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Tu, c'est l'enfance
Maximin Daniel
CARAIBEDITIONS
8,60 €
Épuisé
EAN :9782373111866
Toi, c'était moi, autour du Nous des six frères et soeurs, à l'âge où l'on a plus d'avenir que de souvenirs. Une enfance antillaise édifiée à hauteur de Soufrière, entre catastrophes saisonnières et jouissance de paradis, au passage des quatre épreuves vécues par ton île. Celle du feu avec l'éruption volcanique. Celle de la terre avec le premier grand séisme. L'épreuve des eaux avec le cruel Atlantique porteur d'inhumanité et de tempêtes, mais aussi la mère-Caraïbe accueillante à l'île aux belles-eaux, le nom amérindien de la Guadeloupe. Et l'épreuve de l'air avec le cyclone dévastateur, mais surtout le grand air des musiques de tout l'archipel caraïbe qui t'ont appris à résister, danser, chanter et espérer. Avec les quatre continents : Afrique, Europe, Asie et Amériques, qui composent ton humanité, fructueusement créolisée sur le métier à métisser ton identité.
Au pied de la Soufrière, les tambours et les contes antillais rythment le récit de cinq générations de pères rebelles et de mères héroïques : les affres de l'esclavage, la lutte pour la liberté et l'avenir à construire. Dans le giron d'une nature toujours menaçante, la poésie de Daniel Maximin raconte l'épopée de la Guadeloupe. Né à la Guadeloupe, au pied de la Soufrière, Daniel Maximin est poète, romancier et essayiste. Soufrières, L'Invention des désirades et L'Ile et une nuit sont disponibles en Points. "Un livre riche et pathétique. Toute l'histoire antillaise est là. Que tout finalement s'y retrouve, c'est miracle". Aimé Césaire
Un livre riche et pathétique : trois siècles d'histoire évoqués, des dizaines de légendes, la chronique coloniale, le tragique moderne. Toute l'histoire antillaise est là. Et aussi le folklore. Et aussi la musique. Et aussi le politique, inséparable de l'histoire, et qui contient tout à la fois le passé et, en puissance, l'avenir. Rien d'extérieur. Rien de reconstruit. Une approche par le dedans et non une saga de tête. Que tout finalement s'y retrouve, c'est miracle." Ainsi Aimé Césaire saluait-il la parution, en 1981, de L'Isolé soleil qui devait marquer le renouveau du roman antillais.
Ton île, j'ai su un jour qu'elle n'était pas enracinée, ni fichée en terre, mais qu'elle était bien ancrée. Ancrée on ne voit pas au juste à quoi, ni sous l'eau ni sur terre en tout cas, mais sûrement à ses îles s?urs en archipel, peut-être aussi au feu des volcans sous-marins. Une petite embarcation orpheline de terre et mer, sans cales ni voilures, chargée d'une cargaison de fruits nourris de sèves recomposées. Non pas échouée comme une épave, ni dérivante comme un radeau ivre, non pas tranquille à l'ancre de flaches ou d'anses calmes, ni mollement ballottée à l'espère, ou prisonnière au lasso des tempêtes. Mais solidement ancrée. Ton île, telle une barque dans la tempête, je l'ai sentie brusquement frémir, tanguer, osciller, danser, prête à dérader, brusquement charroyée sur une mer sans eau. Le jour du grand tremblement de terre, celui dont je sens toujours vibrer sous mes pieds le souvenir, dans la maison de notre enfance."
Mi yo ! Voici une cinquantaine d'objets qui permettent une immersion dans la vie d'antan aux Antilles. Il a fallu d'imperceptibles cillements pour que les jours soient autres et, avec eux, les gestes intrinsèquement liés aux objets. Utiles autrefois, ils sont inutilisés aujourd'hui sinon pour décorer les maisons ou compléter la collection des musées. Les nostalgiques et les plus jeunes à la vue brouillée par la brume de la modernité peuvent, ensemble, s'éclairer aux lanternes du souvenir. Mi yo ! Mis en lumière, figés sur le papier, certains objets d'antan sont sauvés de l'oubli. Avec eux, on plonge dans une ambiance folklorique, celle des rues, des cases et des lotos. On imagine la clameur des villes en écoutant résonner un lambi ou le chant du rara de semaine sainte. On redécouvre les pratiques alimentaires : moudre du café, piler des condiments, touiller à l'aide d'un bâton-lélé, boire dans une timbale en fer-blanc... On éprouve la rudesse d'une vie sans eau courante contraignant à utiliser des jarres, cruches, couds ou pots de chambre. On apprécie l'ingénierie des objets tels que la boîte à crabes ou la nasse à ouassous.
Comment l'homme qui a été le premier gouverneur noir de la République, le premier résistant de l'Empire lors du second conflit mondial, a-t-il pu rester si longtemps ignoré du grand public ? Le 14 juin 1940, les Français abasourdis qui assistent impuissants au défilé des Allemands sur les Camps Elysées, sont loin d'imaginer le déluge de fer, de sang et de feu que Hitler va déverser sur toute l'Europe sur un fond de haine raciale absolue avec la collaboration du régime de Vichy. Depuis l'Appel du général de Gaulle le 18 juin 1940, un homme, le gouverneur Félix Eboué, depuis le Tchad, décide de rallier toute l'Afrique-Equatoriale française à la France Libre. Souvent à peine âgés de vingt ans, abandonnant leur famille, ces hommes partiront de toutes les colonies d'Afrique noire, de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Guyane, sans arme, sans argent, mal vêtus et mal nourris, au péril de leur vie pour rendre à la France sa liberté. Fort du soutien de cette armée le gouverneur général Félix Eboué offrira au général de Gaulle et aux alliés anglais et américains une base de départ pour la reconquête du territoire national. Cette armée que Félix Eboué, chef énergique et audacieux constituera depuis Brazzaville, capitale de la France Libre, permettra au général Leclerc de participer à la libération de Paris en 1944 et au général de Lattre de Tassigny d'assurer la victoire finale contre la barbarie nazie. Cette bande dessinée retrace des rives de Guyane au Panthéon le parcours authentique et le destin hors du commun du gouverneur général Félix Eboué.