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La tyrannie du silence. J'étais carmélite, et un prêtre m'a violée
Maximova Claire
CHERCHE MIDI
17,00 €
Épuisé
EAN :9782749160986
Alors qu'elle a 16 ans, en Ukraine, la vocation de Claire lui apparaît : sa vie est à Dieu. Quelques années plus tard, elle entre au Carmel en France, avec le désir d'y trouver le silence sonore de la contemplation. Idéaliste, elle doit affronter la réalité d'une communauté vieillissante, dans un monastère insalubre. Elle va tomber, comme dans un puits noir, dans le silence oppressant de l'isolement. Peu après ses voeux solennels, un carme devient son frère spirituel. Une relation de confiance se noue, dont le prêtre va se servir : l'accompagnement s'étend jusqu'à devenir une mainmise qui culmine avec les abus physiques. Claire se décide finalement à parler - sans se douter qu'elle se heurtera, là encore, à un silence funeste : ses signalements seront étouffés. Malgré tout, elle avance, change de vie et alerte le procureur de la République ainsi que les instances ecclésiastiques supérieures. Dans ce récit poignant, elle met enfin des mots sur la double emprise qu'elle a subie et entrouvre les portes du Carmel, lieu secret s'il en est. Si, jusqu'à maintenant, les abus spirituels et sexuels étaient associés aux déviances des communautés dites nouvelles, cette fois-ci, la question se pose dans un ordre aussi ancien et prestigieux que le Carmel.
Bakounine Michel ; Lesourd Etienne ; Maximov Grego
Révolutionnaire obstiné, conspirateur d'instinct, orateur infatigable, Michel Bakounine avait souvent mieux à faire que de composer des traités. D'où, parfois, le caractère décousu de ses textes, écrits à la diable ce qu'on pardonnera à un athée tel que lui. Pourtant, ils ne méritent pas l'oubli dans lequel ils sont tombés. Pour réhabiliter son ?uvre écrite, Etienne Lesourd, s'inspirant de la compilation qu'avait faite l'anarchiste russe G. P. Maximov en anglais dans les années 1950, a restitué les textes dans leur français originel puisque, on ne le sait pas toujours, "le géant moscovite" écrivait le plus souvent dans cette langue. L'ensemble constitue un exposé systématique de ses idées sur le matérialisme, l'Etat, le capital, les coopératives, la question nationale et, bien sûr, le socialisme libertaire, seul capable à ses yeux de contrer les menaces dictatoriales qu'il discernait dans le marxisme, et cela malgré l'estime dans laquelle il tenait les travaux de l'auteur du Capital.
Adieu à qui ? A l'enfant que Vlad Samsonov a été, adieu aux siens, morts ou expatriés qu'il a perdus. Adieu de nulle part ou de partout, comme on voudra : c'est un adieu clamé sur le ton prophétique durant des années par le jeune Maximov dans ce roman-ci, entièrement autobiographique. Ballotté entre des parents mal accordés dans un pays en guerre, livré aux tourments du stalinisme et aux désordres de l'exode, commettant de menus larcins qui le mèneront de prison en prison à travers la Russie, la Sibérie, le Caucase, l'Asie centrale, un petit truand s'achemine vers sa vocation d'écrivain. Le vaste cadre de ses tribulations, l'infinité des microcosmes qu'il traverse, la rapidité des changements de tableau rendent la lecture de ce livre très attachante et d'autant plus vivante que son langage recouvre une vaste palette passant par le parler des campagnes, le jardin des prisons et la langue propre de l'auteur, très belle.
Résumé : De Berlin aux îles Kouriles, de la collectivisation de 1930 aux répressions de l'après-guerre, nous suivons les héros du dernier roman de Vladimir Maximov à travers les convulsions qui secouent la Russie. Maximov mêle tous les genres, de la blague que l'on se raconte entre amis à la Bible ; tous les styles, de l'argot des camps à l'encyclopédie ; tous les milieux, depuis le Kremlin où nous pénétrons les pensées de Staline, dont l'auteur dresse un portrait saisissant, au buffet de gare où des ivrognes battent à mort un jeune gars. Dans cette fresque riche en événements nous voyons surgir, autour des deux personnages principaux, le juste et le traître - originaires tous deux, comme l'auteur du roman, de la région de Toula, de la Russie centrale, de la Russie profonde -, une multitude de personnages, depuis le Christ jusqu'à Judas. Car il ne faudrait pas voir dans ce livre un roman politico-historique de plus. Même si la trame en est l'histoire de la Russie et les destinées de son peuple, elle s'organise en un contrepoint savant avec la Bible. Et c'est la Bible, soit citée directement, soit reracontée, soit évoquée, qui donne au livre toute sa portée et sa profondeur. Comme tous les grands romans russes, L'arche des non-appelés ne se contente pas de nous raconter une histoire, si passionnante qu'elle soit, mais nous aide à réfléchir sur tous les grands problèmes que nous pose le monde.
Amateurs de révélations, réjouissez-vous ! Adeptes du politiquement correct, abstenez-vous. Jean-Pierre Mocky n'est pas seulement une légende du cinéma français. Inclassable et rebelle, il ressemble aux personnages de ses films. "Langue de bois, connais pas !" Telle est la devise de Mocky l'indomptable, dont la filmographie illustre les révoltes et indignations. Scandales politiques et religieux, crimes sexuels, abus de faiblesse : tirant à vue sur la bien-pensance, il a souvent payé cher son indépendance et son franc-parler. Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, il troque sa caméra contre une plume bien affûtée... et tout le monde y passe ! Famille, amours, réalisateurs, acteurs : la mémoire vive et le verbe haut, il nous livre une savoureuse galerie de portraits, riche en coups de coeur, coups de gueule et coups de sang. Car, s'il a su nouer des amitiés durables dans le métier, sa route est semée de fâcheries d'un soir et de brouilles définitives. Bourvil, de Funès, Delon, Deneuve, Visconti, Chaplin, Serrault, Godard, Eastwood et bien d'autres jalonnent son parcours atypique, pour le meilleur et pour le pire. Qu'importe ! Son amour du cinéma prévaut sur le reste. Après quelque soixante ans de carrière, il tourne plus que jamais et c'est loin d'être terminé. Mais, au fond, qu'est-ce qui fait courir Mocky ? On le découvre au fil de ce récit truculent, sulfureux, drôle et nostalgique où, évoquant sans fard ses blessures de jeunesse, il nous dévoile une autre sensibilité, inattendue.
La joie de vivre d'Henri Salvador n'était pas qu'un ouragan d'éclats de rires! C'était aussi une gouaille, une lucidité sur la vie, la mort, et l'amour des mots, de la chanson, de l'être humain, des femmes et de demain! Un sentimental, pudique et solaire insufflant son légendaire optimisme. A travers ses pensées et répliques, nous découvrons un homme sensible doublé d'un éternel enfant farceur avec ses peines, ses peurs, son bonheur de vivre et de rire de tout et malgré tout. Des amis témoignent de sa fidélité, de sa générosité, de son amour pour la musique et la chanson françaises, de son humour potache et de sa simplicité de fantaisiste crooner. Il tisse ainsi au fil des mots le portrait d'un homme libre pour vivre toutes ses passions.
Alain Chamfort, pour la première fois, se retourne sur son passé, ses aventures -musicales etamoureuses, ses rencontres (Claude François, Serge Gainsbourg, Véronique Sanson, Jane Birkin?),et fait le bilan d'un parcours, pointe ses blessures secrètes, ses regrets. En quelque sorte, il se met à nu dans une anti-biographie élégante où il sonde d'abord ses passions.
Richard Kraft est interne en chirurgie pédiatrique au Carver Hospital, à Los Angeles. Au coeur de cette mégalopole, qui a renoncé à l'idée même de service public, la pression est permanente. Maladie du corps social, maladie du corps physique : tout est sur le point de se défaire, de voler en éclats. Dans cette atmosphère explosive, Richard et sa collègue thérapeute Linda essaient de soigner un groupe d'enfants malades, des enfants qui semblent en savoir plus long qu'eux sur l'âme humaine et recèlent tous des secrets étonnants. A leur contact, la thérapie peut basculer dans l'enquête, et l'Amérique révéler ses failles les plus noires.