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Féodalités (888-1180)
Mazel Florian ; Biget Jean-Louis
BELIN
62,00 €
Épuisé
EAN :9782701153032
L'époque où surgit la dynastie capétienne ne se confond pas avec "la naissance de la France". Sans doute le royaume de Francie occidentale puis de France, qui embrasse alors la Catalogne au sud et la Flandre au nord, devient-il une entité politique qui ne se partage plus, mais le souverain continue explicitement de se dire "roi des Francs" plutôt que "roi de France". Si la monarchie construit et élargit méthodiquement son domaine, le sentiment d'une unité française n'existe pas alors. La France féodale demeure une mosaïque de régions de langues et de coutumes diverses. Soucieux d'échapper à toute téléologie dynastique ou nationale, le propos tenu ici accorde une grande attention à ces singularités régionales. Il embrasse aussi les nombreux territoires, aujourd'hui français, qui relevaient alors d'autres rois et princes et s'efforce d'insérer l'ensemble des analyses dans une perspective européenne. Les siècles de la féodalité, longtemps décrits comme des siècles de fer, correspondent en réalité au moment du "décollage" européen. Dynamisme économique, expansion chrétienne et mutations sociales vont alors de pair, portés par l'affirmation d'un ordre seigneurial effaçant peu à peu les derniers vestiges de l'empire carolingien. Comme le montre cet ouvrage, les acquis des recherches historiques des vingt dernières années ont profondément renouvelé la compréhension de ce long moment de transition. Ils permettent de décrire une croissance rurale plongeant ses racines jusque dans l'époque carolingienne, même si le développement urbain et commercial en modifie les formes et en accroît la vigueur à partir de la fin du XIe siècle. Ils conduisent à réexaminer des questions aussi fondamentales que le regroupement des populations et la "naissance du village", l'instauration de la seigneurie châtelaine, le rôle des réformes monastiques ou l'épanouissement de l'art roman et gothique. Ils amènent surtout à remettre en cause la thèse d'une "mutation féodale" rapide et brutale autour de l'an mil au profit d'une appréciation plus nuancée des évolutions, articulée sur les deux inflexions majeures que sont la décomposition de l'ordre carolingien, à partir de la fin du IXe siècle, et la réforme "grégorienne", dans la seconde moitié du XIe siècle. Comme le montre le chapitre consacré à l'atelier de l'historien, les apports de l'archéologie et de l'anthropologie ont beaucoup contribué à ces renouvellements.
Résumé : Autour de Florian Mazel, les meilleurs spécialistes de la période médiévale nous offrent une ambitieuse synthèse intellectuelle qui propose, à la lumière des recherches les plus récentes, un nouveau récit du Moyen Age européen. "Le Moyen Age représente, par son altérité même, un extraordinaire lieu de vagabondage et un remarquable terrain d'exercice pour l'esprit critique, où réfléchir entre autres choses, à relative distance des passions contemporaines, aux relations entre public et privé, communauté et identité, hiérarchies et solidarités, rôle et statut, mémoire et histoire, violence et solidarité, droit et tradition, don et échange, imaginaire et identité, institution et pouvoir, croissance et environnement... Qui trouverait la chose inutile ? " Florian Mazel
A partir de l'exemple de trois grandes familles provençales, l'objet de cette étude est de reprendre la question des structures socio-politiques et idéologiques de la domination aristocratique en plaçant au c?ur de l'analyse le problème des rapports entre les élites laïques et l'Église durant la période centrale du Moyen Âge. Une nouvelle approche du passage de la société postcarolingienne à l'Etat monarchique se trouve ainsi proposée, réévaluant en particulier le rôle de la réforme grégorienne et de la construction théocratique. Il en ressort l'importance des questions ecclésiologiques et spirituelles pour comprendre la nature, les formes et les transformations du pouvoir nobiliaire entre le Xe et le XIVe siècle.
Résumé : Durant les longs siècles qui séparent l'effondrement de l'Empire romain de l'affirmation des " grandes monarchies d'Occident ", l'Eglise a représenté la principale institution sociale et politique. Dans ses textes fondateurs, le christianisme des origines se présente comme une religion sans limites ni points d'ancrage, une religion sans frontières, fondée avant tout sur les relations interpersonnelles et le charisme des détenteurs de l'autorité. La cité n'est pas sur terre mais au ciel. Historiquement, l'Eglise s'est pourtant peu à peu instituée sur des lieux et des territoires au point d'être définie au début du XIIIe siècle comme un nouvel Empire au sein duquel l'autorité du pape rayonne, Urbi et orbi, sur l'ensemble des provinces et des évêchés de la Chrétienté. Depuis le XIXe siècle, les historiens ont considéré que l'Eglise médiévale avait hérité et du même coup entraîné la conservation des formes territoriales de l'Empire romain. Dans ce cadre, l'évêque était implicitement considéré comme le successeur direct des anciens magistrats romains. Le pari de cet ouvrage est de considérer, au contraire, qu'en modifiant le sens, les usages et les formes de l'espace hérités de la Rome antique, les évolutions conjuguées de la société chrétienne et de l'institution ecclésiale ont en réalité produit un nouveau rapport à l'espace. Le pouvoir épiscopal apparaît dans cette perspective comme le creuset d'une nouvelle souveraineté fondée sur un rapport territorialisé au peuple des fidèles à travers l'exercice d'une juridiction et d'une fiscalité spécifiques : cette nouvelle souveraineté inventée entre le Xe et le XIIIe siècle, dans les siècles centraux du Moyen Age, inspira les Etats princiers ou monarchiques. S'intéresser à la manière dont les évêques du Moyen Age pensèrent et exercèrent leur emprise sur la société à travers l'espace, c'est à la fois renvoyer Rome à son antiquité, restaurer de la discontinuité dans l'histoire et réévaluer la matrice ecclésiale des formes modernes de la souveraineté territoriale.
Résumé : La dynastie capétienne ne se confond pas avec "la naissance de la France". Sans doute le royaume de Francie occidentale puis de France devient-il une entité politique qui ne se partage plus, mais le souverain continue de se nommer roi "des Francs". Si la monarchie construit et élargit méthodiquement son domaine, le sentiment d'une unité française n'existe pas encore. Soucieux d'échapper à toute téléologie dynastique ou nationale, ce livre accorde une grande attention aux singularités régionales. Les siècles de la féodalité, longtemps décrits comme des siècles de fer, correspondent en réalité au moment du "décollage" européen. Les acquis des recherches historiques récentes, y compris archéologiques, conduisent à réexaminer le regroupement des populations et la "naissance du village", l'instauration de la seigneurie châtelaine, le rôle des réformes monastiques ou l'épanouissement de l'art roman et gothique. Florian Mazel remet ici en question la thèse d'une "mutation féodale" rapide et brutale autour de l'an mil au profit d'une appréciation plus nuancée des évolutions.
Durant plus de 130 ans de présence française, de 1830 à 1962, colons et Algériens se sont côtoyés, croisés, affrontés, haïs, aimés... Durant plus de 130 ans, ils ont vécu sur la même terre et été les acteurs volontaires ou désignés de la domination coloniale. Draria, aujourd'hui faubourg d'Alger, a été l'une des premières implantations françaises. En une dizaine d'années à peine, ce hameau agricole s'est peuplé de familles de paysans et d'artisans venus de France ou d'Europe. Les nouveaux arrivants ont pris possession des lieux et établi les règles d'une coexistence qui s'est achevée avec la guerre d'indépendance de l'Algérie. Colette Zytnicki se penche sur un siècle de vies partagées dans le village de Draria. Elle suit, génération après génération, l'histoire quotidienne des familles de colons et d'" indigènes ". Elle révèle les bouleversements les plus profonds et les histoires banales ou hors du commun qui dessinent les contours de la vie d'un village à l'heure coloniale.
Nous le savons tous plus ou moins : l'état de notre cerveau influe grandement sur celui de notre corps. Mais nous l'ignorons peut-être : l'état même de notre esprit et de nos pensées, si nous sommes heureux et détendus par exemple, modifie le fonctionnement et la structure du cerveau, dans un sens bénéfique à la santé. C'est ce que révèlent les scientifiques qui commencent à comprendre les mécanismes d'une nouvelle médecine. Hypnose, acupuncture, remédiation cognitive, neurofeedback, EMDR, Qi-Gong, musicothérapie, entre autres, se développent dans les services de soins. Leurs applications sont multiples : guérir d'un traumatisme psychique, atténuer une douleur chronique, traiter l'anxiété, l'épilepsie, l'hyperactivité, éviter les effets secondaires des médicaments, limiter les maladies cardiaques? Il ne s'agit pas seulement de soigner, mais aussi de prévenir. Méditer, se relaxer, penser positivement, améliorer son mode de vie, tout cela fait du bien, au cerveau et au corps, et évite de tomber malade. En prenant en considération ce lien " corps-esprit ", nous pouvons tous devenir acteurs de notre bien-être et de notre santé. Publié sous la direction de deux spécialistes reconnus, ce livre est un recueil d'articles parus dans la revue "Cerveau & Psycho". Il a le mérite d'apporter des explications scientifiques à des pratiques qui connaissent un regain d'intérêt auprès du public et du corps médical.
Résumé : Vérifiez bien vos poches ? vous avez pris votre portefeuille ? Vos clés ? Votre téléphone ? Alors c'est parti pour une petite excursion dans le cosmos... Mais n'oubliez pas le guide ! Quelle est la nature de l'espace et du temps ? Quelle place occupons-nous dans l'univers ? D'où viennent la matière et le vivant ? Il n'est de meilleure voix pour répondre à ces questions fascinantes que celle du plus célèbre des astrophysiciens, Neil deGrasse Tyson. Dans son style caractéristique, mélange d'érudition, d'humour et d'intelligence, le scientifique de renommée mondiale, star des médias et d'internet, sait mettre à la portée du plus grand nombre l'essentiel des grands mystères du cosmos, du Big Bang aux trous noirs, des quarks à la mécanique quantique, de la traque des exoplanètes à la recherche de la vie ailleurs. Que ce soit en dissertant sur la rotondité des objets célestes, en digressant sur la " coolitude " du tableau périodique des éléments ou en nous invitant à lever la tête pour admirer l'immensité de l'univers, son enthousiasme irrésistible et communicatif rend accessible à tous les principes les plus compliqués de l'astrophysique. Un livre indispensable pour acquérir le b.a.-ba de toutes les découvertes qui fondent notre compréhension actuelle de l'univers.
La classification moderne, dite phylogénétique, est fondée sur la recherche de parentés entre espèces, exauçant ainsi le voeu ancien de Darwin que toute classification naturelle doit refléter une généalogie. Comme le tome 1 (4e édition publiée en 2016), dont il est le complément indispensable, ce tome 2 de la Classification phylogénétique du vivant est une incursion dans l'arbre de la vie. Cette 4e édition a été entièrement remaniée pour tenir compte des découvertes les plus récentes. L'organisation de l'ouvrage est la même dans les 2 tomes : chaque branche de l'arbre est un groupe comprenant un ancêtre hypothétique et tous ses descendants. On trouvera pour chaque groupe les arguments de la classification (les innovations évolutives léguées par son ancêtre) et bien d'autres renseignements (nombre d'espèces, plus ancien fossile connu du groupe, etc.). Ce tome 2 est consacré aux animaux (métazoaires) et comporte les arbres suivants : 1 3 . Métazoai re s, 1 4 . C n i d a i re s , 1 5 . P rotostomi ens, 16. Mol l usques, 1 7 . Euarthropodes, 1 8 . H exapodes, 1 9 . E umétabol es, 20. Deutérostomiens, 21. Echinodermes, 22. Sarcoptérygiens, 2 3 . Mammifères, 2 4 . P ri ma te s, 2 5 . S quamates, 2 6 . Oi s e a u x , 2 7 . Actinoptérygiens, 28. Téléostéens.