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Nocturne
Mayenburg Marius von ; Muhleisen Laurent
L ARCHE
13,50 €
Épuisé
EAN :9782381980751
A la mort de leur père, Nicole et Philipp se retrouvent pour vider la maison familiale. Dans le grenier, ils découvrent un tableau signé "A. Hitler". Quand une experte en art nazi arrive pour attester de l'authenticité de l'oeuvre, la famille se divise. L'effroi de Judith, horrifiée qu'ils puissent spéculer sur une telle oeuvre, tranche avec les arrangements du reste de la famille qui se réjouit de cette source d'argent inespérée. Au fil d'échanges acerbes sur le legs du nazisme, se rejoue l'implacable question de la conscience allemande après-guerre, de l'indélébile "sentiment de culpabilité" au déni, en passant par les résurgences terrifiantes d'un antisémitisme latent. Une pièce au vitriol sur la conscience de l'Histoire, mettant en perspective ce "passé qui ne passe pas", à une époque où l'expression d'Ernst Nolte se fait si prégnante.
Mayenburg Marius von ; Muhleisen Laurent ; Paul-Ha
Benjamin, héros de Martyr, est un adolescent qui ne jure que par les Écritures Saintes. La crise mystique qu il traverse vient rapidement influer sur le quotidien du lycée: par les questions qu il soulève, Benjamin révèle les failles de tout un système d éducation, qu il soit familial, scolaire ou même théologique. Les adultes sont vite dépassés par sa force de conviction. Seule sa professeur de biologie tente de le raisonner en l emmenant sur son propre terrain: celui de sa lecture de la Bible. Dans un décor réaliste mais porteur d inquiétude, Marius von Mayenburg nous interroge sur la révolte à l adolescence et sur le fanatisme religieux où la parole est le moteur le plus puissant. Dans Cible mouvante, lorsqu une fille de dix ans disparaît mystérieusement, tout le monde ses voisins, ses propres parents, les autorités la soupçonnent de participer à une conjuration terroriste. Dans une société où l angoisse mène au délire sécuritaire, les adultes voient dans chaque enfant un ennemi de l ordre et du confort établis. Le sens moral de la collectivité est alors mis à rude épreuve.
Tandis que le new british theatre, celui de Sarah Kane, de Harrower et de Ravenhill, est issu de l'ère Thatcher, de la dureté du changement que la société britannique a dû opérer dans les années quatre-vingt, la nouvelle scène allemande est indéniablement liée au flegme politique qui s'était installé à l'Ouest à cette époque et à la confrontation brutale avec l'Est après la chute du Mur. Il est peu étonnant que la virulence des résultats soit comparable. Les explosions qui retentissent alors sont donc très violentes aussi. En revanche, le style du théâtre anglais, sa préférence pour un théâtre réaliste et psychologique, est très différent du théâtre allemand qui n'a jamais nié sa parenté avec la littérature. Chez Mayenburg, les personnages sont souvent jeunes mais leur comportement n'en est pas moins bizarre. Ils n'ont rien de bon et semblent être suspendus dans un noman's land entre ciel et terre. Des égoïstes qui se haïssent eux-mêmes. Ils fabriquent des bombes artisanales sans appartenir à un mouvement clandestin. Leurs pulsions incestueuses exigent des victimes. Ils sont impotents ou attachés à un fauteuil roulant. L'auteur coupe un morceau de la réalité et le présente tel quel, sans l'étayer d'un projet politique ou social. Contre toute attente, leur langage n'est pas cru ou sans délicatesse ; il est loin d'un assemblage de propos orduriers. Marius von Mayenburg est né en 1972 à Munich. Après le bac, il entame des études d'ancien allemand. A partir de 1994, il suit des cours d'écriture dramatique à l'Ecole des Beaux-Arts de Berlin. Pour Visage de feu, il obtient en 1998 le prestigieux prix Kleist. Il est conseiller artistique de Thomas Ostermeier, directeur de la Schaubühne à Berlin qui a créé non seulement Visage de feu mais également Parasites, sa dernière pièce. Visage de feu sera mis en scène par Alain Françon au Théâtre de la Colline. La première aura lieu le 10 mai.
Aménagé pour Jean-Baptiste Colbert, puissant ministre du roi Louis XIV, par les meilleurs artistes du Grand Siècle, le domaine de Sceaux a connu bien des vicissitudes. Plusieurs fois menacé de disparition, il conserve des témoignages importants de l'architecture de la seconde moitié du XVIIe siècle : l'entrée d'honneur, les écuries, le pavillon de l'Aurore et l'orangerie, savamment insérés dans les vastes perspectives dessinées par André Le Nôtre. Le château, détruit après la Révolution, a été rebâti sous le Second Empire ; il abrite, depuis 1937, le musée de l'Ile-de-France.
1935: une famille juive doit vendre sa maison de Dresde. La vente ne portera bonheur à personne. Les systèmes politiques changent au cours des années, les habitants aussi. Les nouveaux propriétaires fuient le régime communiste de la RDA pour se refugier à l Ouest. La pièce retrace les lignes de vie qui s entrecroisent dans la maison jusqu aux années quatre-vingt-dix. La chute du mur Dresde est située à l Est provoque une dernière péripétie car la famille revient de l Ouest. La lumière tombe enfin sur un tissu de mensonges et de demi-vérités savamment entretenu par tous pour cacher les vraies responsabilités des occupants successifs de la maison. Marius von Mayenburg est né en 1972. Après des études à Munich, il rejoint d abord Thomas Ostermeier à la « Baracke » du Deutsches Theater puis devient par la suite son conseiller littéraire à la Schaubühne.
Olivier Aurélie ; Delaume Chloé ; Chiambretto Soni
21 grands noms de la scène poétique francophone se racontent. Ces lettres racontent leur parcours, leur intimité, leur place dans la société des lettres. Dans ces billets, mots d'humeur, mots d'ordre pour un nouvel ordre du monde, elles prennent le contre-pied d'un lyrisme classique. La femme n'est pas (seulement) Muse, mais Poète, Musicienne, Inspiratrice, Agente de son propre désir. Poésie verticale et adressée, ces lettres racontent les combats, les dialogues et les rencontres qui font de l'écriture une matière politique. Une chair à vif, une matière spirituelle inflammable, une sensualité sans contraintes. Dotées d'une virulence poétique radicale et troublante, ces lettres racontent une soif de partage, un désir de transmission, un rêve de l'autre, l'histoire d'une reconquête de soi. s.
Résumé : Deux épopées de l'intime sur la force vive du souvenir et l'ordinaire des jours. Dans 21 rue des Sources, deux revenants s'amusent et philosophent dans la maison familiale abandonnée. On rit. On se souvient. Tout se détraque dans L'Arbre après une terrible tempête. Gaby et Linette traînent leur amour comme un mal en patience. On se blesse. On ne sait pas aimer. Aurait-il fallu ne pas couper l'Arbre ?
Malgré l'image d'ermite qu'il s'est forgée ou qu'on lui a faite, Thomas Bernhard a participé activement à la vie sociale de l'Autriche et de l'Allemagne. A partir des années 80, il a adressé à des journaux des textes provocateurs, des "dramuscules" traitant de la xénophobie, du racisme et de la haine de l'autre dans la société d'aujourd'hui.
Fo Dario ; Cecchinato Toni ; Colchat Nicole ; Rame
Le nouveau dirigeant est arrivé et il nous a dit : "Bravo, vous avez bien fait de désobéir la dernière fois à l'autre dirigeant, qui après tout n'était qu'un révisionniste, un contre-révolutionnaire Vous avez bien fait ! Il faut toujours avoir les tigres avec soi quand l'ennemi est là. Mais à partir de maintenant, ce n'est plus nécessaire. L'ennemi est en fuite... Ramenez immédiatement les tigres dans la forêt." "Comment, encore ?" "Obéir au parti !" "Question de dialectique ?" "Evidemment !" "Bon, suffit !"