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Lettres
MAXIME
CERF
36,00 €
Épuisé
EAN :9782204055901
Les Lettres du grand théologien byzantin saint Maxime le Confesseur (580-662) ne sont pas des écrits anecdotiques mais font partie de ses oeuvres majeures. Les lettres 12 à 19, en particulier, réfutent l'hérésie monophysite en explicitant la foi proclamée au concile de Chalcédoine et constituent un apport de toute première importance à la christologie orthodoxe et à l'anthropologie chrétienne. La très célèbre lettre 2 sur la charité est comme un résumé de la doctrine spirituelle de Maxime. Ce qui est chez lui un thème de prédilection fait ici l'objet d'un développement qui embrasse la totalité de l'histoire spirituelle de l'homme, de sa création à sa déification, en passant par sa chute originelle et son salut par le Verbe incarné. Le lecteur pourra apprécier également pour leur richesse spirituelle, les lettres 1 (sur la responsabilité du chrétien dans la vie spirituelle), 4 (sur la pénitence), 7 (sur la condition de l'âme et sur ses relations avec le corps après la mort), 10 (une tentative brève mais originale pour définir, dans une perspective chrétienne, la fonction du pouvoir politique) et 24 (sur les fins dernières). Comme toute correspondance, les Lettres nous fournissent aussi un certain nombre de renseignements sur le contexte historique (c'est l'époque particulièrement troublée des premières invasions arabes) et sur leurs destinataires (certains d'entre eux exerçaient des fonctions importantes dans l'Eglise ou à la cour impériale). Elles nous font également mieux connaître la vie et la personnalité de leur auteur, laissant transparaître un spirituel plein d'humilité, d'amour et de sollicitude, et un théologien pénétrant tout entier au service des vérités fondamentales de la foi chrétienne.
Sont ici regroupés vingt-sept petits traités ou lettres du grand théologien byzantin Maxime le Confesseur, rédigés entre 626 et 649. La plupart d'entre eux sont destinés à combattre les hérésies monoénergiste et monothélite qui étaient apparues à cette époque. Saint Maxime y défend la foi de l'Eglise, selon laquelle le Christ possède non seulement une volonté et une énergie divines, mais aussi une volonté et une énergie humaines, le Verbe ne pouvant sauver et diviniser les hommes qu'en assumant leur nature en son intégralité. L'enjeu de ce débat théologique est essentiel, puisqu'il s'agit de préserver la pleine réalité de la nature humaine du Christ d'une part, et du salut et de la divinisation des hommes, d'autre part. Ces développements théologiques, qui rangent saint Maxime parmi les plus grands défenseurs et docteurs de la foi chrétienne, constituent un apport si important à la christologie, qu'ils ont été intégrés, parfois littéralement, dans les définitions de foi du synode du Latran (649) puis du VIe concile œcuménique (Constantinople III). Ces œuvres, dont on a ici la première traduction française intégrale, présentent un grand intérêt également par l'analyse extrêmement fine de l'acte volontaire qui y est développée, et par les considérations approfondies sur l'hypostase et les natures du Christ qui complètent celles des Lettres théologiques (publiées dans la même collection). Les vues, que leur auteur exprime sur la question déjà controversée du Filioque et sur la place et le rôle que les Eglises d'Orient reconnaissaient alors à l'Eglise de Rome, constituent quant à elles des références majeures pour le dialogue œcuménique actuel. Cette traduction suit de très près le texte grec en essayant de restituer la pensée de saint Maxime dans toute sa complexité.
Ce livre est un recueil de "Kephalaia" , sentences groupées par cent, un genre littéraire "apophtegmatique" qui fit fortune parmi les Pères du désert. Ces Centuries s'en distingent toutefois parce qu'elles sont l'oeuvre d'un auteur donné et non pas des compositions de provenance diverse. Maxime a lu les oeuvres des Saints Pères et recueilli des extraits "sur la Charit ? (Grégoire de Nazianze, Origène, le Pseudo-Denys, Evagre ...). A travers les thèmes classiques du combat spirituel ou de la purification en vue de la liberté intérieure, la "charité mystérieuse" est partout présente comme une lumière et une chaleur diffuse pour exprimer une même réalité simple et surnaturelle : l'union de l'âme avec son Dieu.
Biographie de l'auteur J-Cl Larchet, docteur en théologie et en philosophie, est un spécialiste reconnu de Maxime le Confesseur. Il a publié, entre autres ouvrages, aux éditions du Cerf : La Divinisation de l'homme selon Maxime le Confesseur ; Maxime le Confesseur. médiateur entre l'Orient et l'Occident ; Saint Maxime le Confesseur (580-662). F Vinel enseigne la patristique à la Faculté de Théologie catholique de Strasbourg. Elle a déjà publié les Homélies sur l'Ecclésiaste de Grégoire de Nysse dans "Sources chrétiennes" et l'Ecclésiaste dans "la Bible d'Alexandrie".
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones