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L'atelier Michon
Mavrakis Annie
PU VINCENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782379240003
Parfois achevés à son insu, les livres de Pierre Michon peuvent rester longtemps en sursis, tels des tableaux dont l’heure n’est pas venue alors que d’autres, plus récents, sortent de l’atelier. Mais tous – y compris ceux non encore parus – semblent « contemporains « les uns des autres, pans détachés, selon une maturation inégale, du monument invisible de l’OEuvre : déjà-là et à venir ; remise en chantier permanente, dans le doute et la joie, de questions toujours en suspens jusqu’au moment où, selon le mot de Michon, ça marche car le « Roi, dit-il encore, vient quand il veut «. Le labyrinthe où, depuis l’inaugural Vies minuscules (1984), l’écrivain chemine « à l’aveugle « semble ainsi se développer hors du temps, comme sous l’effet d’un secret principe organisateur. S’appuyant sur la longue crise des Onze (2009) dont le dénouement tardif éclaire d’un jour nouveau un parcours singulier, cet essai s’efforce d’interroger la « profonde nécessité non dite « qui opère à tous les niveaux de l’oeuvre de Pierre Michon, du simple motif récurrent à l’architecture d’ensemble.
Le sort de la peinture importe depuis toujours aux écrivains, qui n'ont jamais interrompu leur dialogue avec les tableaux. L'oeuvre des plus grands d'entre eux, de Diderot, de Balzac, de Zola ou de Proust, en témoigne parmi d'autres. Mais depuis le XIXe siècle ce dialogue est devenu problématique car la fiction et la représentation, qui définissaient pour la littérature et la peinture un espace d'échange et de partage, ont été progressivement évacuées des oeuvres plastiques. Pourtant, alors que les peintres s'engageaient dans un processus d'autonomisation toujours plus radical de leur pratique, leurs anciens partenaires au sein de l'ut pictura poesis ont su maintenir vivante l'histoire commune des deux arts ; ils n'ont renoncé ni à ce que la peinture pouvait leur apporter (un mode spécial d'accès au visible, la conscience aussi des limites de leur propre outil), ni au rôle qu'ils pensent avoir à jouer dans l'avenir de la peinture. Ce livre aura atteint son but s'il parvient à faire entendre leur voix, mais aussi celle des écrivains de notre temps qui, s'appuyant notamment sur des artistes intempestifs comme Hopper, Giacometti, Bacon ou Balthus, ont compris que la survie d'une peinture ayant affaire au monde et au sens était nécessaire. D'Artaud à Bonnefoy, de Genet à Leiris, Handke ou Michon, ils nous invitent à reprendre confiance dans l'art. Ecoutons-les car leurs interventions, apparemment dispersées et vagabondes, se répondent et convergent de plus en plus vers un même espoir de voir revenir les peintres au sein de l'espace commun des arts.
Quand il fut bien certain qu'il aurait du mal à dépasser le grade de brigadier-chef, il démissionna de la police. Et il ouvrit immédiatement une agence de détective. Il ressentait désormais un grand soulagement. L'adhésion à la CEE allait bientôt devenir une réalité. Il avait agi avec célérité et surtout de manière prévoyante.
Badiou est le nom oxymorique d'un libéralisme autoritaire, maoïste et moderniste. Il est aussi le nom d'un philosophe non négligeable sur lequel on peut s'appuyer pour combattre les mauvaises causes dans lesquelles il s'est fourvoyé. C'est ce qu'entreprend Kostas Mavrakis en poursuivant son frère ennemi dans les domaines de la politique. de l'esthétique et de la religion. Il étudie ce faisant les grands problèmes étroitement liés entre eux qui se posent à la pensée contemporaine. Comment définir l'art et le non-art qui en tient lieu aujourd'hui ? Peut-on encore envisager une politique volontariste de civilisation permettant au peuple de prendre en main son destin ? Quel serait le rapport d'une telle politique au fondement ultime des valeurs ? En quel sens notre survie en dépend-elle ? Sur tous ces points Kostas Mavrakis ne se contente pas de réfuter méthodiquement les thèses d'Alain Badiou. il propose des voies susceptibles de nous aider à surmonter les contradictions et les apories d'une pensée emblématique du nihilisme (post)moderne.