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La ville végétale. Une histoire de la nature en milieu urbain (France XVIIe-XXIe siècle)
Mathis Charles-François ; Pépy Emilie-Anne
CHAMP VALLON
24,99 €
Épuisé
EAN :9791026706335
L'heure est au verdissement des villes : toits et murs végétalisés, jardins de trottoir, partagés, thérapeutiques, etc. La ville se découvre-t-elle végétale ? En proposant une histoire sur la place de la nature en milieu urbain, cet ouvrage de synthèse dévoile au contraire les entrelacements continus quoique fluctuants des pavés et des plantes. Il ne s'agit pas seulement de s'intéresser aux jardins et aux parcs, mais aussi à toutes ces plantes "hors-sol" qui circulent dans l'espace de la ville - déchets végétaux, fruits et légumes des marchés, fleurs coupées, etc. A travers ces diverses formes du végétal on aborde la ville sous un autre jour, en remontant le fil de ses racines naturelles. On comprend ainsi pourquoi on a accepté, parfois encouragé, la présence d'une certaine nature en milieu urbain, quels acteurs ont permis qu'elle s'implante et fleurisse, à quels défis aussi il a fallu répondre pour y parvenir. Mais surtout, en examinant la nature végétale de la ville au croisement d'une histoire sociale, économique, culturelle, politique, les espaces verts et les végétaux apparaissent comme des instruments d'urbanité ou d'ensauvagement, des objets de commerce, de spectacle, d'études scientifiques, de bien-être ou de bien vivre. Des jardins de l'aristocratie du Grand Siècle au marché des Halles parisiennes, des parcs du Second Empire aux jardins botaniques, c'est toute une histoire nouvelle qui se dévoile et éclaire notre temps à la lumière du temps long.
Mathis Charles-François ; Walter François ; Pousso
Comment sont nés les premiers mouvements de protection de la nature ? Quelles ont été leurs motivations et leur idéologie ? Quelles résistances et quels soutiens ont-ils rencontrés ? Ce sont les questions auxquelles cet ouvrage tente de répondre, en étudiant le cas de l'Angleterre entre 1750 et 1914, espace symbolique du développement de l'industrialisation et de l'urbanisation, et l'un des pays pionniers en matière de préservation de la nature. Partant de la transformation du regard porté sur une nature devenue paysage et de l'analyse d'une idéologie " environnementale " en pleine élaboration, notamment dans les écrits de Wordsworth, qui insiste sur les valeurs patriotique et spirituelle des paysages anglais, cette histoire est complétée par celle des actions menées par les différentes associations de protection de la nature, dont les plus importantes, comme le National Trust, sont étudiées en détail. De la chanson au tableau de maître, des premières photographies aux plus grands poèmes de l'époque victorienne, en passant par les témoignages recueillis dans les rapports du Parlement, cet ouvrage éclaire ainsi d'un jour nouveau les origines de la relation si particulière du peuple anglais à ses paysages.
Depuis le XVIIIe siècle, les progrès techniques et scientifiques, les mutations agricoles, l?industrialisation, le développement des transports et des communications ont accompagné une profonde mutation de nos relations avec la nature, que l?on veuille la domestiquer, la comprendre, la sublimer, la préserver ou l?exploiter. Il semblerait au bout du compte que les forêts soient devenues des usines à bois, les rivières des flux dont on oublie qu?ils sont vivants, les océans de vastes poubelles de notre modernité?Dans cet ouvrage, en une trentaine de thématiques, les auteurs analysent avec profondeur, précision et nuance l?histoire des rapports entre la culture occidentale et la nature durant ces trois derniers siècles. Ils décrivent l?évolution des différents espaces : les campagnes, entre vision romantique et défis écologiques, les montagnes de « l?or blanc », les fleuves industrialisés, les marais « assainis »? Ils montrent leurs différentes représentations dans l?art, l?enseignement ou même les médias. Sans polémique, ces historiens analysent les entreprises de domination de la nature dans les sociétés occidentales et les colonies, la place des femmes ? tour à tour sorcières, botanistes ou écoféministes ?, l?appropriation des énergies fossiles ou encore les choix politiques face à l?épuisement des ressources et la chute de la biodiversité. Ils explorent enfin les tentatives visant à repousser les limites de la nature ou à la protéger.Cette somme inédite dévoile les multiples aspects de l?histoire longue de l?emballement écologique et climatique.Notes Biographiques : Sous la direction de :Charles-François Mathis, professeur d?histoire contemporaine à l?université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, membre de l?Institut d?histoire moderne et contemporaine.Steve Hagimont, maître de conférences en histoire contemporaine à Sciences Po Toulouse, membre du Laboratoire des sciences sociales du politique et du bureau du RUCHE.Avec la collaboration de :Anne-Claude Ambroise-Rendu ? Renaud Bécot ? Jean Bérard ? Hélène Blais ? Christophe Bonneuil ? Martine Chalvet ? Patrick Fournier ? Jean-Baptiste Fressoz ? Stéphane Frioux ? Frédéric Graber ? Romain Grancher ? Sebastian V. Grevsmühl ? François Jarrige ? Fabien Locher ? Rémi Luglia ? Corinne Marache ? Raphaël Morera ? Giacomo Parrinello ? Émilie-Anne Pépy ? Violette Pouillard ? Solène Rivoal ? Mark Stoll ? Anna Trespeuch-Berthelot ? Julien Vincent ? Alexis Vrignon ? Estelle Zhong Mengual
Résumé : Ah, comme tous les animaux ont de la chance ! Ils n'ont pas besoin, eux, de se tenir bien à table, de se brosser les dents, de ranger leur chambre, de se coucher tôt ou de ne plus se mettre les doigts dans le nez !
Dans quel régime vivons-nous depuis le printemps 2017 ? La question est légitime tant l'interprétation que fait le nouveau président des institutions de la Ve République vise à renforcer le pouvoir exécutif et le système de l'état d'urgence quasi permanent. En se plaçant au-dessus des partis, Emmanuel Macron abuse d'une formule éprouvée depuis 1790 puis 1793, et lors de chaque crise politique française grave, en 1795, 1799, 1815, 1851, 1940, 1958 et finalement en 2017-2019. Le pouvoir exécutif, en la personne d'un sauveur, tente de supplanter le pouvoir législatif que l'on décrédibilise en exagérant son inefficacité ou son éloignement du peuple, au risque de fragiliser la démocratie représentative. En adoptant la modération, celle du juste milieu, qui est censée réparer les excès des députés, un centre politique, semblable et différent selon les générations, s'invente lors de chaque crise. La saison des tourne-veste répète les mêmes recettes depuis deux cent trente ans, de 1789 à 2019. La vie politique française, malgré ce qu'en dit toute une tradition historiographique, n'est pas bloquée par une lutte handicapante entre droite et gauche, mais par un poison : celui d'un extrême centre, flexible, prétendu modéré mais implacable qui vide de sa substance démocratique la République en la faisant irrémédiablement basculer vers la république autoritaire. Le macronisme n'est pas une Révolution : c'est une vieille histoire.
Les débats autour de la désinformation, des fake news et de la post-vérité risquent d'occulter une crise peut-être plus radicale que la crise de la vérité : la destitution de la réalité elle-même. Cette destitution commence avec la volonté prométhéenne de transformer la nature en environnement, et donc de détruire celle-ci. Elle prend bien d'autres formes, hétérogènes et indépendantes les unes des autres en apparence, mais qui en fait conjoignent leurs effets. L'artificialisme, le simulationnisme, le présentisme, le prédictionnisme, le fictionnisme, le négationnisme, le complotisme et le nihilisme sont les huit formes de destitution de la réalité analysées dans cet essai. Comme l'avait vu le psychanalyste Jacques Lacan, c'est la psychose qui guette l'humanité.
Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.
Volontiers qualifiées de "favorites", de "presque reines" et même parfois de "sultanes", les maîtresses des rois de France sont parmi les femmes les plus célèbres de l'Ancien Régime. Si, depuis le début du XIXe siècle, nombre de biographies et de romans historiques leur furent consacrés, elles rencontrent un accueil plus mitigé auprès des chercheurs. Flavie Leroux vise dans cet ouvrage à dépasser l'anecdote et la "petite histoire", pour proposer une perspective plus large rendre compte du rôle central que les maîtresses ont pu tenir dans la construction de leur propre parcours, dans le devenir de certaines familles et dans le fonctionnement institutionnel de la monarchie. L'enjeu est d'étudier le phénomène de la faveur au féminin en général à l'aide de sources largement inédites. A cet effet, est considérée une période charnière dans l'histoire de France : les règnes de Henri IV (1589-1610) et de Louis XIV (1643-1715), qui marquent l'avènement et l'expansion de la monarchie dite absolue. On retrouvera des figures fameuses, telles Gabrielle d'Estrées, Mme de Montespan ou Mme de Maintenon, mais aussi des maîtresses moins connues, comme Jacqueline de Bueil, Charlotte des Essarts ou encore Marie-Angélique de Fontanges. L'étude ne s'arrête cependant pas aux femmes qui entretiennent une liaison avec le roi. Leurs enfants, leurs parents, les individus et les communautés qu'elles protègent sont également au coeur de la réflexion. Au-delà du portrait factuel, politique, tapageur ou moral, la maîtresse et les siens sont considérés dans leur réalité sociale. Filles, soeurs, tantes, mères, parfois épouses ou veuves, mais aussi dames nobles, femmes d'affaires et protectrices : autant de visages qui montrent la capacité d'action de ces femmes et leur influence dans le devenir de leurs proches, tout en éclairant le fonctionnement du pouvoir royal.