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Le jour de l'addition. Aux sources de la crise
Mattick Paul ; Gobelin Norbert ; Trom Rémi
INSOMNIAQUE
7,10 €
Épuisé
EAN :9782915694413
La débâcle économique mondiale, précipitée par la défaillance massive du crédit hypothécaire aux Etats-Unis, marque la fin d'un cycle et pourrait annoncer celle d'une époque. Tandis que les circuits financiers implosent, gestionnaires et gouvernants comptent bien faire payer l'addition aux pauvres. A contre-courant du discours économique ambiant, Paul Mattick souligne, dans ce bref rappel aux réalités, qu'une politique interventionniste ne suffira pas à résoudre les épineuses contradictions que la panique financière a révélées à tous. Car c'est la logique même de la quête du profit qui, de fuite en avant en fuite en avant, est arrivée à son point d'explosion. Tant que les êtres humains ne sauront pas la dépasser en actes, les aberrations du système s'aggraveront, ainsi que les calamités sociales, culturelles et environnementales.
Un jour, une crise, grave, brutale, dévasta l'économie mondiale: les usines fermèrent, le chômage explosa, les maisons furent hypothéquées, leurs habitants jetés sur les routes et les banques cessèrent de prêter à ceux qui en avaient le plus besoin. On parla alors de dépasser le marché, de moraliser l'économie libérale, d'inventer un avenir humaniste alternatif. On parla même d'un retour du marxisme. Enfin Keynes parut et l'économie mixte dont il s'institua le théoricien insuffla une deuxième vie au système capitaliste, démentant du même coup les prédictions de Marx. Mais ce système n'était-il pas appelé à se heurter de nouveau, un autre jour, à des limites historiques? A cette question essentielle, Paul Mattick (Berlin 1904 - Boston 1981), militant et théoricien de la gauche allemande révolutionnaire et antistalinienne, refusant la dictature du parti centralisé au profit de l'auto-organisation ouvrière à travers des conseils élus, a consacré cet ouvrage qui traite de problèmes fondamentaux - l'accumulation du capital, la monnaie, l'automation, le sous-développement, le capitalisme d'Etat, etc. De la confrontation entre Keynes et Marx, il conclut que nombre d'analyses de ce dernier ont encore partie liée avec l'avenir, notre avenir.
Résumé : Après deux décennies à se demander pourquoi l'inflation restait si faible malgré les mesures de relance post-2008, les économistes ont été les premiers surpris par la récente flambée des prix. Devenue une préoccupation majeure des décideurs politiques, ceux-ci en déduisent sans surprise la nécessité d'une compression des salaires et des dépenses publiques. Paul Mattick examine ce phénomène en le replaçant dans l'histoire longue du capitalisme et des théories monétaires. Explorant en termes nouveaux la nature même de l'argent, il fournit une compréhension concise, sans jargon, mais solidement étayée, de l'inflation récente, éclairant ainsi l'état de l'économie mondiale et ses enjeux sociaux.
Résumé : En 1964 Marcuse publie L'homme unidimensionnel dans lequel il analyse les mutations de la consommation et la réalisation d'un consensus social-libéral épuisant la critique et les potentialités révolutionnaires : la classe ouvrière aurait été parfaitement intégrée au processus de stabilisation de la société de classe, déplaçant l'enjeu révolutionnaire vers les marginaux, la contre-culture et l'intelligentsia. Paul Mattick, un des plus grands penseurs marxistes américain, y répond en montrant les limites de l'intégration prolétaire dans le capitalisme. Un texte de 1969 d'une actualité déconcertante au regard du soulèvement des Gilets Jaunes et des quartiers populaires.
Trotski, assassiné au Mexique en août 1940 sur ordre de Staline, s'est voulu, contre celui-ci, le continuateur de la Révolution et de Lénine. Mais la politique qu'il aurait menée était-elle fondamentalement différente de celle de Staline ? Les analyses par Paul Mattick de son Staline, et de ses conceptions politiques par Willy Huhn en font douter. Trotsky comme Staline se réclamaient des méthodes de monopolisation du pouvoir créées par Lénine. Si celles-ci ne sont plus revendiquées que par un petit nombre de pays (dont, tout de même, la République populaire de Chine), elles se sont maintenant banalisées : sans vouloir s'assurer une mainmise aussi complète sur la société, nombre de gouvernants autoritaires en appliquent certaines. C'est pourquoi la connaissance de l'héritage de Lénine est encore aujourd'hui d'un intérêt certain. ''
Le narrateur est interpellé dans son jardin par une cucurbitacée, qui se présente sous le nom de professeure Coloquinte. Elle lui confie la tâche de recenser les multiples dangers qui menacent la vie sur terre en raison de ce "putain de facteur humain", comme dirait Hubert Reeves. Au fil d'une enquête sur les méfaits mortels des pesticides, l'enfouissement irresponsable des déchets nucléaires, les tonnes de gaz à effet de serre expédiées dans l'atmosphère, le narrateur prend conscience de l'emballement des nuisances écologiques provoquées par l'espèce humaine. Il comprend aussi qu'elles sont inéluctables, en raison de la nature même du mode de domination actuel, et seront bientôt irréversibles si la dictature du fric n'est pas renversée au plus vite.
Bertrand André ; Schneider André ; Dumontier Pasca
En 1966, un groupe d'étudiants contestataires fut élu à la tête de l'AFGES (Association fédérative générale des étudiants de Strasbourg), alors branche locale de l'UNEF. Leurs sympathies allaient aux anarchistes, à Max Stirner, à Makhno et à Durruti, mais aussi aux surréalistes et aux dadaïstes. Les contacts pris par certains d'entre eux avec l'Internationale situationniste se concrétisèrent par la rédaction de l'emblématique pamphlet De la misère en milieu étudiant. Les prises de position publiques et les actions concrètes qui entourèrent la diffusion de ce brûlot ne laissaient aucun doute : ces étranges et dangereux élus syndicaux oeuvraient à la dissolution de leur syndicat après avoir dilapidé ses fonds en fêtes et en propagande subversive. Ils ne visaient rien d'autre qu'au renversement révolutionnaire de la société - dans le but de libérer la vie quotidienne de l'aliénation du travail salarié, pour "vivre sans temps mort et jouir sans entraves". Ces exigences élémentaires et leur début d'application causèrent un immense scandale, relayé largement par la presse de l'époque, tant en France qu'à l'étranger. On s'accorde à dire que ce scandale fut à la fois le prélude et le ferment des événements de Mai 68. Il est raconté ici pour la première fois en détail par deux de ses principaux acteurs. Les documents et les témoignages qui étayent leur récit dévoilent les dessous de cette aventure, qui propulsa les situationnistes - leur style et leur critique radicale - sur le devant de la scène médiatique.
A tous ! A toutes ! Le mouvement des Gilets jaunes exprime depuis le 17 novembre dernier le ras-le-bol d'un peuple qui n'en peut plus d'être taxé, humilié, exploité, méprisé par un pouvoir toujours plus distant de sa réalité..." C'est ainsi que débute "L'appel de Saint-Nazaire" du 21 novembre 2018, qui sera partagé plus d'un million de fois dès le lendemain. Depuis plus de cinq mois, des pauvres réunis par la colère se sont mis à palabrer, à chanter leurs rêves et crier leurs dégoûts, à échanger leurs idées et dépasser leurs préjugés. Nombre d'entre eux ont inscrit au dos de leur gilet fluo quelques mots qui leur venaient du coeur : la révolte et l'exigence égalitaire fleurissent sur ce bout d'étoffe synthétique mais lumineuse qui a le pouvoir formidable de rendre visible la plèbe, si vaste et pourtant si infime. Voici en images une centaine de ces dos - qui parlent et grondent, qui crient et rient -, auxquels nous avons joint des propos de Gilets jaunes, ainsi que quelques informations et observations de notre cru.
On s'entre-tue plus que jamais au nom de Dieu et de ses divers prophètes sur cette fichue planète. Partout, même au "pays de Voltaire", les fanatiques de tout poil - à barbe, papillotes ou tonsure - tentent d'imposer leur morale sépulcrale, fondée sur des fables puériles et les plus absurdes superstitions. L'opium du peuple est devenu l'amphétamine des fous de Dieu. Certes, le retour du religieux se nourrit des multiples névroses et frustrations qu'engendre la société marchande... Et certes, le commerce de la foi prospère grâce à l'ignorance crasse et à la jobardise des croyants... Mais ce n'est pas une raison pour accorder des circonstances atténuantes à ceux qui vendent du vide à ces gogos et les manipulent : prêtres, imams, rabbins, gourous et autres bonzes, dont la cause commune, le grand oeuvre ténébreux, le but affiché ou secret, demeure l'asservissement de l'humanité. Les 144 citations rassemblées ici constituent une réfutation plurielle - tantôt sévère, tantôt souriante - de la notion de Dieu et des sectes qui s'en réclament, mais aussi une dénonciation des mystagogues qui en vivent et des illuminés qui en meurent. Pour choisir ces aphorismes et propos, nous avons mis à contribution quelques-uns des innombrables esprits libres qui ont signalé, au fil de leurs écrits, l'imbécillité et l'hypocrisie qui forment la substance de toute religion.