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Correspondance, ecrits et entretiens (1875-1937) t2. 2
Maurice Ravel
GALLIMARD
16,00 €
Épuisé
EAN :9782073111067
Si l'oeuvre de Maurice Ravel (1875-1937) est l'une des plus jouées au monde, sa correspondance et ses écrits sur la musique n'en demeurent pas moins méconnus. Epistolier paresseux selon la rumeur, l'auteur du Bolero a pourtant laissé quelque deux mille lettres et cartes, et pas moins de cent quarante-sept écrits, dont notamment vingt-huit articles et quatre-vingts entretiens. Réunis patiemment par Manuel Cornejo pendant plus d'un quart de siècle, ces textes apportent un éclairage indispensable sur la vie et l'oeuvre du compositeur. Concision du propos, sens de l'humour, élégance d'une plume qui ne rechigne pourtant pas à recourir à l'argot... Au fil des pages, c'est dans l'univers de Ravel que nous sommes invités à pénétrer, à peu près comme lorsqu'on passe les portes de sa maison du Belvédère à Montfort-l'Amaury. Ses valeurs et ses convictions, ses doutes et ses espoirs, son perfectionnisme, son amour de la nature et des animaux, ses goûts musicaux mais aussi littéraires - de Poe à Alain-Fournier en passant par Mallarmé - nous sont ainsi révélés à travers une voix dont les phonographes n'ont pas a priori gardé la trace, mais qui ressuscite ici dans toute sa vérité.
La correspondance de Maurice Ravel n'a été jusqu'ici que très partiellement publiée ; on peut s'en étonner en raison de la renommée universelle du musicien mais aussi de l'originalité de son style épistolier : l'ironie, les formules à l'emporte-pièce, l'argot même y sont couramment employés comme autant de masques d'une sensibilité très vive que l'artiste veut cacher. La guerre de 1914 dans laquelle il s'engage, la disparition de sa mère allaient tout à coup mettre à nu le visage de l'homme et du musicien tourmenté, sacrifiant sa vie personnelle à un amour fou de son art mené jusqu'à un point de perfection. Les 350 lettres ici rassemblées par Arbie Orenstein après quelque vingt années de recherche représentent l'essentiel de la correspondance de Ravel ; la plus grande partie en est inédite ; quant à l'édition complète de ses écrits et le large choix d'entretiens retrouvés dans la presse, ils apportent de nombreux renseignements peu connus. Une discographie historique des interprètes ayant approché le musicien complète cet ensemble de documents révélateurs de l'artiste et de son époque.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.