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Au nom de la terre. Agrarisme et agrariens en France et en Europe, du 19e siècle à nos jours
Mayaud Jean-Luc ; Cornu Pierre
INDES SAVANTES
27,00 €
Épuisé
EAN :9782910828448
En 1999 se tenait à Lyon, à l'invitation de l'Association des ruralistes français, un important colloque européen sur l'héritage scientifique, à trente ans de distance, des Agrariens français de Méline à Pisani, ouvrage de l'historien Pierre Barrai. En la présence de l'auteur, ce sont plus de trente chercheurs de toutes les disciplines intéressées au " rural " - historiens, sociologues, politistes, géographes, ethnologues - qui se sont penchés sur la genèse sociale, la dynamique politique, la rationalité économique et les métamorphoses successives de l'agrarisme et des représentations qui l'actualisent. C'est un patient travail de collecte et d'édition, mais également de mise en perspective historiographique et critique des interventions à ce colloque et de la bibliographie et des méthodologies mobilisées, que Pierre Cornu et Jean-Luc Mayaud proposent dans ce volume. Une mise en perspective qui s'intéresse tour à tour au rôle de l'agrarisme dans la construction des identités nationales, à son importance dans la dynamique de développement rural contemporaine, aux formes complexes de son instrumentalisation sociale et politique, à sa puissance symbolique éprouvée, et enfin aux formes les plus récentes de sa réinvention, dans la mobilisation de la " question environnementale ". Où il apparaît que, si le paradigme agrarien demande à être finement contextualisé pour révéler sa contribution ambiguë à la production de la modernité, il convient également d'en interroger l'influence dans la production des sciences sociales elles-mêmes, et la définition du " fait rural " que, consciemment ou non, celles-ci contribuent à légitimer.
La nouvelle question d'histoire contemporaine inscrite aux programmes de l'Agrégation et du Capes d'histoire-géographie (2006-2007) a provoqué, entre autres, l'organisation d'un colloque international à Lyon, en novembre 2005. Le Laboratoire d'études rurales de l'Université Lyon 2 a ainsi mobilisé une partie de ses chercheurs et de ses partenaires scientifiques européens, tous éminents spécialistes, afin de contribuer à la réflexion des candidats et de tous les amateurs d'histoire qui souhaitent dépasser les clichés trop souvent repris au sujet du monde rural. Les communications rassemblées, tout en répondant globalement au champ de la question proposée, s'affranchissent de ses limites chronologiques, géographiques et thématiques chaque fois que les auteurs l'ont jugé nécessaire. Elles proposent donc un bilan historiographique renouvelé et des pistes de recherches stimulantes. Le volume est construit en quatre parties qui font la part du rural -développement régional, changement social et innovation agricole et industrielle -, celle des élites- médiations et organisations -, celle de l'Etat- acculturation et modernisation - et celle du politique et du symbolique - représentations, légitimations, instrumentalisations. Biographie de l'auteur Jean-Luc Mayaud, professeur d'histoire contemporaine à l'Université Lyon 2, directeur du Laboratoire d'études rurales et rédacteur en chef de la revue Ruralia et Lutz Raphael, professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Trèves, ont dirigé cet ouvrage.
L'Enterrement à Ornans est généralement présenté comme "? les colonnes d'Hercule du Réalisme ? ". Dès sa présentation au Salon de 1850-1851, il fut l'objet d'une violente polémique et son auteur fut accusé de peindre "? le laid ? ", "? le trivial ? ", "? l'ignoble ? ". La forte personnalité du "? maître d'Ornans ? ", les engagements politiques qui lui ont été prêtés - notamment pendant la Commune de 1871 - et sa mort en exil en 1877 ont contribué pendant plus d'un siècle à une lecture univoque de l'Enterrement ? : manifeste réaliste, il ne pouvait que représenter le petit peuple paysan... L'application des méthodes de la prosopographie historique aux figurants de l'Enterre-ment, le recours aux documents originaux - innombrables comptes rendus de presse, correspondances... - et la prise en compte des travaux les plus récents sur Courbet et son oeuvre permettent de proposer une relecture du tableau aujourd'hui installé au Musée d'Orsay à Paris.
Terre de légendes et de génies où les bergers nomades se mêlent aux cultivateurs sédentaires, pays rêvé des grands explorateurs fascinés par la ville mythique de Tombouctou, le Mali est aussi une terre d'aventure encore préservée du tourisme de masse.Berceau des grandes civilisations de l'Afrique de l'Ouest, le Mali joue de l'étonnante diversité de ses paysages et de la richesse culturelle de ses peuples: des sables dorés du Sahara sillonnés par les Touaregs aux eaux calmes du lac Debo, des paysages verdoyants baignés par les fleuves Niger ou Sénégal aux failles escarpées de la falaise de Bandiagara habitée par les fabuleux Dogon... autant de territoires à parcourir, autant de peuples à rencontrer. Aujourd'hui, ce sont des musiciens tels que Salif Keita ou Habib Koité qui sont devenus les véritables ambassadeurs du Mali.
Biographie de l'auteur Cet inédit est présenté et annoté par deux historiens genevois, Dieter et Heidi Gembicki ; ils en tirent une analyse qui éclaire de façon lumineuse le voyage du frère Fries, tout en le resituant dans l histoire intellectuelle et religieuse de l Europe. Originaire de Hambourg, Dieter Gembicki a suivi des études d histoire à Francfort, parachevées à Genève avec une thèse dans le domaine de l historiographie française. Spécialiste du XVIIIe siècle, il aborde des sujets tels que Voltaire historien, la terminologie des Lumières et lors d'une année sabbatique passée en Pennsylvanie, il rédige une étude sur les frères moraves. Depuis il publie des recherches sur ce mouvement piétiste qui révèle un aspect extrêmement vivant du siècle des Lumières. Heidi Gembicki-Achtnich, historienne elle aussi, est issue d une famille de tradition morave, et a été déléguée au synode européen de l Unité des frères. Les deux chercheurs ont pu profiter de leurs compétences linguistiques et paléographiques et de leurs réseaux pour mener à bien l édition d une source qui, à plusieurs égards, posait des défis.
Biographie de l'auteur Pierre-Henri Simon (1903-1972), membre de l Académie française, est l écrivain le plus pénétrant auquel les Charentes ont donné naissance. Il réussit là un roman d une intense vigueur, qui marie la modernité à la raison classique. Il s y montre ici d une clairvoyance extrême sur ce qui fonde toute vie intelligemment conduite : le tiraillement entre un humanisme jamais assez conciliant et sa nécessaire mise en doute.
Plus de deux siècles après, l'idée folle de reconstruire à l'identique l'illustre frégate l'Hermione se réalise. L'Angoumois et le Périgord renouent ainsi avec l'époque glorieuse où les canons de la Marine, faits du fer, du bois et des eaux du haut bassin versant de la Charente, rejoignaient au fil du fleuve l'arsenal de Rochefort. Histoire passionnante que celle-ci, elle fait renaître des pans entiers d'une tradition locale trop oubliée qui a pourtant marqué ces provinces de son empreinte et structure aujourd'hui encore nombre de leurs paysages. C'est aussi l'histoire de ces canons qui, des côtes américaines à celles des Indes, vont faire trembler la flotte anglaise. Une véritable épopée où se croisent les destins du marquis de La Fayette, de George Washington et de ces glorieux marins que sont Latouche-Tréville à Rochefort ou Suffren à Toulon. Ce livre, parfaitement documenté et illustré, est le résultat de plusieurs années de recherches et de reconstitutions historiques menées par un groupe issu de la " Route des tonneaux et des canons ", en liaison avec l'association " Hermione-La Fayette ". C'est avec fougue qu'il raconte une prodigieuse aventure humaine où son lecteur devient le compagnon de ces hommes de haute race ou d'humble condition qui tous participent à une vaste entreprise : redonner son rang à la marine française et par là-même, grâce à ses " canons de la Liberté ", participer à la première victoire des Droits de l'Homme.