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Un garibaldien niçois. Fils du Printemps des Peuples, Guiseppe Beghelli : 1847-1877
Mauviel Maurice ; Garibaldi-Jallet Annita
WALLADA
30,00 €
Épuisé
EAN :9782904201356
Le Brigasque oublié Giuseppe Beghelli se battit à dix-neuf ans dans le Trentin et, franchissant clandestinement les Alpes, rejoignit en Bourgogne le Héros des Deux Mondes. Commémoré avec éclat en ce début d'un siècle politiquement tourmenté, le bicentenaire de la naissance de Garibaldi donne enfin actualité à la trajectoire de son jeune compagnon. L'auteur, rendant hommage à l'un des enfants des Alpes-Maritimes qui suivirent le Général sur les champs de bataille, nous invite à découvrir un personnage hors du commun : ardent républicain ayant lutté tout au long de sa courte vie en faveur des libertés, romancier renouant avec la tradition épique de l'ancien Comté de Nice, historien scrupuleux, polémiste de talent. Nous le suivons pas à pas depuis son enfance jusqu'à sa disparition à moins de trente ans, consécutive aux persécutions dont il fut victime, incarcéré à diverses reprises pour ses prises de position dans les journaux qu'il avait fondés ou dirigés. Sa verve, son sens du cocasse et du burlesque étonneront plus d'un lecteur qui en saisira les multiples facettes: bohème émaillée dès l'adolescence d'aventures féminines pleines de fantaisie, burlesque et gravité du récit de sa campagne garibaldienne ; érotisme et modernité esthétique de ses esquisses romanesques où l'on perçoit, parodié, l'écho nostalgique des gloires niçoises d'antan ; désopilantes chroniques médiévales de Tende et de La Brigue. Le Rabelais de la Haute-Roya bouscule conventions et bienséances mais il sait aussi, dans son roman niçois méconnu, faire revivre, en poète délicat, Nice jalouse de ses franchises à la Renaissance, et en exalter les héroïnes. Sur un autre plan, l'ouvrage nous invite à redécouvrir l'identité du Comté au XIXème siècle ainsi que l'histoire des mouvements démocratiques et révolutionnaires européens au lendemain de la chute de la Commune. Alors que Mazzini, Garibaldi, Engels et Bakounine... se livraient à une guerre idéologique sans merci, Beghelli s'efforça de jouer un rôle modérateur. Après sa mort, les historiens, qui ne l'ont pas lu, ont contribué à transmettre de lui une image négative. Grâce à de nombreux documents jusque-là inexploités, Maurice Mauviel révèle les engagements de Beghelli à Turin, Nice, Paris, et il éclaire d'un jour nouveau l'attitude des républicains niçois authentiques après la chute du Second Empire.
Montherlant et Camus ! Le rapprochement peut surprendre, pourtant ils étaient liés par une admiration réciproque ; en rapprochant leurs textes sur l'Algérie, on s'aperçoit que l'on pourrait même confondre les deux auteurs, lorsqu'ils évoquent leur solitude d'anticolonialistes. La longue durée peut-elle apaiser les obsessions postcoloniales de part et d'autre de la Méditerranée ? L'auteur de cet essai, qui a longtemps vécu en Algérie, en est convaincu.
Résumé : L'image du fondateur de la revue Nice Historique et de l'Acadèmia Nissarda, respecté et vénéré par les lettrés et érudits niçois, ne risque pas d'être écornée si l'on veut bien prendre la mesure, non seulement de son étonnante aventure politique, mais d'une ?uvre foisonnante. Celle-ci témoigne d'un engagement sans faille pour la justice sociale, la liberté et les droits humains. À l'heure européenne, alors que l'on peine ici et là à dépasser l'horizon des frontières nationales, à surmonter les anciens réflexes chauvins ou les replis identitaires, l'auteur du Mazzini, apôtre d'un universalisme pourtant fidèle à la patrie originelle, peut être un intercesseur de choix. Les Alpes-Maritimes, région frontalière, développent, aidées par Bruxelles, des projets transnationaux avec le Piémont et la Ligurie voisins. Sappia, précurseur des contacts culturels vrais, profonds, ouvrait la voie de la difficile construction européenne. Sur un autre plan, la découverte de ses textes oubliés permet d'enrichir et de renouveler la lecture des écrits de sa période niçoise, 1898-1906. Leur étude faciliterait la remise en cause des images dont on nous bombarde quotidiennement sur les identités, les racines, l'orientalisme et bien d'autres stéréotypes. Toute l'?uvre de Sappia nous montre que l'identité, loin d'être une substance réifiée, statique, immuable, est au contraire, expression d'un processus dynamique, en perpétuelle transformation. Elle est tissée d'emprunts profonds et de puissants rejets, issue de manipulations complexes, sous la pression du groupe social ou ethnique d'appartenance et de l'idéologie dominante. L'exemple récent des polémiques enflammées qui ont éclaté au sujet des mémoires collectives s'affrontant dans la société française d'aujourd'hui est significatif. En réalité, ces mémoires plurielles font partie de l'individu lui-même qui les vit intimement, de façon harmonieuse ou conflictuelle, puisqu'il est amené à minimiser, nier, censurer, exalter l'une ou l'autre. Comment le personnage, qui masqua souvent et durant cinquante années son véritable moi, a-t-il construit et reconstruit sa propre identité ? L'auteur lève un coin du voile sur ce parcours exceptionnel et appelle la communauté des chercheurs à un plus ambitieux programme. Car, si l'énigmatique silhouette du "Professeur Sappia" ne hante plus les brouillards de Londres, les rues anonymes des cités cosmopolites ou retirées comme à l'écart du monde, elle est loin d'avoir livré tous ses secrets.
Résumé : Labyrinthe algérien s'ouvre par une expérience personnelle fondatrice de l'auteur, dans un village du Sersou steppique algérien où il enseigna. Elle l'incita à rechercher patiemment des hommes ou des femmes qui avaient réussi à tisser, en dépit du contexte colonial inégalitaire et vicié, des rapports chaleureux avec la population et les érudits locaux. La plupart d'entre eux vécurent sur les Hautes-Plaines algériennes négligées par les historiens et pratiquaient la langue arabe. Chemin faisant, ce récit invite à découvrir, à travers des récits, témoignages et textes rares, une Algérie méconnue. L'ouvrage arrache à l'oubli de nombreux Algériens et Algériennes : hardis corsaires de l'époque ottomane, jeunes combattants intrépides faisant face à l'infidèle, femmes héroïques des Hautes-Plaines dont la protestation véhémente demeure ignorée, Seigneurs du Sud admirés ou humiliés par les officiers français ; mais aussi d'autres personnages restés dans l'ombre : condamnés politiques et réfractaires français déportés dans des bagnes, exilés et prisonniers italiens de la Seconde Guerre mondiale... Il souligne le combat d'aventureux Niçois comme Garibaldi, Sappia et Beghelli qui, tous trois, fustigèrent la colonisation.
L'auteur, né dans un hameau du bocage normand, a d'abord été instituteur dans le Sersou steppique algérien avant de revenir après l'Indépendance professer au lycée d'Alger, tout en y préparant une licence de sociologie du Maghreb. Devenant enseignant chercheur avec une thèse sur l'idée de culture et de pluralisme culturel, il est nommé responsable au Rectorat de Paris de la formation des immigrés, puis membre du groupe européen chargé de préparer leur intégration au Conseil de l'Europe. De nombreuses conférences et communications dans des colloques en France et à l'étranger l'amènent enfin à être l'un des initiateurs de ARIC, Association francophone pour la recherche interculturelle. Cet ouvrage est le prolongement des deux précédents : " Montherlant et Camus anticolonialistes" et "Labyrinthe algérien, passé masqué, passé retrouvé". Trois volets de la même Histoire sur des registres différents, celui-ci consacré à l'évocation de deux peintres de la conquête. Pourtant issus de parcours différents, tous deux aimèrent d'emblée le peuple algérien. Ils ouvrent la page de ce que Jean Pélégri qualifiera d' "Algérie chaleureuse sous la coloniale" . Leurs témoignages et leurs oeuvres picturales préfigurent les écrits et poèmes des mal connus George Cherbonneau, Albert Lentin, Joseph Desparmet ou, plus près de nous, Henry de Montherlant et Jacques Berque, comme eux victimes de l'air du temps, et que nous avons précédemment tenté d'arracher à l'oubli. Eugène Fromentin, arrivé à Laghouat six mois après le massacre qui avait endeuillé la ville en décembre 1852, en reçut d'un officier le récit détaillé. Lors de ses séjours à Blida en 1846-47, bien qu'il côtoyât les militaires en patrouille non loin de la ville, il ne les accompagna jamais dans leurs opérations dites de "pacification" . Mais Horace Vernet, seul peintre non officiel ayant assisté à des combats, leur consacra nombre de ses toiles et lithographies. On y trouve plus qu'un écho des vives inquiétudes que l'artiste avait ressenties pendant son séjour en Kabylie en mai 1853, alors que les canons de l'artillerie française tiraient sous ses yeux. Il écrivit alors à son épouse, la nuit venue, alors que le feu s'était interrompu pour quelques heures : "Que faisons-nous ici ? "
Victoria Thérame, née à Marseille dans une famille franco-italienne, écrit depuis l'adolescence. Elle publie à vingt-deux ans chez Julliard son premier roman. Une vingtaine de titres paraissent ensuite, surtout aux Editions des Femmes. Bien accueillie à l'étranger, elle est distinguée par de nombreux prix et traductions. Son style novateur a très vite fait l'objet d'études. Elle mène parallèlement à cette oeuvre un combat social et féministe.
Blondel Robert ; Mingot Josette ; Mingot-Tauran Fr
Recueil de quatre récits, "Celui qui fut le deuxième homme" découvre des trajectoires de vies, telles que pouvaient les connaître hommes et femmes de la classe laborieuse au début du XXe siècle : mineurs, ouvriers, paysans. Et nous percevons, sans que jamais cela nous soit montré de façon explicite, les traces profondes que ces personnes - qui étaient "les siens" , il le revendique - ont laissées chez l'homme qui aujourd'hui nous les fait revivre. Se souvenant de Joseph, son grand-père, l'auteur doit, non seulement relater des faits avérés, mais souvent interpréter, à la lumière de la tendresse qu'il lui voue, des moments de son passé restés inconnus. Car cet homme, garçon de ferme à six ans, puis mineur de fond et confronté à l'horreur des tranchées en 14-18, ne se racontait pas : "Joseph B ne posait pas de questions. On ne lui en posait pas". Plus brièvement sont évoqués Casimir, ce paysan du Velay, "dernier exemplaire d'une certaine race d'hommes, ceux qui vivent heureux de leur travail sur une terre ingrate. Giono aurait su en parler". Et Jenny, que tout le monde appelait Jeanne, qui traversait les épreuves sans perdre le goût de faire plaisir aux autres. Ainsi que Gustou, un voisin dont il lui faudra des années pour tenter de comprendre la déchéance. Raconter des vies, donc écrire des biographies ? Non, car Robert Blondel évite cet écueil qu'est la banalité des récits linéaires ; il choisit de nous faire partager, par petites touches, le côté concret de moments vécus dans l'intimité de ces personnes dont il se souvient avec une émotion discrète et pourtant perceptible. En conservant une écriture exempte de pathos, mais toujours précise.
D'abord Professeur de Cancérologie et chef de service au CHU de Bordeaux, pionnier de la radiothérapie de précision, Michel Caudry a participé à de nombreux colloques et publications médicales. Changeant de vie à la maturité, sa passion pour la mer l'amène à partir en voilier vers les Antilles où il crée une gazette, puis à naviguer en Polynésie. Il y publie articles et ouvrages de genres divers, devient sculpteur de danseuses d'Aparima et participe à la vie culturelle locale. Désormais installé à l'ombre du Mont Ventoux, il redécouvre deux vieux amis : Pétrarque et Saint Augustin. Parallèlement à cette enquête sur Laure, il réalise de la belle inconnue des statues qu'il espère "un minimum présentables".