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L'origine et la fonction économique des villes. Etude de morphologie sociale
Maunier Roger ; Paquot Thierry
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782747560870
Le présent travail, écrit l'auteur dans l'Avant-propos, prétend être un livre de sociologie, quoiqu'il renferme seulement une tentative de traiter avec quelque méthode un objet relativement précis et défini : l'arrangement local des fonctions industrielles dans les groupes urbains. Cette recherche nous a en effet conduit indirectement à considérer, sous un aspect assez spécial, un problème qui est tout à fait central en sociologie : celui de l'origine des villes. " Cette thèse, publiée en 1910, appartient à l'histoire de la pensée sociologique sur la ville et plus généralement l'urbanisation. Elle mobilise de nombreuses sources, en plusieurs langues, de disciplines diverses (anthropologie, économie, géographie, sociologie, démographie...) et offre une vision panoramique de l'état des connaissances sur le développement urbain, à cette époque. Travail remarquable et sur bien des points pionnier, d'un intellectuel méfiant des " ismes " et convaincu que la connaissance se construit en lisant et en observant le terrain étudié. C'est ce qu'il fera, avec talent et originalité en inventant la " sociologie coloniale ", appellation qui ne doit pas apparenter René Maunier (1887-1951 ?) aux colonisateurs, mais relève plutôt d'un renouveau de l'ethnographie comparée et des études folkloriques. Appréciée par André Leroi-Gourhan, Roger Bastide et Pierre Bourdieu, son œuvre mérite d'être revisitée, ce que permet cette précieuse réédition. Dans la préface, Thierry Paquot, philosophe de l'urbain, professeur des universités (IUP-Paris XII), évalue l'apport de René Maunier et présente sa méthode.
Mon plus lointain souvenir est celui d'un jardin." Ainsi commence ce nouveau livre de Roger Munier qui, de l'évocation du jardin d'enfance passe insensiblement à une méditation sereine et grave sur les saisons, la lumière et à une réflexion sur l'être qui se clôt, de manière quelque peu testamentaire sur ce constat: "On n'entre pas dans le néant, on le devient".Frontispice d'Alexandre Hollan.
Le monde humain est un domaine gardé. Nous y évoluons suivant nos humeurs, avec prudence ou folie, mais sur une aire balisée. C'est le territoire habitable où nous sommes chez nous. Mais ce territoire a des marges, des confins indécis où le réel accoutumé n'a plus la même assiette. C'est une incursion dans certaines de ces marges que ce livre propose. Elle peut permettre à une autre dimension des choses d'affleurer, que masque le plus souvent le cadre étroit de nos conduites. Le Paradis n'est peut-être fermé que parce qu'un monde clos commence à ses portes. Qu'on sorte de l'enceinte et ce monde peut redevenir matière d'extase, départ d'extase... Quatrième de couverture Le monde humain est un domaine gardé. Nous y évoluons suivant nos humeur, avec prudence ou folie, mais sur une aire balisée. C'est le territoire habitable où nous sommes chez nous. Mais ce territoire a des marges, des confins indécis où le réel accoutumé n'a plus la même assiette. C'est une incursion dans certaines de ces marges que ce livre propose. Elle peut permettre à une autre dimension des choses d'affleurer, que masque le plus souvent le cadre étroit de nos conduites. Le Paradis n'est peut-être fermé que parce qu'un monde clos commence à ses portes. Qu'on sorte de l'enceinte et ce monde peut redevenir matière d'extase, départ d'extase? - R.M.
Résumé : Entre l'aphorisme et la poésie, Roger Munier entreprend de "dire le rien plutôt que de ne rien dire". Tous ces textes éclair font allusion à une expérience indicible, mais que Roger Munier s'acharne à dire. C'est la démarche même des mystiques, qui essaient de parler de ce dont on ne peut parler. L'aspect fragmentaire de l'oeuvre épouse la mobilité de cette recherche. Peu de détails touchant la vie intime, mais par endroits des allusions retenues, des instantanés d'impressions vécues, des ébauches de description de la nature qui ont toujours un pouvoir d'évocation. On pense à Heidegger, aux haïkus aussi (Munier en a d'ailleurs traduits). Le moins du monde est un de ces livres sur lequel le lecteur éprouve le besoin de revenir.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.