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L'Homme qui marche
Maubert Franck
FAYARD
19,05 €
Épuisé
EAN :9782213687254
En septembre 1945, Alberto Giacometti retrouve son atelier parisien, dont la guerre l?a tenu éloigné. Dans ses bagages, il rapporte ce qu?il n?a pas détruit, soit peu de choses : des têtes et des personnages en pied qui tiennent dans des boîtes d?allumettes. Il reprend aussitôt son travail sur la figure humaine. Sa perception de l?espace se transforme soudain. Durant l?année 1946 il trouve enfin sa voie. Il parvient à inventer une forme qui résume tout l?homme et sa condition : l?homme dans son extrême dépouillement, solitaire, frêle et puissant, en mouvement, pensant. C?est un coup de maître. L?Homme qui marche, cette haute figure aux longues jambes, la tête si loin des pieds rocheux, c?est vous, c?est moi. C?est l?artiste lui-même. Nous nous reconnaissons en lui. Mais sait-on bien d?où il vient ? Dans ces pages, Franck Maubert, auteur du récit Le Dernier Modèle (prix Renaudot essai 2012), va à sa rencontre et l?interroge. Il nous raconte l?histoire fascinante de ce chef-d?oeuvre, les circonstances de sa création, les sources qui l?ont inspirée et sa trajectoire dans les deux dernières décennies de la vie de Giacometti.
4e de couverture : « Il y a quelque chose d'archaïque à suivre la découpe des côtes. Et sans doute quelque chose d'absurde dans ma course. Incapable de dire à Pierre qu'il est la cause de ce voyage, je vais à la rencontre d'autres solitudes, sous l'hypnose de la mer, de Bray-Dunes à l'île aux Faisans. »Notes Biographiques : Franck Maubert est critique d'art et essayiste. Son dernier ouvrage paru, Avec Bacon (Gallimard), retrace l'amitié qui le liait au peintre. Il est aussi l'auteur du Dernier Modèle (Fayard), un récit consacré à Caroline, muse de Giacometti (Renaudot essai 2012), et du roman L'eau qui passe (Gallimard, prix Jean Freustié 2019).
Résumé : " Non, je ne vois pas le film de ma vie défiler, comme l'on dit. Apparaissent des images qui succèdent à d'autres, dénuées de liens et de chronologie et même de sens. Je me laisse emporter dans leur tourbillon. Surgit la masse de l'Hercule de Farnèse, tout en muscles et en épaisseur. Ingrid Bergman, oui, c'est bien elle, porte un col roulé, des lunettes noires, elle pilote une limousine. Le volant paraît trop grand pour elle. Traits tirés, fatiguée, elle est visiblement émue. Vers quelle destination roule-t-elle ? La radio souffle La rua Madureira de Nino Ferrer. Dans le vacant décor de notre chambre, mes voisins aux corps disloqués sont assoupis. Même monsieur Cognet a fini par s'endormir. Quelle est la couleur du sommeil ? "
Derrière l?interprète de Je t?aime? Moi non plus, qui fit scandale et conquit la planète en 1969, se cache un Gainsbourg plus secret. C?est l?homme intime que révèle Franck Maubert, son histoire et ses goûts. Si, pour Serge Gainsbourg, il y avait les arts majeurs et les arts mineurs, il ne s?est illustré, à son grand regret, que dans la chanson. Il s?ouvrait peu sur son destin de peintre contrarié, qui a persévéré dans cette voie jusqu?en 1957, année où Boris Vian lance sa carrière.Son admiration pour les chefs-d??uvre des maîtres suscite l?intérêt d?un jeune critique d?art, Franck Maubert. Leur rencontre les lie en 1985. Gainsbourg a trouvé à qui parler peinture, dandysme, esthétique. Ensemble ils passeront des journées chez lui, rue de Verneuil, visiteront le Louvre, feront la tournée des grands ducs? Ce livre retrace le parcours d?un artiste hors norme, qui a traversé non seulement la chanson, mais aussi l?écriture, la photographie, le cinéma. Il montre la force d?un créateur et d?un poète qui a marqué son époque et influence encore, loin des clichés, la musique d?aujourd?hui.Franck Maubert (prix Renaudot essai 2012 pour Le Dernier modèle, Mille et une nuits) est écrivain, auteur de romans (dernièrement, Ville close, Écriture, 2013) et de nombreux livres d?art (dont Maeght, une aventure de l?art vivant, avec Y. et I Maeght, La Martinière, 2006).
Résumé : "Certains jours de chaleur, à la vue des herbes brûlées sous le soleil, ou dans les arbres dépouillés du coeur de l'hiver, dans les eaux scellées, je sens monter en moi quelque chose de déchirant, un sentiment de solitude. Alors, il peut m'arriver de parler aux poissons privés de parole. Je ne quitterai donc pas cette enfance, cette grande maison de l'enfance. Comme autrefois, je pourrais danser sous le cerisier. Juste précipiter le temps. Attendre. Attendre comme j'attendais qu'Irmina rentre du Paraclet. Attendre comme j'attendrai longtemps un père qui n'est jamais venu. Attendre comme j'attendais la visite de ma mère".
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).