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Le corps en séance
Maupas Anne ; Sirjacq Marie ; Chabert Catherine ;
PUF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782130834106
En partant de l'idée que l'on ne peut pas penser sans le corps, il s'agit pour chacun des auteurs de réfléchir à l'imbrication du corporel et du psychique au cours de cures de patients adulte, adolescent ou enfant. La rencontre analytique engage la présence réelle des deux protagonistes. Cette rencontre comporte le risque de la séduction, du corps à corps et est régie par la règle d'abstinence et l'interdit du toucher. Quand le corps du patient sue, gratte, rougit, dégage une odeur, respire fort, devient menaçant ou s'agite, que dit le corps que les mots ne disent pas ? Y aurait-il des désirs, des fantasmes qui ne pourraient pas se traduire en mots ? Et du côté de l'analyste, il est parfois difficile de supporter un patient au corps abîmé, douloureux, dévoré par l'angoisse. Il peut alors se sentir " pris au corps ", immobilisé, respiration retenue, écoute suspendue... Au cours du traitement, le corps du patient et celui de l'analyste peuvent subir des transformations visibles et durables, un enfant devient pubère, un adulte vieillit et tombe malade, une patiente ou une analyste tombe enceinte. Le corps sera pris en compte sous diverses occurrences dans la séance, afin de pouvoir le penser, le parler, voire l'interpréter, et ainsi être plus à même d'élaborer le transfert et le contre-transfert corporels inconscients. Au moment où la circulation du coronavirus a obligé les psychanalystes à maintenir les séances à distance où à les faire masqués, ces questions reprennent de la vigueur.
Cueille le moment présent : Claude Weill applique quotidiennement cette devise. Pour cet amoureux de la vie, les promenades, les voyages, les rencontres sont autant d'occasions de savourer les instants de bonheur que chaque jour réserve à ceux qui choisissent de la déguster. Ce plaisir de vivre, Claude Weill le puise dans la capacité d'émerveillement et l'optimisme qui l'animent : on ne s'ennuie jamais, on n'est jamais longtemps triste quand on est à l'affût de l'insolite. Aux côtés de ce spectateur espiègle et curieux, le lecteur découvre que même les situations les plus banales sont riches de surprise et d'enseignement Illustrés par Claire Maupas, les instantanés de Zéro Tristesse ! démontrent que, malgré les difficultés, les choses de la vie conservent toujours un bon côté. Prendre le métro, aller chez le coiffeur, mettre une lettre à la poste... Nous accordons habituellement peu d'attention à ces routines de notre vie quotidienne. Mais lorsqu'on s'y intéresse, elles s'éclairent d'un jour nouveau et nous en disent long. De même que la lecture se nourrit du plaisir de la réminiscence, ces moments simples parlent à notre imaginaire. Ici, ils nous rappellent un bonheur oublié, là ils nous éclairent sur ceux qui nous entourent. Zéro Tristesse ! met en scène quelques-uns de ces instants magiques, mais sa portée va au-delà de l'amour de la vie que transmet son auteur. En nous invitant à regarder et écouter les choses de vie, c'est une leçon de bien-être qu'il nous donne.
Ce livre est destiné aux parents ayant connu la douleur d'un enfant mort-né. Avec ses mots, l'auteur cherche à leur apporter consolation, apaisement et sérénité, et à leur redonner un nouvel espoir.
Enfant de Jérusalem, Khalil Tafakji a sillonné la Palestine historique pendant trente ans, et cartographié la colonisation des territoires, depuis la création d'Israël en 1948 et l'occupation de la Cisjordanie et Gaza. Le géographe de Jérusalem raconte son histoire et à travers ses cartes, celle de la colonisation israélienne. " A 17 ans, je n'avais pas l'expérience de la guerre. Et puis j'ai vu les corps des soldats jordaniens qui jonchaient les rues ; et enterré les morts tout près de la vieille ville, à l'entrée de la porte aux Lions. Ce jour de juin 1967, je m'étais rendu au Mur des Lamentations que nous appelons El-Bourak. Des dizaines de maisons se dressaient alors à ses pieds. Les Israéliens avaient commencé à raser le quartier. J'observais les excavatrices à l'oeuvre, sans bien saisir la gravité de la scène que d'autres jouaient sous mes yeux. Mais depuis ce jour-là, je n'ai cessé de voir des maisons démolies. "Peut-on introduire une carte de Palestine, une nouvelle carte ? m'avait demandé Fayçal el-Husseini lorsque je rejoignis la Société d'Etudes Arabes en 1983. Fayçal, avec lequel je construirais des liens profonds, avait une formation d'officier. Il n'avait jamais combattu, mais voulait créer 'une salle des opérations". Ce fut donc la Maison d'Orient, à Jérusalem. Dans l'esprit des Palestiniens, la Maison d'Orient était plus qu'une municipalité clandestine. C'était la résistance. Lorsque j'ai rencontré Fayçal, nous avions une vision du futur. Nous pensions que nous aurions un Etat, et nous construisions ses institutions. Nous avions compris que nous aurions besoin de cartes, pour faire front face à Israël. Pendant presque trois ans, nous avons eu des discussions longues, souvent tendues, avec les Israéliens, en amont puis en aval de la déclaration d'Oslo. Je faisais partie de l'équipe palestinienne. J'étais le cartographe de l'équipe, un simple technicien. Mais en 1995, j'ai dit à Yasser Arafat qu'il n'y avait pas d'Etat palestinien. Qu'il n'avait pas d'Etat. Qu'il n'avait rien. Pour avoir observé pendant dix ans la colonisation de la Cisjordanie et l'avoir enregistrée sur des cartes, pour avoir regardé la vieille Jérusalem et l'Est de son visage batailler pour chaque centimètre, je savais que le projet d'Etat palestinien ne serait pas ici, pas sur cette terre. Pas aujourd'hui. Nous avons encore besoin de temps. Et nous avons besoin de chefs. "
Résumé : " Tu le prends, et tu t'en vas ! " lâche le diplomate américain. Ce 23 mars 2013, le patron des missions délicates de la Cour prend livraison du fugitif. Il n'a pas une seconde pour lui lire le mandat d'arrêt. Les Américains sont pressés. Surtout, ne pas montrer qu'ils coopèrent avec la Cour. Surtout, ne pas être là lorsque Bosco Ntaganda comprendra que le deal n'est pas à la hauteur de la promesse... Le magistrat belge a juste le temps de passer les menottes aux poignets de Terminator - charmant sobriquet du milicien - de s'engouffrer dans un véhicule blindé et de foncer vers l'aéroport de Kigali. Les Rwandais n'ont fourni ni escorte ni visa à l'envoyé de la Cour et rejettent officiellement tout lien avec l'affaire. Sur le tarmac, un jet privé les attend pour un aller simple vers La Haye à 113 000 euros. Une reddition à grands frais après sept années de cavale. A 8 000 kilomètres de la mine d'or de Kilo-Moto dans l'est congolais, Bosco Ntaganda partage désormais l'ordinaire d'une poignée de politiciens, d'un ex-enfant soldat, et du président déchu, Laurent Gbagbo. Comme lui, les chefs d'Etat kényans, libyens et soudanais ont été ciblés par la CPI, mais ont connu d'autres fortunes. Au terme d'une âpre bataille, Uhuru Kenyatta a été auréolé d'un non-lieu, Mouammar Kadhafi a choisi de mourir à Syrte plutôt que moisir à Scheveningen, et Omar el-Bachir continue de mener à la trique sa guerre au Darfour sous l'oeil des satellites-espions de la star hollywoodienne George Clooney. Le héros de Nespresso y traque en live des preuves de crimes contre l'humanité. Elaborée entre la fin de la guerre froide et les attentats du 11-Septembre, la Cour pénale internationale fut la promesse d'un futur libéré de l'impunité, se rêvant en Thémis au chevet d'après-guerres et suspendant son glaive sur le crâne des bourreaux... La voici transformée en arme diplomatique à l'usage des puissants, apposant leur label sur le bien et le mal.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).