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La France ciblée. Terrorisme et contre-terrorisme pendant la guerre d'Algérie
Mathias Gregor
VENDEMIAIRE
21,90 €
Épuisé
EAN :9782363582546
Novembre 1954 : l'insurrection éclate en Algérie. Rapidement, le conflit gagne la métropole, où le FLN met en place une administration clandestine au fonctionnement efficace. Une véritable guerre l'oppose alors à son concurrent direct, le MNA. Très vite, des frontières invisibles apparaissent, au sein des agglomérations françaises, entre les quartiers et les rues que les ouvriers algériens appartenant à l'un ou l'autre camp ne peuvent franchir sans risquer leur vie. Depuis ses bastions, le FLN mène en outre des attaques contre des cafés et des hôtels, organise des attentats à la bombe, mitraille des policiers et des commissariats. A Paris, Lyon ou Marseille, des agents d'élite mettent en place des unités chargées d'infiltrer et de démanteler l'organisation clandestine, en s'appuyant notamment sur des harkis et des réseaux d'informateurs. Tous les moyens, légaux et illégaux, ont été utilisés des deux côtés, faisant de l'immigration algérienne en France métropolitaine un véritable champ de bataille où tombèrent plus de 4 000 victimes. Les dessous d'une guerre secrète qui s'est déroulée, pendant huit ans, sur le territoire français.
Les derniers mois de la guerre d'Algérie sont marqués par un chaos provoqué par les attentats des irréductibles de l'Algérie française de l'OAS et les représailles du FLN. Le vide du pouvoir qui s'installe au fur et à mesure du repli de l'administration française et de l'armée aggrave la situation sécuritaire. À partir d'avril 1962, on assiste à des enlèvements d'Européens aux périphéries d'Alger et d'Oran par des groupes informels du FLN. Plus de 630 civils et militaires sont enlevés dans les quatre mois qui séparent le cessez-le-feu de l'indépendance. Le sort de ces disparus n'a jamais été révélé par les autorités algériennes, tandis que les corps n'ont jamais été restitués aux familles. Alors que les hypothèses penchent pour des actes crapuleux ou des arrestations de militants supposés de l'OAS et des vengeances du FLN, rapidement des rumeurs hantent les quartiers européens, qui évoquent la découverte de cadavres d'Européens vidés de leur sang. UN qoutidien britannique affirme même que les forces de l'ordre auraient retrouvé des cadavres pendus à des crochets de boucher. L'existence de vampires semble ne plus faire de doute pour les Européens. Cette étude historique révèle que ces derrière ces enlèvements se cache la pratique des prélèvements sanguins forcés. Cet ouvrage, fruit d'un travail de huit années, fait la synthèse de l'ensemble des informations sur les enlèvements destinés à pallier le déficit de banque de sang du FLN. Il présente ainsi l'ensemble des documents militaires français, d'études algériennes et des archives du CICR de Genève qu'il confronte à des témoignages écrits et oraux de rescapés de ces pratiques. Gregor Mathias reconstitue minutieusement le contexte de la fin de la guerre d'Algérie et l'émergence du mythe des vampires et explique les raisons qui ont poussé le FLN à recourir à cette pratique barbare.
En 2015, la France découvre qu'elle peut être la cible en plein coeur de Paris d'attentats coordonnés et simultanés. Depuis, les attentats inspirés ou organisés, réussis ou déjoués, se sont multipliés sur le territoire national, en Europe ou à l'étranger contre les intérêts français. Anticipant les problèmes posés par la surveillance ou prenant conscience des failles des forces de l'ordre après un attentat, les pouvoirs publics ont fait évoluer progressivement les moyens matériels et l'arsenal judiciaire pour s'adapter à la mutation de la menace terroriste. Trois ans après les premiers attentats, Gregor Mathias fait un bilan de ce qui a changé dans le domaine du renseignement intérieur et extérieur, de la lutte au quotidien contre le terrorisme par le plan Sentinelle et les lois antiterroristes et des procédures judiciaires. Il montre que cette stratégie est complétée par des opérations militaires menées contre les djihadistes et les donneurs d'ordre à l'étranger. Sans éluder les dysfonctionnements ayant conduit à un attentat ni les critiques des mesures prises, il explique comment les institutions civiles et militaires de la République se sont progressivement adaptées à la lutte contre le terrorisme islamiste qui demeurera le véritable défi sécuritaire de notre pays pour les vingt années à venir.
François Hollande arrive à l'Elysée avec des idées simples de non-ingérence dans les affaires africaines, de refus de toute connivence avec les chefs d'Etat rétifs à la démocratie et avec la volonté d'ignorer les dictateurs africains. Mais les crises malienne et centrafricaine l'obligent à changer radicalement de posture... et les interventions de l'armée française se dessinent dès à présent comme le principal succès du début de ce quinquennat. Après le naufrage diplomatique de Nicolas Sarkozy, qui a déstabilisé l'image de la France en Afrique et dans une grande partie du Sahel par le biais d'une campagne militaire en Libye aux conséquences mal maîtrisées, François Hollande a saisi l'occasion de réparer une partie des erreurs de son prédécesseur. Comment, pourquoi, à quelles conditions humaines, économiques et politiques: l'auteur nous dévoile le dessous des cartes. Et nous amène à nous interroger sur les défis à relever pour que la France retrouve pleinement une place en Afrique - un enjeu considérable pour l'avenir de l'Afrique et de la France.
Jane, Catherine et Mary Grey sont trois soeurs qui ne souhaitent rien d'autre que profiter des beautés de ce monde, de leur jeunesse, et de trouver l'amour. Mais leur héritage royal fait d'elles des cibles aux yeux de leurs cousines : Marie et Elisabeth qui se partageront successivement la Couronne d'Angleterre, et redoutent plus que tout de la perdre. Chacune d'entre elles est cependant déterminée à prendre les rênes de son propre destin, même si cela signifie risquer sa vie et passer le restant de ses jours à la Tour de Londres. Dans ce jeu de pouvoir, qui sera la dernière Tudor ? Cinq héritières présomptives, cinq femmes pour perpétuer la lignée des Tudors. Une lutte de pouvoir sans merci.
Démarrée en 2013 avant de s'ensabler au Sahara, l'intervention de l'armée française au Sahel, d'abord au Mali, puis dans les pays voisins, a jeté une lumière crue sur la résilience de groupes djihadistes qui sont également actifs au Nigeria, au Mozambique, à la frontière de l'Ouganda et dans la Corne de l'Afrique. La lutte contre le terrorisme a alors amené la communauté internationale à s'interroger sur la dérive d'un continent menacé par l'Etat islamique et gangrené par les idées subversives d'un salafisme d'origine saoudienne. La perception de la radicalisation et de la politisation d'un islam influencé par l'évolution de la situation au Moyen-Orient méconnaît cependant les spécificités de la religion musulmane au sud du Sahara. Historiquement, l'Afrique a connu de nombreux djihads qui n'étaient pas moins violents qu'aujourd'hui, du califat de Sokoto au Nigeria jusqu'à l'Empire toucouleur du Mali en passant par la Mahdiyya au Soudan ou l'insurrection du "mollah fou" en Somalie. Quant aux confréries soufies, il leur est aussi arrivé de revendiquer l'application d'une charia dont le rigorisme n'avait rien à envier au puritanisme du wahhabisme de l'Arabie saoudite... Spécialiste des conflits armés de la région, Marc-Antoine Pérouse de Montclos démonte une à une, à l'aune de l'histoire et des études de terrain les plus récentes, ces idées fausses qui nous empêchent de comprendre les risques géopolitiques auxquels se trouve aujourd'hui confrontée une bonne partie de l'Afrique". Docteur en sciences politiques, Marc-Antoine Pérouse de Montclos est directeur de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD). Il a été rédacteur en chef de la revue Afrique contemporaine et est l'auteur de nombreux livres, dont La Tragédie malienne (Vendémiaire, 2013), L'Afrique, nouvelle frontière du djihad ? (La Découverte, 2018) et Une guerre perdue. La France au Sahel (J. -C. Lattès, 2020).
Crises cycliques d'ampleur mondiale, explosion des inégalités, déclin de la croissance, hausse du chômage... Nos sociétés semblent soumises, impuissantes, aux aléas de dictats économiques. Serions-nous donc sans armes pour anticiper ces changements ? Depuis Platon jusqu'à Keynes, en passant par Marx et saint Thomas d'Aquin, théoriciens et penseurs se sont pourtant efforcés de comprendre et d'organiser la production des richesses et leur répartition entre les hommes. Et leurs points de vue, comme leurs recommandations, ont évolué avec les techniques et les systèmes marchands. Il se pourrait cependant que leurs héritiers actuels, armés de formules algébriques complexes et les yeux rivés sur des colossales masses de données, aient gravement sous-estimé un facteur devenu fondamental depuis le xXIXe siècle : les changements démographiques. Car s'il est évident que la démultiplication de la population mondiale a entraîné avec elle la croissance de l'économie, comment ne pas imaginer que le ralentissement des naissances, couplé au vieillissement des peuples, ne déclenche la fin de ce processus ? C'est ce que l'on observe de manière troublante lors de la crise de 1929 aux Etats-Unis et dans l'Europe d'aujourd'hui, où une stagnation durable semble propice aux conséquences politiques les plus inquiétantes. Une saisissante histoire des idées, et une lecture novatrice des dangers auxquels nous sommes confrontés.
Résumé : Accueillant avec optimisme la mobilisation d'août 1914, des nobles de tout âge s'engagent sous les drapeaux, en particulier dans la cavalerie, l'infanterie et l'aviation. Dès les premiers mois du conflit, un immense décalage se fait jour entre leurs idéaux guerriers, hérités d'une prestigieuse tradition militaire, et la réalité brutale de combats où les avancées technologiques, l'attente et l'inaction cristallisent la hantise d'une mort sans gloire. Issues d'un monde où l'exploit individuel, le sacrifice et le dépassement de soi sont particulièrement valorisés, les noblesses françaises connaissent une désillusion amère et restent le plus souvent en marge de la camaraderie des tranchées. Au fil des années, toutefois, ces combattants de tous grades découvrent, entre incompréhension, condescendance et bienveillance, des compatriotes qu'ils connaissent mal. Cette expérience d'altérité, qui ébranle les hiérarchies d'avant-guerre, est d'autant plus déstabilisante qu'entre 1914 et 1916, ce sont près d'un quart des 5 870 aristocrates mobilisés qui perdent la vie : une hécatombe, frappant une catégorie sociale déjà fragilisée. A travers les correspondances, récits et souvenirs de ces combattants, qui ont laissé d'innombrables archives et témoignages restés dans l'ombre jusqu'à aujourd'hui, ce livre est une contribution inédite à l'histoire sociale et culturelle de la Première Guerre mondiale.
Crise sanitaire, tensions raciales, contestation des résultats électoraux : le mandat de Donald Trump s'est achevé dans un climat quasi insurrectionnel, laissant la société américaine plus divisée que jamais. L'élection de Joe Biden, accueillie avec soulagement par la classe politique européenne et les élites intellectuelles américaines, semblait signer pour beaucoup la fin d'une folle parenthèse, un retour à la normale. Si tant est qu'il se produise, cet apaisement risque d'être de courte durée. Loin de représenter un accident de l'histoire, le trumpisme constitue le symptôme d'un mal plus profond, le résultat d'un modèle économique, social et institutionnel à bout de souffle. Or, les réformes ambitieuses annoncées par Joe Biden peinent à se matérialiser malgré l'émergence d'une aile gauche démocrate de plus en plus structurée, forte de propositions et déterminée à infléchir l'action de la Maison Blanche. Une analyse détaillée et percutante de la vie politique des Etats-Unis, hyper puissance confrontée aux plus grands défis de son histoire récente.