fascinant et joueur face-à-face, le narrateur sera son guide, puis son exécuteur.
Résumé : Anvers, 1940. Wilfried Wils, 22 ans, a l'âme d'un poète et l'uniforme d'un policier. Tandis qu'Anvers résonne sous les bottes de l'occupant, il fréquente aussi bien Lode, farouche résistant et frère de la belle Yvette, que Barbiche Teigneuse, collaborateur de la première heure. Incapable de choisir un camp, il traverse la guerre mû par une seule ambition : survivre. Soixante ans plus tard, il devra en payer le prix. Récompensé par le plus prestigieux prix littéraire belge, Trouble interroge la frontière entre le bien et le mal et fait surgir un temps passé qui nous renvoie étrangement à notre présent. Traduit du néerlandais (Belgique) par Françoise Antoine
L'Amazonie.Perdue sous la canopée, une tribu d'Indiens isolés, fragilisés, menacés par les outrages faits à la forêt. Au-dessus de leurs têtes, un homme d'affaires seul et pressé, aux commandes de son avion, survole l'immense cercle formé par la boucle du fleuve délimitant leur territoire.Une rencontre impossible, entre deux mondes que tout sépare. Et pourtant, le destin va l'organiser.À la découverte de la " Chose ", tombée du ciel, un débat agite la tribu des Yacou : homme ou animal ? C'est en essayant de leur prouver qu'il est humain que l'industriel finira par le devenir.Le Cercle des Hommes n'est pas seulement un puissant roman d'aventures, d'une richesse foisonnante, c'est aussi un livre grave sur le monde d'aujourd'hui et notre rapport à la nature.Photographe, journaliste, réalisateur, Pascal Manoukian a couvert un grand nombre de conflits. Ancien directeur de l'agence CAPA, il se consacre désormais à l'écriture. Il a publié notamment, au Seuil, Le Paradoxe d'Anderson.
Résumé : " Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. "
Résumé : Et vous, quel geste vous trahit ? Il y a les gestes qui disent l'embarras, d'autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d'exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations : le selfie, geste roi de nos vies modernes ; le " vapotage ", qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ; les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ; cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; un verre qu'on tient à la main sans le boire...