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La construction d'une conscience nationale au Congo par les musiciens
Mavouba-Sokate Georges
L'HARMATTAN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782343017105
Un grand nombre des musiciens qui avaient largement contribué à la construction d'une conscience nationale au Congo sont morts, malheureusement. C'étaient nos plus grands musiciens, nos anciens, et Dieu sait comment nous honorons nos morts et respectons nos anciens. C'étaient de flamboyants chanteurs à textes, qui avaient vu venir de loin le monde et l'âge de fer d'aujourd'hui. Tout ce qui a été prédit par eux est arrivé ; ils ont inventé un vocabulaire et forgé une mythologie, si bien que le temps, fort heureusement, n'a pu effacer leurs voix ni le son de leurs instruments. Loin de nous l'idée d'opposer ces trouvères d'antan à la jeune génération des musiciens d'aujourd'hui ; nous ne cachons pas notre position d'encenseur des chanteurs à textes d'hier, mais nous apprécions que les jeunes musiciens perpétuent à leur manière l'oeuvre de construction de la conscience nationale au Congo, à la suite des anciens. Ce qui est sûr, c'est que tous les musiciens, jeunes et vieux, doivent savoir qu'ils n'ont que le Congo et la conscience nationale à construire pour que le pays chante et danse dans l'allégresse et qu'il ne chancelle pas comme un homme ivre sous une pluie de feu.
La lumière du soleil brillera toujours et dissipera les ténèbres. Les couleurs vives des toiles de Diane Nina illumineront aussi la contrée. Le peuple, qui pourtant voit et les couleurs vives des tableaux de la jeune peintre et la lumière du soleil, est devenu aveugle. Tant mieux pour lui. Car si ses yeux s'entêtaient à voir toutes ces choses immondes, il s'éloignerait de la vérité pure développée par le thème des ténèbres dans cet hymne à la nuit.
Ela ! Man-maille là ! " retrace l'émeute populaire de décembre 1959 à Fort-de-France, où trois jours durant les masses populaires et à leur tête la jeunesse, firent face au défi du racisme, de l'oppression et de la répression colonialiste. Trois jours d'émeute inoubliables pour le peuple et la jeunesse de la Martinique — qui firent trois morts, plusieurs blessés et de nombreuses arrestations. Trois jours de combats de rues qui marquent un tournant historique dans l'itinéraire de ce qu'il convient d'appeler un peuple colonisé à merci. Cette pièce met en scène la réalité quotidienne du colonialisme persistant, malgré la volonté d'émancipation du peuple martiniquais.
C'est de la bouche de ma mère que se fait la transmission de la connaissance et du sens véritable des cogitations ancestrales. Puisant ses racines dans la nuit des temps, la terre de Kongo, ce grand espace de provinces unies terre de mystères, on invoque et évoque aisément les esprits, les génies de la terre, de l'eau, du feu et de l'air. Un bûcheron du monde physique prend femme dans le monde invisible. Un jeune homme du monde invisible séduit et épouse une vierge du monde physique. Les mondes s'interpénètrent sans se confondre.
Chloé la princesse des marées est une femme qui a enlevé son voile. Elle se présente à nous nue, libre, émancipée et affranchie quand elle passe sur l'avenue des Belles Filles. Elle jaillit de la nappe moirée de l'océan comme de la plume du poète. Elle sait aussi prendre l'apparence d'une vague furieuse cognant les piliers du warf.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.