Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La vie exemplaire de Bilal l'avertisseur
Maunoury Jean-Louis
ROBERT LAFFONT
17,50 €
Épuisé
EAN :9782221102664
Tous deux, le père et la mère, nu-tête et nu(e)-tête, sans voile ni turban, tout blancs immaculés sous la lumière crue, lui devant, elle derrière, son unique et légitime épouse. Pressés pressés, tout à leur affaire, chacals en maraude nocturne, rasant les murs de pisé. Tous deux se faufilant, se défilant dans le dédale de la palmeraie sans se voir pistés par leur fils aîné. " Le fils c'est Bilal, qui tel Cham, fils de Noé, sera chassé pour avoir vu la nudité de son père, imam du Sud algérien. De sa palmeraie natale, au nord de l'Algérie en guerre, à Cayeux-sur-Mer en passant par Paris, on suivra l'errance et la quête de Bilal ; Bilal, presque demeuré, profondément croyant, poursuivant une ombre, l'âme d'un soldat français qu'il a tué et dont l'absence de sépulture n'a pas permis la délivrance ; Bilal " moins que rien " à la recherche de l'absolu, " mahjdoub " du point de vue de l'islam ésotérique, figure de " l'idiot sacré ", sublime et dérisoire, avertissant les hommes dans le désert du monde contemporain, un désert autrement plus aride que son Sahara natal.
Dans un premier volume (Sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja), Jean-Louis Maumoury, fin connaisseur de l'âme orientale, avait recensé, pour notre plaisir et notre émerveillement, la meilleure part des histoires du " divin Hodja " en puisant pour l'essentiel dans la tradition turque - et nous en rions encore aujourd'hui jusqu'à tomber à la renverse. Il complète et parachève ce corpus légendaire en s'inspirant, cette fois, des sources indo-persanes. Ainsi se trouve bouclé, en deux minces recueils rassemblant au total quatre cents histoires, le tour du petit monde de Nasr Eddin, idiot sublime, grand chevaucheur de paradoxes et de non-sens - mais aussi, mais surtout, sage caché qui rit dans sa barbe et nous rappelle qu'il est urgent de retourner au " gai savoir ", si nous ne voulons pas être mangés tout crus par les cagots enturbannés qui veillent à l'ombre des minarets.
Dédé, fils de gitans, préfère passer ses journées à se promener et à rêver plutôt que d'aller à l'école. Un jour, dans un hangar désaffecté près du campement où il habite, Dédé fait une surprenante découverte qui va changer sa vie... Un roman plein de poésie et de fantaisie. L'histoire d'une amitié qui apporte le sourire et le bonheur à tous les enfants d'un bidonville.
Où nous retrouvons Nasr Eddin Hodja, personnage de légende issu du folklore arabo-musulman, pour de nouvelles aventures. Complément des Sublimes paroles et Idioties, dans le respect de la tradition populaire, Jean Louis Maunoutry restitue ici toute la saveur et l'irrévérence d'historiettes tour à tour morales, absurdes ou coquines composées entre les XIIIe et XVe siècles.
Comment s'inculquent le bon et le mauvais, l'authentique et le faux, le "mangeable" et "l'immangeable", comment doit-on faire honneur à une table et comment, aussi, s'apprend, après l'abondance, la privation ? Mon grand-père Victor était cuisinier, artisan exemplaire, véritable artiste à son insu. Avec lui, notre ordinaire devenait exceptionnel. Nous nous régalions de ses plats avec un respect presque religieux et nos papilles atteignaient l'extase. Ma mère se mit en quatre toute sa vie pour être à la hauteur. Mon père jouait au gastronome distancié mais à cheval sur les principes, et moi, je faisais sans vergogne le "petit difficile". Tels étaient les principaux rôles de cette comédie de la sainte table et de la communion. Sans compter quelques comparses, pitoyables gâte-sauce, qui nous servaient de bouffons.
Enfermé dans les prisons de Vichy, accusé d'être à l'origine de la défaite, Léon Blum réussit le tour de force de retourner l'opinion publique en sa faveur et de reconstruire le Parti socialiste en ruines. Le secret de sa victoire: une femme, Jeanne Reichenbach. Septembre 1940. Léon Blum est arrêté sur ordre de Pétain. Motif: c'est « l'esprit de jouissance » du Front populaire qui a fait sombrer le pays dans la décadence tandis que l'Allemagne régénérée par Hitler produisait canons et chars d'assaut. Léon Blum se savait menacé; il aurait pu fuir le pays comme ses amis le pressaient de le faire, mais il a choisi de rester. Il veut cette arrestation, parce qu'il veut un procès public pour se laver devant le pays tout entier des accusations lancées contre lui. De septembre 1940 à février 1942, Blum est traîné de prison en prison, et, autour de lui, on commence à craindre pour sa vie. Pourtant, le vieux leader résiste, lutte, se bat; même enfermé, il réussit à rendre vie à son parti détruit et discrédité. Finalement, le procès se tient à Riom, et c est un coup de théâtre: en quelques semaines, à force d'éloquence, d'énergie, d'humour, Léon Blum parvient à gagner à sa cause jusqu'à ses geôliers, qui se mettent au garde-à-vous quand il passe. C est plus qu'en peuvent supporter les Allemands: ils donnent l'ordre d interrompre le procès. Bientôt, ce sera la déportation à Buchenwald, dans l étonnant et surréaliste pavillon de chasse de Himmler, réservé aux « hôtes de marque ». Pour expliquer la vitalité et de cet homme de soixante-dix ans, on évoque l'optimisme, l'humanisme... Mais cela ne suffit pas; Léon Blum a un secret: une femme qu'il aime et qui l'aime.Avant guerre, Jeanne Reichenbach et Léon Blum étaient des amis distants, mariés chacun de leur côté. En 1940, aux heures sombres de la débâcle, tout change. Blum est veuf, isolé, vilipendé... Jeanne Reichenbach prend sa décision; elle quitte son mari et vole au secours de l'homme qu'elle a toujours aimé en secret. Qui la découvre, et tombe amoureux. C'est grâce à elle - tous ses proches en conviennent - qu'il surmonte les obstacles, les affronts, les coups bas, et c'est grâce à elle qu'à Buchenwald, où elle l'a suivi, il survit encore. Discrète jusqu'au seuil de la mort, Jeanne Reichenbach a détruit avant de se suicider, en 1982, une partie des lettres que Léon Blum lui avait adressées. Dominique Missika a retrouvé ce qui en restait. Elles révèlent, jour après jour, de prison en prison, une histoire d'amour peu banale entre deux êtres exceptionnels de force et d'intelligence.
Fruttero Carlo ; Lucentini Franco ; Rosso François
Le premier personnage, ici, c'est Venise - une Venise d'hiver, plus souvent brumeuse qu'ensoleillée, la Venise labyrinthique des rues éloignées, quasi désertes. Le deuxième personnage - elle - est une princesse romaine résidant dans un hôtel de luxe, fréquentant les milieux snobs et cosmopolites, et venue là pour une salle des ventes, à la recherche d'oeuvres d'art. Le troisième personnage - lui - est le guide d'un groupe de touristes minables traîné à l'économie de monument en monument. Guide dont l'érudition et la distinction contrastent étrangement avec une valise râpée et un imperméable constellé de taches. Ce qui résultera de leur imprévisible rencontre, et pourquoi celle-ci prendra sans cesse des allures d'énigme, c'est l'objet de ce roman. Où l'ironie et le sens du détail vrai, qui sont propres à Fruttero et Lucentini, se doublent de tendresse, de nostalgie - de profondeur.Rarement écriture à quatre mains aura été aussi réussie que celle à laquelle Carlo Fruttero (né à Turin en septembre 1920) et Franco Lucentini (Rome, 1922-2002) ont attaché leur nom et leur travail. Traducteurs (plus de vingt langues à eux deux), directeurs de collection - on leur doit deux des meilleurs anthologies de science-fiction parues en Italie -, journalistes et chroniqueurs - ils ont signé des milliers d'articles et tribunes dans les plus prestigieux journaux de la Péninsule, dont certains ont été réunis et traduits sous le titre La Prédominance du crétin (1988) -, romanciers enfin et surtout, Fruttero et Lucentini ont connu un succès mondial avec une série de romans policiers où les préoccupations métaphysiques laissent toujours une large place à l'humour. Ils publieront notamment : La Femme du dimanche (1973), adaptée au cinéma par Luigi Comencini avec Marcello Mastroianni, La Nuit du grand boss (1980), premier polar mêlant démons et merveilles de l'informatique, L'Amant sans domicile fixe (1988), unanimement considéré comme leur plus grande réussite, ou encore Place de Sienne, côté ombre (1985), La Couleur du destin (1989), L'Affaire D ou le Crime du faux vagabond (1991), enquête-roman sur Le Mystère d'Edwin Drood, de Charles Dickens, et Ce qu'a vu le vent d'ouest (1993). Pendant près de quarante ans, le duo littéraire aura ainsi brossé un magistral tableau de l'Italie du dernier quart du XXe siècle.
Follett Ken ; Brèque Jean-Daniel ; Demange Odile ;
En 1911, les grandes puissances vivent leurs derniers instants d?insouciance. Bientôt la guerre va déferler sur le monde... Cinq familles - américaine, russe, allemande, anglaise et galloise - vont se croiser, s?aimer, se déchirer, au rythme des bouleversements de l?Histoire: la Première Guerre mondiale et la Révolution russe. Les Williams, une famille galloise de mineurs est liée par amour et par inimitié aux Fitzherbert, aristocrates et propriétaires des mines. Ethel Williams connaîtra une passion secrète avec le comte Fitz, marié à la princesse russe Béa, fille du tsar? et s?engagera en politique, défendra le droit de vote des femmes. Billy Williams quittera la mine pour les tranchées de la Somme, puis le front russe? La farouche Lady Maud Fitzherbert tombera amoureuse de Walter von Ulrich, espion de l?ambassade allemande à Londres. Leurs routes croiseront celles de l'ambitieux Gus Dewar, collaborateur du président américain Wilson, et de deux frères russes orphelins, Grigori et Lev Peshkov, dont le projet d?émigrer se heurte à la guerre, la mobilisation et la Révolution?Passions contrariées, rivalités et intrigues, jeux de pouvoir, coups du sort? Cette gigantesque fresque brasse toute la gamme des sentiments humains et dresse une galerie de portraits saisissants: des personnages exceptionnels, passionnés, ambitieux, attachants, tourmentés, qui bravent les obstacles et les peurs pour s?accomplir en dépit des tragédies qui les emportent.Entre saga historique et roman d?espionnage, histoire d?amour et lutte des classes, Le Siècle, la nouvelle épopée de Ken Follett en trois volumes, traverse la période la plus agitée, la plus violente et la plus complexe des temps modernes: la grande aventure du XXe siècle?