Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Enquête sur un désir
Matteucci Teresa
L'HARMATTAN
18,50 €
Épuisé
EAN :9782296126312
- J'habite tout près de chez vous. Et c'est la seule raison pour que je vienne vous voir, me dit-elle, avant même de s'asseoir en face de moi. Déjà agressive au premier abord. Je me blinde et l'invite doucement à s'installer. " C'est le début de la rencontre entre une psychothérapeute et sa patiente, Sandra. Ici, c'est l'analyste qui raconte. Par le " plaisir d'écrire " et de s'éloigner de la pure démarche professionnelle en écrivant, elle s'attache à recomposer, dans ses lignes essentielles, le parcours d'une vie, celle de sa patiente, qui peu à peu l'intrigue et la fascine par ce qu'elle a en elle de douloureusement névrotique, tout en restant d'une étonnante lucidité. Aussi, dans l'alternance permanente du présent au passé, elle dessine le portrait attachant de cette Sandra qui devient un véritable personnage de roman. La toile de fond est d'abord l'Italie, du fascisme à la guerre, de l'après-guerre aux grandes modifications dans sa société et dans ses moeurs ; ensuite Paris, au cours des années 80. C'est toujours l'analyste qui suit pas à pas l'enquête passionnée et passionnante de Sandra à la recherche de son désir. Un désir qui se cache dans les plis et les replis de son histoire personnelle, trop souvent entravé et contredit. Mais essentiel et irrépressible, puisque " la vie n'a pas de sens " - comme le dit Chaplin dans Les feux de la rampe - " elle n'est que désir "...
Nicolò Bassetti, paysagiste explorateur urbain, et Sapo Matteucci, écrivain, nous emportent dans un Grand Tour sur le périphérique romain à la découverte de lieux où jamais l'on ne passe. Sacro romano GRA est le coeur d'un atelier narratif sur la Rome contemporaine qui a inspiré un film, Sacro Gra, réalisé par Gianfranco Rosi, Lion d'or à Venise en 2013, une exposition photographique, une pièce de théâtre et un site web : www.sacrogra.it
Maître du récit fantastique, Keko s'attaque au Tour d'écrou (The Turn of the Screw, 1898), d'Henry James, peut-être l'histoire de fantômes la plus célèbre qui soit. Mais, contrairement à Guido Crepax qui en avait signé une adaptation, Keko n'adapte pas le roman: il en donne une suite! Souvenons-nous. Dans une vaste propriété de famille située dans la campagne anglaise, deux jeunes orphelins, Miles et Flora, sont placés sous la responsabilité d'une gouvernante, Miss Jessel. A la mort de celle-ci, une autre femme reprend ses fonctions, mais elle doit lutter contre les spectres de Miss Jessel et de son ancien amant, le valet Peter Quint. Le roman se terminait en laissant un certain nombre de questio ns ouvertes, dont s'est emparé avec délectation Keko,un dessinateur dont le thème principal a toujours été la folie. Une stupéfiante technique de hachurage associée à un usage savant des jeux de trames permet à Keko de jouer des niveaux de réalité, "comme autant de rideaux qu'il roule et déroule au gré de ses besoins".
La corporation des correcteurs s'est constituée autour de vertus professionnelles, militantes et syndicales. Si le monde des travailleurs du Livre (l'"aristocratie de la classe ouvrière") a porté les valeurs de combat et de solidarité, il a aussi forgé un vocabulaire. C'est pourquoi, pour évoquer cette histoire, les auteurs ont choisi la forme de l'abécédaire. Les mots qu'on y trouvera peuvent être ceux des métiers du Livre (casse, marbre, plomb...), ceux du métier de correcteur (chanter la copie, dive, majuscule elliptique...), ceux de la vie du livre-objet (copie, droits d'auteur, manuscrit...), ceux du syndicalisme en général (label syndical, monopole de l'embauche...), ceux du syndicalisme propre aux correcteurs initiés (gang des tractations avant, service syndical...), mais aussi ceux des pseudo-modernes (e-book, geek, télétravail...). Et, derrière les mots, se cachent bien souvent des maux (saisie délocalisée, sarrasin...).
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.