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Chroniques de San Francisco/01/
Maupin Armistead
10 X 18
8,90 €
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EAN :9782264029959
Les seventies sont sur le déclin, mais San Francisco, la fureur au coeur et au corps, vibre encore d'une énergie contestataire. La libération sexuelle est consommée et s'affiche dans les rues aux couleurs d'enseignes et de néons tapageurs. Tout droit venue de Cleveland, Mary Ann Singleton, vingt-cinq ans, emprunte pour la première fois les pentes du "beau volcan". L'innocence pénètre à Sodome et Gomorrhe... Mary Ann choisit de planter son camp au 28 Barbary Lane sur Russian Hill, un refuge pour "les chats errants". Logeuse compréhensive et libérale, Mme Madrigal règne en "matriarche" sur le vieux bâtiment qui abrite une poignée de célibataires : Mona, une rédactrice publicitaire, son colocataire Michael (dit Mouse) chômeur et disciple de "l'amour interdit", le beau Brian Hawkins, un coureur de jupons insatiable et l'énigmatique Norman, un détective privé déguisé en représentant en vitamines. La devise de la maison est empruntée à Tennyson : "Ne perds pas de temps mords le lotus à pleine dents." Autre loi de l'îlot : "Ton voisin est ton ami !" - Que fait-on à San Francisco, en 1976 ? - On drague ! Mary Ann ballade son regard de néophyte sur les-us et coutumes libertines des citadins, auxquelles vont tenter de l'initier ses nouveaux amis. Les endroits à la mode ne sont autres que le "Safeway des rencontres", sorte de supermarché de la drague où l'on peut faire provision d'hommes tous les mercredis ; Les Bains Sutros, dont l'enseigne accueille sans pudeur ses adeptes par une invitation impudique "à l'orgie la plus propre du monde" ; et autres bars "hyper sexuels", tel le "Dance your ass off". Les "Babycakes" de Mme Madrigal, s'ils portent tous le coeur en écharpe, gardent le sens de l'humour. Dans cette ronde des coeurs, ils croiseront au hasard de rencontres tout un monde... et quelques figures hautes en couleurs : Vincent, un bénévole de "SOS écoute" atteint du syndrome "Van Goghien" du portrait à l'oreille coupée depuis que sa "vieille nana" l'a quitté ; Dorothy, un top model devenue noire pour les besoins de son métier ; des membres de la Jet Society également, comme Edgar Alcyon, magnat de la publicité, sa fille DeDe Day ou son mari Beauchamp... "un art consommé du récit, un humour sans équivalent en France, et le romanesque des années 70, quand San Francisco était une ville euphorique et sans tabous".
Résumé : Sa famille, Armistead Maupin l'a choisie. Faite d'affinités électives, sa " famille logique " est celle qu'il a trouvée à San Francisco, loin du Sud conservateur dont il est issu. Au gré de ses nuits folles et de ses grandes passions, le garçon timide qu'il a été se métamorphose en artiste adulé, porte-parole d'une époque tumultueuse. Une inoubliable ode à la tolérance et à la liberté d'être soi-même.
Est-il encore utile de présenter Armistead Maupin? [...] En 1976, il commence à publier des historiettes dans les colonnes du San Francisco Chronicle. Armistead Maupin remet au goût du jour le feuilleton, tel que le pratiquait Alexandre Dumas au XIXe siècle. Seulement, notre Américain laisse la chevalerie dans sa poche, préférant à d'Artagnan un certain Michael Tolliver (alias Mouse), un joyeux homo. Ce dernier cohabite avec Mona Ramsey, Brian Hawkins et Mary Ann Singleton au désormais mythique 28, Barbary Lane. Mme Madrigal, une "logeuse d'une sensibilité quasi cosmique', transsexuel et mère poule en puissance, y accueille les nouveaux locataires par un joint de son herbe maison... » - Émilie Grangeray, L'Officiel "
Pour Cadence Roth, Maybe the Moon, "décrocher la lune", c'est décrocher un vrai rôle au cinéma. Parce qu'après avoir composé sous un masque le rôle de l'elfe dans un film mythique, Cady compte bien jouer dans la cour des grands, ce que sa très petite taille lui interdit. Dans ce roman sous forme de journal, les faux-fuyants du politiquement correct et les promesses vaines des agents artistiques alimentent un portrait sans appel de Los Angeles, où la différence n'a pas droit de cité. Après ses Chroniques de San Francisco, Armistead Maupin poursuit avec drôlerie sa critique de la société américaine. Et seule Cady en sort grandie."
Les Chroniques nous parlent du présent sur un mode littéraire désuet : Maupin n'est pas sans rappeler Dickens. [...] Mais c'est aussi la verve comique et le romanesque le plus échevelé, fait d'enquêtes, d'énigmes et d'anagrammes. [...] C'est que, chez Maupin, tous les destins peuvent ou doivent se croiser : l'action est faite de ces hasards de comédie. Mais les rencontres improbables, n'est-ce pas aussi, en dépit des préjugés des gays chic, la logique sociale de l'exogamie homosexuelle ? Vérité de l'invraisemblable : nous voici bien plongés dans un univers dickensien, où la fantaisie est la clé du réalisme. Du reste, les Chroniques n'ont-elles pas été d'abord publiées en feuilleton, dans un quotidien de San Francisco - à la manière des grands romans du siècle dernier ? Le bonheur de Maupin, c'est donc peut-être cette innocence narrative retrouvée."
Résumé : L'histoire de l'amour défendu entre deux adolescentes sur fond de guerre civile nigériane. Un roman d'apprentissage impressionnant qui dénonce la violence et la barbarie par-delà les époques et les frontières. Ijeoma a onze ans lorsque la guerre civile éclate au coeur de la jeune république du Nigeria. Son père est mort et sa mère, aussi abattue qu'impuissante, lui demande de partir quelques temps et d'aller vivre à Nweni, un village voisin. Hébergée par un professeur de grammaire et son épouse, Ijeoma rencontre Amina, une jeune orpheline. Et les fillettes tombent amoureuses. Tout simplement. Mais au Biafra, dans les années 1970, l'homosexualité est un crime. Commence alors le long et douloureux combat d'Ijeoma pour réussir à vivre ses désirs et, surtout, à comprendre qui elle est : il y aura la haine de soi, les efforts pour faire ce que l'on attend d'elle, et, enfin, la puissance des sentiments, envers et contre tous...
Dans leur appartement de Brooklyn, Nina et George forment un couple hors du commun. Enceinte d'Howard, Nina fuit le mariage et l'engagement aux côtés de George, homosexuel affranchi qui se remet avec peine de sa rupture récente. Avec une séduisante maladresse, chacun poursuit le bonheur qu'il lui faut tailler sur mesure. Une comédie de moeurs et de chassés-croisés à l'inimitable charme new-yorkais.
À quarante et un ans, Cal aborde une autre étape de sa vie : intrigué par l'histoire de sa famille, une famille au fort degré de consanguinité, il a décidé de consigner une fois pour toutes l'errance mouvementée à travers le temps de ses lointains parents, et du gène à l'origine de sa « double » nature. Tout a commencé à Smyrne en 1922. Desdémone élève des vers à soie, elle vit avec son frère Lefty qui va les vendre sur le marché. Lorsque les Turcs mettent le feu à la ville, ils fuient et s'embarquent sur un paquebot. C'est l'occasion de « reconstruire » leur vie sur la seule chose finalement qu'ils n'ont pas perdue, leur désir. Durant le long voyage qui les mènera à Detroit, ils se marient, tout en gardant le silence sur la nature incestueuse de leur union. À Detroit, Lefty ouvre un bar. Leur fils, Milton, le reprend dans les années 50, après avoir épousé sa cousine Tessie. Il le fait prospérer au point de rêver à une autre affaire. Les émeutes sociales de Detroit en juillet 1967 précipitent son projet : le bar brûle et Milton investit dans une fabrique de hot dogs. Il fait fortune et peut enfin s'installer dans les beaux quartiers : il achète la maison la plus excentrique de Grosse Pointe, la banlieue résidentielle de Detroit, une maison « moderne », rue Middlesex. Et il envoie sa fille, Calliope, dans une école pour jeunes filles de bonne famille, jusqu'au jour où elle se lie avec l'une d'elles, une « rousse originaire de Grosse Pointe » qu'elle surnomme « L'Objet Obscur »...
Au soir de sa vie, un vieux professeur se souvient de l'aventure qui, plus que les honneurs et la réussite de sa carrière, a marqué sa vie. A dix-neuf ans, il a été fasciné par la personnalité d'un de ses professeurs ; l'admiration et la recherche inconsciente d'un Père font alors naître en lui un sentiment mêlé d'idolâtrie, de soumission et d'un amour presque morbide. Freud a salué la finesse et la vérité avec laquelle l'auteur d'Amok et du Joueur d'échecs restituait le trouble d'une passion et le malaise qu'elle engendre chez celui qui en est l'objet. Paru en 1927, ce récit bref et profond connut un succès fulgurant, en raison de la nouveauté audacieuse du sujet. Il demeure assurément l'un des chefs-d'oeuvre du grand écrivain autrichien.