Depuis longtemps, l'Eglise lie l'union et la procréation comme deux significations d'un même acte d'amour. Ce lien se trouve mis en question aujourd'hui par l'évolution des mœurs et de nouvelles pratiques médicales. Comment, dans ce contexte, les arguments de l'Eglise peuvent-ils être entendus ? Pour comprendre le problème et les débats dont Humanae vitae (1968) et Donum vitae (1987) font l'objet, il importe de connaître l'histoire de la doctrine de l'Eglise catholique sur les fins du mariage et la signification que donne l'Eglise à l'acte conjugal. Cette enquête se situe au carrefour de l'histoire des mœurs, de la théologie morale, de la dogmatique, de l'exégèse biblique et de la pratique des sacrements. A la différence de nombreuses études qui envisagent surtout l'expérience humaine et son évolution ou étudient les différentes argumentations théologiques en présence, le livre d'Alain Mattheeuws apporte une contribution tout à fait unique en présentant l'ensemble de l'argumentation d'Humanae vitae et de Donum vitae d'une manière systématique et claire. Un outil précieux, en particulier pour la recherche théologique.
On ne naît pas chrétien. On le devient", disait Tertullien au IIIe siècle. Vatican II a renouvelé l'initiation chrétienne en unissant trois sacrements qui marquent l'entrée dans le mystère de Dieu et de l'Eglise : Baptême, Confirmation et Eucharistie, fondements de notre vie chrétienne. A l'intérieur du sacrement qu'est l'Eglise, épouse du "signe" par excellence qu'est Jésus Christ rendu présent dans notre histoire par l'Esprit Saint, devenir chrétien est un chemin progressif et non une pratique formaliste des sacrements. Dans l'initiation chrétienne se joue la relation de l'Eglise et du monde. L'économie sacramentelle est un mode d'être nouveau dans l'histoire humaine ; elle fait appel à la foi et à l'accueil du monde symbolique de la création et de la rédemption. L'initiation des adultes est le modèle de référence du Baptême. La Confirmation est le sacrement de la "gratuité". L'Eucharistie n'est pas la fin du chemin, car elle appelle sa "mémoire" vive dans le coeur de la personne ; elle est toujours le "pain" pour la route. Elle est donc le lieu d'une "initiation" permanente au mystère de Dieu révélé dans l'histoire.
On ne naît pas chrétien. On le devient", disait Tertullien au IIIe siècle. Vatican II a renouvelé l'initiation chrétienne en unissant trois sacrements qui marquent l'entrée dans le mystère de Dieu et de l'Eglise : Baptême, Confirmation et Eucharistie, fondements de notre vie chrétienne. A l'intérieur du sacrement qu'est l'Eglise, épouse du "signe" par excellence qu'est Jésus Christ rendu présent dans notre histoire par l'Esprit Saint, devenir chrétien est un chemin progressif et non une pratique formaliste des sacrements. Dans l'initiation chrétienne se joue la relation de l'Eglise et du monde. L'économie sacramentelle est un mode d'être nouveau dans l'histoire humaine ; elle fait appel à la foi et à l'accueil du monde symbolique de la création et de la rédemption. L'initiation des adultes est le modèle de référence du Baptême. La Confirmation est le sacrement de la "gratuité". L'Eucharistie n'est pas la fin du chemin, car elle appelle sa "mémoire" vive dans le coeur de la personne ; elle est toujours le "pain" pour la route. Elle est donc le lieu d'une "initiation" permanente au mystère de Dieu révélé dans l'histoire.
Résumé : " Le Christ, vivant au milieu des siens, imprime à ses disciples ce " style " inédit, admirablement dessiné par les Béatitudes, ce " style " toujours surprenant. Comment s'assurer que le chemin sur lequel nous marchons est le bon ? Comment vérifier que le regard que nous portons est celui des Béatitudes ? Comment savoir que l'amour dont nous aimons est celui qui se donne en vérité ? Comment discerner la vraie liberté en agissant en ce monde où les idoles jaillissent sous nos pas, plus séductrices que jamais ? Qui, au milieu des passions, nous aidera à reconnaître la volonté de Dieu ? Qui saura nous mener selon la sagesse divine alors que nous sommes ballottés au gré d'opinions souvent contradictoires ? Qui, en définitive, nous assurera que notre " style " de vie correspond à la liberté de l'Evangile ? Un frère, un ami nous sont offerts pour nous accompagner sur la route. Leur écoute est une grâce, leurs conseils sont précieux, leur témoignage est lumière. Humbles devant Dieu, serviteurs de nos libertés, ils s'effacent pour que, peu à peu, nous revêtions cette manière inimitable de vivre. L'accompagnement est un art, l'art des arts. Alain Mattheeuws partage fraternellement son expérience en des pages lumineuses. " Mgr Pierre d'Ornellas.
Le 18 août 1922, Edouard Manneret meurt à Hong-Kong dans des circonstances énigmatiques. Le fait qu'il ait été assassiné ne laisse pratiquement de doute à personne. Mais quels sont les mobiles du crime? Selon quel scénario s'est-il accompli? Quelle est l'identité réelle du meurtrier? Un narrateur obstiné essaie de reconstituer ce qui s'est passé ce soir-là à la Ville Bleue, maison de jeu, de spectacle et de prostitution. La personnalité de ce narrateur, malheureusement, semble poser aussi quelques problèmes...
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.