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Cabinets de curiosités
Mauriès Patrick
GALLIMARD
81,50 €
Épuisé
EAN :9782070117383
Étudier les cabinets de curiosité revient à entrer par effraction dans l'imaginaire européen du XVIe et XVIIe siècles. C'est justement ce que nous fait découvrir Patrick Mauriès grâce à un texte d'une grande pertinence. Les cabinets de curiosités apparaissent à la Renaissance et sont l'attribut naturel de tout roi, de tout prince et de tout homme de culture. Souvent cantonnés à une pièce plus ou moins secrète, ils rassemblaient dans un joyeux désordre mappemonde, objets d'ivoire, fragments d'antique, crânes de singe, dents de géant, cornes de licorne, poudre de momie, objets énigmatiques, aberrations de la nature& Ces rassemblements hétéroclites répondaient à la soif de connaissance et à l'extrême curiosité des hommes de la Renaissance. L'intrusion de la rationalité et le début des sciences au XVIIIe siècle allaient naturellement déconsidérer ces musées extraordinaires. L'auteur raconte avec mille anecdotes cette évolution. Surtout, il agrémente son discours d'un ensemble de documents (gravures, peintures, croquis) qui montre ce qu'étaient effectivement ces étranges endroits. Dans la deuxième partie de son ouvrage, Patrick Mauriès démontre comment et pourquoi les cabinets de curiosité sont soudain revenus à la mode, notamment sous l'impulsion des surréalistes, hommes fascinés par les collages visuels et par toute évocation du merveilleux. Là encore, l'auteur réussit l'exploit de rassembler plusieurs photographies rares de ces mises en scène hétérogènes. La fin de ce livre permet aussi de saisir comment depuis quelques années, les cabinets de curiosités sont devenus la nouvelle grande tendance de la décoration internationale. --Damien Sausset
Résumé : De sa toute première collection, en 1962, jusqu'à la dernière, en 2002, Yves Saint Laurent a conçu des accessoires uniques pour parer ses tenues haute couture. Yves Saint Laurent : La Folie de l'accessoire est le premier ouvrage à mettre en lumière les superbes bijoux, chapeaux, chaussures et sacs à main qui ont sublimé les créations mythiques de l'un des plus grands couturiers de notre époque. Le livre inclut les accessoires cultes imaginés par Yves Saint Laurent, comme les escarpins créés pour la robe Mondrian ou les boucles d'oreilles en forme d'oiseaux inspirées par Braque, mais aussi d'autres moins connus, comme des ceintures, des gants ou des parures pour coiffures de mariées. L'ouvrage présente des photographies d'accessoires réalisées tout spécialement et des trésors méconnus comme des croquis originaux, des portraits intimes de Yves Saint Laurent au travail et des Polaroids inédits de mannequins pris lors de la préparation des défilés.
Extraordinaire créatrice de bijoux, qui a travaillé pour Balenciaga, Schiaparelli, les Windsor ou Leonor Fini, parmi tant d'autre, Lina Baretti, disparue en 1994, ne s'adressa qu'à un cercle de happy few, ce qui contribua à son total effacement de la mémoire de la mode. Stupéfiants d'invention et de beauté formelle, ses bijoux se distinguent par le choix résolu de matériaux " pauvres " - liège, mica, velours " sabres ", cannetille, perles - et par un esprit proche de celui de Fulco di Verdura ou de Jean Seldumberger. Les formes naturelles de son enfance en Corse - coquillages élytres de scarabées, ancolies, pommes de pin, écailles de poissons - soutiennent son inspiration tout au long de son trajet. jusque dans les années 70. Précieuses et fragiles, scintillantes et minutieuses, ces découpes de fines feuilles de métal aux surfaces chatoyantes ont la légèreté et la souplesse des vrilles de la vigne. Première monographie consacrée à cette créatrice singulière, ce livre est une véritable révélation, rassemblant ses bijoux et parures les plus remarquables, en même temps qu'il offre un nouvel aperçu sur les cercles artistiques et mondains de l'après-guerre.
Pierre Lesieur est né à Paris le 21 mai 1922. Lorsqu'il n'est pas en voyage dans un de ses lieux de prédilection, il se partage entre ses ateliers de Paris et Saint-Rémy-de-Provence.
Nietzsche a séjourné cinq fois à Nice; lorsqu'il quitte une dernière fois la ville, le 2 avril 1888, c'est pour sombrer quelques mois plus tard dans la folie. A Nice, il retrouve la lumière d'acier, sèche et limpide, l'air "africain", la légèreté diététique, l'alacrité de pensée, les courants alcyoniens. Dans la librairie où il se rend régulièrement pour provoquer le hasard, il lève peut-être la tête du livre qu'il feuillette et croise le regard d'un jeune homme aux yeux clairs, philosophe lui aussi, aux thèmes et à l'écriture souvent étonnamment proches des siens, en qui il pourrait reconnaître son double. De Jean-Marie Guyau, célèbre alors, et destiné à disparaître quelques semaines plus tard, il ne reste plus aujourd'hui que quelques traces dans la mémoire des érudits, et l'ombre pâle d'un penseur fiévreux, trop tôt happé par la mort.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.