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Pratiques de l'éditeur
Mathay Françoise
SUP
17,00 €
Épuisé
EAN :9791023140132
Toute publication dépend de la coordination harmonieuse de la chaîne éditoriale dans laquelle l'éditeur joue le rôle essentiel de chef d'orchestre. Dans Pratiques de l'éditeur, Françoise Mathay, éditrice indépendante spécialisée dans le secteur du livre illustré et intervenante dans le master professionnel "Création éditoriale multisupport" de Sorbonne Université, offre une réflexion approfondie et éclairante sur le travail éditorial. Son objectif est de montrer que la réussite de toute publication dépend de la coordination harmonieuse de l'ensemble de la chaîne éditoriale dans laquelle - leitmotiv de l'ouvrage - l'éditeur joue le rôle essentiel de chef d'orchestre. Avec un souci pédagogique, chaque chapitre aborde une compétence ou un thème précis, déclinant fondamentaux et théorie : la chaîne et les acteurs du livre, le b. a. -ba de la propriété intellectuelle, l'anatomie du livre, le rétroplanning, le chemin de fer, la gestion de l'iconographie, la coédition ou encore les différentes étapes de validation avant le BAT. S'y ajoutent des éclaircissements sur les méthodes organisationnelles, la gestion des priorités, le brief des interlocuteurs ou bien la capacité d'anticiper. Le volet théorique est systématiquement complété par une mise en situation pratique avec des exemples concrets ou des exercices. Les rubriques intitulées "Bon à savoir", "A copier ! " ou "Mémo", proposent un repérage facile pour identifier les notions essentielles à retenir. Deux dépliants, exposant la chaîne éditoriale d'un livre illustré, accompagnent cet ouvrage qui s'adresse à toute personne désireuse de (mieux) comprendre les rouages de l'édition : étudiants, stagiaires et apprentis, éditeurs juniors ou confirmés, directeurs éditoriaux, chefs de projets, chargés de communication, concepteurs-rédacteurs...
Les psychanalystes écrivent, du moins certains d'entre eux. Mais en quoi l'écriture les concerne-t-ils et les implique-t-ils spécifiquement ? La question vaut d'autant plus aujourd'hui, et sans doute davantage en France et dans l'aire francophone, que le recours à l'écriture chez les analystes connaît une diversification sans précédent de ses formes. Peut-être qu'en parallèle avec un certain abandon du modèle de l'application de la psychanalyse à la littérature, les psychanalystes seraient non seulement de plus en plus nombreux à écrire, mais aussi de plus en plus nombreux à chercher leur écriture : à chercher leur écriture en expérimentant de nouvelles modalités de croisements entre écriture autoréférentielle et écriture fictionnelle. L'enjeu est d'échapper à l'alternative, encore dominante : soit l'entrecroisement du témoignage clinique et de l'essai, soit l'adoption des formes littéraires consacrées, comme le roman ou la nouvelle. Sont ainsi conviés à penser, ensemble et séparément, des psychanalystes de divers styles et de différents courants, mais aussi des écrivains et des spécialistes du texte littéraire.
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.