Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La guerre et après...
Maucort Pauline
BELLES LETTRES
25,90 €
Épuisé
EAN :9782251446370
Le 18 août 2008, dix soldats trouvent la mort dans l'embuscade d'Uzbin en Afghanistan et les Français prennent conscience qu'ils sont en guerre. 90 morts, 700 blessés, 70 000 hommes engagés depuis 2001. Le terrain afghan ravive les mauvais souvenirs de la guerre d'Algérie : les insurgés se cachent parmi la population. Un homme qui vous salue un soir peut vous tirer dessus le lendemain. La menace est permanente : embuscades répétées, mines artisanales, tirs de roquettes jusque dans les bases militaires de la coalition. Cette année-là, Pauline Maucort commence à recueillir les histoires de militaires qui rentrent d'Afghanistan. Elle rencontre des jeunes hommes qui roulent dans de grosses cylindrées rutilantes payées avec leurs primes de risque, mais qui n'ont aucun projet d'avenir. Beaucoup disent s'être engagés spécialement pour "faire l'Afgha" , parce qu'ils imaginaient que ce serait comme "World of Warcraft" . Ils reviennent déçus, amers, et ont le sentiment que personne ne veut entendre ce qu'ils ont vécu au nom de la France. Ils parlent de leur dégoût pour l'odeur de viande grillée, de leurs cauchemars, de leur addiction à l'alcool, puis disparaissent sans donner de nouvelles. Pauline Maucort insiste et veut savoir ce qui motive ces jeunes volontaires à s'engager alors que le service militaire obligatoire est supprimé depuis 1997. Beaucoup parlent de cette intensité inouïe partagée entre camarades sur le front qui donne envie de repartir dès le retour en France, du dépassement de soi, de l'engagement pour la cause, du besoin d'amour, de la camaraderie, de la jalousie, des fous rires, des colères noires, de la fatigue extrême, des doutes et de l'espoir... Comme un miroir grossissant la guerre révèle le meilleur et le pire de l'âme humaine. D'un côté, ce sentiment d'être pleinement vivant au combat, de l'autre, les syndromes de stress post-traumatiques et les suicides. Que se passe-t-il entre le front et le retour ? Puisque l'armée française se tait, Pauline Maucort donne la parole à ses soldats, malgré leurs réticences, leur peur de choquer, d'être jugés. Ces hommes ont vu la mort de trop près, effrayés même à l'idée d'en parler. Elle attend. Elle revient. Elle écoute ces revenants buter sur les mots qu'elle recueille un à un. Ils donnent des détails, elle les assemble, cela donne une mosaïque.
In the last decades of the twentieth century, North American drama has powerfully enacted the problematic notions of cultural memory and identity, as the essays assembled in this critical anthology demonstrate. Echoing Derrida's non-essentialist interpretation of the term "signature", this collection provides an innovative focus on North American theatre and drama as a site of latent cultural memories. In this volume, the concept of cultural memory offers a privileged vantage point from which to redefine issues of diasporic identities, exilic predicaments, and multi-ethnic subject positions at the dawn of a new century. Playwrights examined here include noted Canadian and US artists such as Marie Clements, Eva Ensler, Lorraine Hansberry, Tomson Highway, Cherríe Moraga, Djanet Sears, Guillermo Verdecchia, August Wilson, and Chay Yew, to cite but a few. In the process of remembering, North American dramatists develop new aesthetic modes in which the signatures of the past merge with the present and foreshadow an imagined future.
Julie K. Allen, Eugene L. Arva, Jean Bessière, Helena Carválho Buescu, Vanessa Byrnes, Chloé Chaudet, Yves Clavaron, Christophe Den Tandt, Catherine Depretto. , Theo D'haen, Caius Dobrescu, Dong Yang, Brahim El Guabli, Nikki Fogle, Gerald Gillespie, Kathleen Gyssels, Oliver Harris, Sándor Hites, Michelle Keown, S Satish Kumar, Jacques Marx, Jessica Maufort, Marc Maufort, Jopi Nyman, David O'Donnell, Liedeke Plate, Judith Rauscher, Haun Saussy, Karen-Margrethe Simonsen, Chris Thurman, Anne Williams, Janet M. Wilson, Chantal Zabus, Gang Zhou
Steven Moore a dix-sept ans quand il s'engage dans la Garde nationale de l'Iowa, l'unité militaire de réserve américaine. Six ans plus tard, en 2010, le lycéen devenu étudiant en littérature à l'université de l'Iowa est déployé en Afghanistan, au poste frontière de Torkham avec le Pakistan, puis dans une vallée reculée des montagnes de l'Hindu Kush, à quatre-vingt kilomètres du dangereux Korengal. Dans Et plus on restait là-bas, Steven Moore raconte cette longue mission, interroge les récits que font naître les guerres et la nécessité d'exprimer ce qu'on y a vécu, quand on est resté là-bas si longtemps. Pendant ses sept années passées dans l'armée, Moore, chef d'équipe, va apprendre à être un soldat-citoyen. Entre 2004 et 2011, il alternera cours à l'université et entraînement au centre de la Garde nationale, intervenant en opération lors des terribles inondations qui ravagèrent l'Iowa en 2008, puis ce sera l'Afghanistan. Comment réconcilier la vie civile et la vie militaire ? Comment vivre dans cet entre-deux, en étant à la fois soldat et étudiant, et se forger une identité qui permette de vivre ces contraires ? Et plus on restait là-bas est un récit haletant, fin, original, qui va à l'encontre des images que l'on se fait des soldats et de leurs combats ; c'est une réflexion de premier plan sur la responsabilité de l'écrivain de guerre.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.
Spécialiste renommé de l'histoire militaire, John Keegan retrace ici leur ascension et analyse leurs combats, leurs stratégies et leur psychologie. II montre ainsi que ces quatre personnages à l'envergure et aux charismes différents incarnent quatre grandes familles de commandement militaire qui illustrent autant d'âges successifs des conflits: Alexandre en représente l'âge héroïque; Wellington, le "duc de fer", est, lui, l'antihéros par excellence; Grant symbolise la proximité avec ses hommes et la capacité d'adaptation; enfin, Hitler, la démesure caractéristique de la guerre totale. A travers cette étude magistrale, Keegan nous fait mesurer combien le masque dont s'affublent les chefs en fonction de l'attente qu'ils perçoivent de leurs supérieurs ou de leurs subordonnés est aussi important que les traits de caractère qu'on leur prête communément. Un essai ambitieux sur l'art de la guerre qui permet enfin de comprendre comment le temps du nucléaire a supplanté l'ère du commandement.
La première biographie en français du feld-maréchal von Rundstedt, "le dernier Prussien" au service d'Hitler. Son nom apparaît dans tous les livres ayant trait à la Seconde Guerre mondiale en Europe, pourtant il est sans doute le moins connu des grands généraux de la Wehrmacht. Gerd von Rundstedt (1875-1953), aristocrate prussien, ancien combattant de la Grande Guerre et doyen des forces armées allemandes, prit part aux principales campagnes européennes du conflit, à la fois comme concepteur et exécutant des plans d'invasion : la Pologne en 1939, c'est lui. La France en 1940, c'est lui également, en partie, de même que la Russie en 1941. La suite de sa carrière fut plus difficile : Rundstedt, qui préféra détourner les yeux des atrocités commises dans les territoires occupés, fut retiré du front de l'Est à la fin de l'année 1941 pour avoir désobéi à un ordre direct du Führer. En poste en France à partir de 1942, il est mis à pied une deuxième fois pour n'avoir pas su redresser la situation après le Débarquement. Rappelé à la fin de l'été 1944, il préside la cour d'honneur militaire devant laquelle comparaissent nombre de ses pairs complices de l'attentat du 20 juillet contre Hitler et assiste en spectateur à la bataille des Ardennes, qualifiée trop souvent, à tort, d'" offensive Rundstedt ". Démis enfin de ses fonctions en mars 1945 - il échoua à empêcher le franchissement du Rhin par les ennemis du Reich -, il est arrêté par les Américains en Bavière où, fatigué et perclus de rhumatismes, il suivait une cure. Laurent Schang narre ici avec talent la grandeur et les misères du doyen de la Wehrmacht, ce Prussien, peut-être trop prussien, pour qui l'honneur de servir l'emportait sur toute autre considération.
Résumé : Au mois de juillet 2019, l'Unesco va inscrire les plages du Débarquement au patrimoine de l'Humanité. L'occasion de revenir sur cet épisode qui constitue l'événement le plus marquant de la Seconde Guerre mondiale. Les auteurs, un reporter chercheur en histoire, et un dessinateur de presse, se sont associés pour nous raconter comment fut pensé le Débarquement de Normandie, la plus grande offensive de tous les temps, comment il s'est déroulé et ce qu'il en reste d'un point de vue mémoriel sans oublier le business fait autour du D-Day. Les dessins répondent aux textes de manière amusante et émouvante à la fois. La petite histoire côtoie toujours la grande, nous offrant des récits originaux et attachants, des anecdotes et des détails insolites, du Débarquement à la bataille de Normandie. Cet ouvrage, s'il peut susciter le sourire, voire le rire, a également vocation à provoquer l'empathie et l'interrogation. Il peut aussi se lire comme un hommage à tous ceux, civils et militaires, qui ont participé à cet événement majeur de notre histoire.
En ce temps de trouble et d'incertitude, alors que l'illusion d'une paix universelle et définitive s'efface devant la persistance des fanatismes et des violences qui nourrissent d'interminables conflits, le rôle et la responsabilité des chefs d'Etat confrontés à la guerre méritent une attention nouvelle. Comment, au cours de l'histoire, ont-ils affronté ce fléau tragique pour le contenir ou l'encourager, pour protéger leurs peuples et promouvoir leurs desseins ou pour assouvir leurs rêves de grandeur ? De 1850 à nos jours, dix parmi les plus célébres, dont quatre français, ont été choisis pour illustrer les ressorts de la volonté politique dans ce domaine essentiel et paroxystique de leur charge. De façon inédite, cet ouvrage expose les décisions que sont appelés à prendre les responsables politiques - et qui conduisent parfois au sacrifice suprême -, mais aussi la complexité de leurs relations avec les chefs militaires tenus de les mettre en oeuvre. Le regard porté sur ces événements est celui d'un officier supérieur qui fut associé pendant prés de dix ans aux décisions prises au plus haut niveau pour l'engagement de nos armées dans des missions de guerre.