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Questions à Thalassios. Tome 3 (questions 56 à 65)
MAXIME
CERF
42,00 €
Épuisé
EAN :9782204107655
Les Questions à Thalassios sont l'une des oeuvres les plus importantes de Maxime le Confesseur (580-662). Elles ont sans doute été écrites entre 630 et 634, alors que Maxime, fuyant l'invasion des Perses et des Avars, séjournait en Occident, dans un monastère près de Carthage. A travers une lecture allégorique de quelques passages difficiles de l'Ecriture, Maxime construit toute une anthropologie spirituelle, exigeante et profonde. Sa pensée, nourrie des plus grands auteurs (Origène, Grégoire de Nysse, le Pseudo-Denys), a exercé une grande influence dans l'Orient byzantin, notamment sur Jean Damascène, et aussi dans l'Occident latin, grâce à une traduction faite au IXe siècle par Jean Scot Erigène. Elle fascine aujourd'hui encore nombre de théologiens des différentes Eglises. Avec ce troisième tome s'achève la publication de cette oeuvre majeure qui occupe aussi les n°529 et 554 de la collection.
Maxime Cohen est un essayiste dans le sens le plus Montaigne du mot: un écrivain qui essaie de classer le monde selon ses propres catégories de pensée. Il l?a montré avec ses Promenades sous la lune, saluées par la critique, et le montre à nouveau avec cet Eloge inconditionnel des femmes. Dans ce livre patient, ironique et raffiné, il fait le tour esthétique de son monde dans des chapitres aussi inattendus que les « Petites objections contre le génie » ou la « Satire de la métaphore ».Maxime Cohen ne se contente pas d?être un styliste que l?on pourrait qualifier de néoclassique: il est aussi un délicat observateur - et goûteur - du plaisir, comme on le verra dans « Des Travaux de luxe ». Bref, loin de n?être qu?un érudit, il sait observer la vie, comme encore dans « Des quartiers de Paris », où on le voit philosopher à propos d?une prostituée arpentant le même trottoir depuis vingt-cinq ans. L?Eloge immodéré des femmes (un des plus délicieux moments du livre) est un essai d?une saveur précise, durable et réjouissante.
Biographie de l'auteur J-Cl Larchet, docteur en théologie et en philosophie, est un spécialiste reconnu de Maxime le Confesseur. Il a publié, entre autres ouvrages, aux éditions du Cerf : La Divinisation de l'homme selon Maxime le Confesseur ; Maxime le Confesseur. médiateur entre l'Orient et l'Occident ; Saint Maxime le Confesseur (580-662). F Vinel enseigne la patristique à la Faculté de Théologie catholique de Strasbourg. Elle a déjà publié les Homélies sur l'Ecclésiaste de Grégoire de Nysse dans "Sources chrétiennes" et l'Ecclésiaste dans "la Bible d'Alexandrie".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...