Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
COURBET, L'ENTERREMENT A ORNANS. Un tombeau pour la République
Mayaud Jean-Luc
INDES SAVANTES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782910828165
L'Enterrement à Ornans est généralement présenté comme " les colonnes d'Hercule du Réalisme ". Dès sa présentation au Salon de 1850-1851, il fut l'objet d'une violente polémique et son auteur fut accusé de peindre " le laid ", " le trivial ", " l'ignoble ". La forte personnalité du " maître d'Ornans ", les engagements politiques qui lui ont été prêtés - notamment pendant la Commune de 1871 - et sa mort en exil en 1877 ont contribué pendant plus d'un siècle à une lecture univoque de l'Enterrement: manifeste réaliste, il ne pouvait que représenter le petit peuple paysan... L'application des méthodes de la prosopographie historique aux figurants de l'Enterrement, le recours aux documents originaux - innombrables comptes rendus de presse, correspondances... - et la prise en compte des travaux les plus récents sur Courbet et son ?uvre permettent de proposer une relecture du tableau aujourd'hui installé au Musée d'Orsay à Paris.
Terre de légendes et de génies où les bergers nomades se mêlent aux cultivateurs sédentaires, pays rêvé des grands explorateurs fascinés par la ville mythique de Tombouctou, le Mali est aussi une terre d'aventure encore préservée du tourisme de masse.Berceau des grandes civilisations de l'Afrique de l'Ouest, le Mali joue de l'étonnante diversité de ses paysages et de la richesse culturelle de ses peuples: des sables dorés du Sahara sillonnés par les Touaregs aux eaux calmes du lac Debo, des paysages verdoyants baignés par les fleuves Niger ou Sénégal aux failles escarpées de la falaise de Bandiagara habitée par les fabuleux Dogon... autant de territoires à parcourir, autant de peuples à rencontrer. Aujourd'hui, ce sont des musiciens tels que Salif Keita ou Habib Koité qui sont devenus les véritables ambassadeurs du Mali.
L'agriculture se réduit-elle à une application, plus ou moins rapide et réussie, des préceptes de la science? Comment les rapports entre recherche, pratiques agricoles et société se sont-ils transformés depuis un siècle? Par quelles méthodes l'historien peut-il mettre au jour la pluralité des "modernisations" possibles de l'agriculture à chaque période, là où bien des acteurs avaient endossé un modèle unique de "progrès"? Cet ouvrage tente de répondre à ces questions en regroupant des spécialistes d'histoire rurale et des spécialistes d'histoire des sciences autour d'une nouvelle histoire des savoirs agronomiques. Analysant les modes de production, de circulation, de standardisation des connaissances scientifiques et des innovations techniques, l'ouvrage nous transporte des crises alimentaires de la fin du XIXe siècle à celles de la fin du XXe siècle, des imaginaires politico-scientifiques "modernisateurs" du Journal d'agriculture pratique sous la Seconde République à celui du productivisme d'après la Seconde Guerre mondiale, de l'Institut des recherches agronomiques de 1921 à l'Inra de 1946, de Pasteur aux OGM.
Plus de deux siècles après, l'idée folle de reconstruire à l'identique l'illustre frégate l'Hermione se réalise. L'Angoumois et le Périgord renouent ainsi avec l'époque glorieuse où les canons de la Marine, faits du fer, du bois et des eaux du haut bassin versant de la Charente, rejoignaient au fil du fleuve l'arsenal de Rochefort. Histoire passionnante que celle-ci, elle fait renaître des pans entiers d'une tradition locale trop oubliée qui a pourtant marqué ces provinces de son empreinte et structure aujourd'hui encore nombre de leurs paysages. C'est aussi l'histoire de ces canons qui, des côtes américaines à celles des Indes, vont faire trembler la flotte anglaise. Une véritable épopée où se croisent les destins du marquis de La Fayette, de George Washington et de ces glorieux marins que sont Latouche-Tréville à Rochefort ou Suffren à Toulon. Ce livre, parfaitement documenté et illustré, est le résultat de plusieurs années de recherches et de reconstitutions historiques menées par un groupe issu de la " Route des tonneaux et des canons ", en liaison avec l'association " Hermione-La Fayette ". C'est avec fougue qu'il raconte une prodigieuse aventure humaine où son lecteur devient le compagnon de ces hommes de haute race ou d'humble condition qui tous participent à une vaste entreprise : redonner son rang à la marine française et par là-même, grâce à ses " canons de la Liberté ", participer à la première victoire des Droits de l'Homme.
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.
Quatre années dans l'enfer : d'Artois en Champagne, de Verdun à la Somme, du Chemin des Dames aux derniers assauts allemands, une telle présence fait du médecin charentais Frédéric Massonnet un précieux témoin de l'indicible, lui qui fut chargé avec son "ambulance" d'évacuer blessés et morts-vivants des champs de bataille. Militaires apeurés ou excités-épileptiques, médecins orgueilleux ou loqueteux, état-major aux ordres inopérables, en passant par ses propres camarades, aumôniers au sacré caractère, soldats passifs et abrutis, le témoignage de l'aide-major Massonnet n'épargne personne. Pas de gloire ni de louange aux troupes, c'est ce qui fait de ce récit unique un manifeste contre la guerre car il existe peu d'écrits de poilus qui, à chaud, ont partagé ce point de vue, emportés qu'ils étaient dans la frénésie de l'engagement au "combat juste".