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Totalitarisme fasciste
Matard-Bonucci Marie-Anne
CNRS EDITIONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782271118493
Avec l'essor des nationalismes et des populismes en Europe, la notion de fascisme revient en force dans le débat politique, qu'il s'agisse, pour les uns, de dénoncer un hypothétique retour des années trente ou pour les autres, de stigmatiser l'" islamo-fascisme ". Au moment où les démocraties européennes montrent des signes de fatigue, il est impératif de revisiter le sens de ce mot en mobilisant une approche historique et en replaçant ce phénomène politique dans le pays qui l'a vu naître : l'Italie. Marie-Anne Matard-Bonucci rappelle ainsi le rôle et la place inédite de la violence dans l'idéologie fasciste et dans ses pratiques. Une violence non seulement utilisée pour anéantir les adversaires politiques mais aussi mise en oeuvre sur un mode génocidaire dans les colonies italiennes. En étudiant certains domaines peu abordés par les historiens, elle décrypte l'impact du projet fasciste sur le quotidien des Italiens, le projet de construction d'un " homme nouveau " conduisant le régime à vouloir contrôler les comportements, changer les caractères jusque dans la sphère de l'intime : des usages linguistiques au rire, des loisirs aux affects. Elle souligne aussi la plasticité de l'idéologie fasciste, l'exaltation de l'action et du pragmatisme permettant métamorphoses et reniements. A rebours des idées reçues, Marie-Anne Matard-Bonucci insiste enfin sur la nature raciste et antisémite du régime mussolinien : l'Italie fasciste fut le seul Etat à avoir expérimenté en même temps une politique raciste coloniale et un antisémitisme d'Etat.
Résumé : Le projet d'invention d'un " homme nouveau " est la marque d'une culture politique commune aux mouvements et régimes fascistes apparus dans l'Europe de l'entre-deux-guerres. Souvent perçue comme l'une des caractéristiques des idéologies totalitaires, cette volonté d'exercer un contrôle absolu sur les individus, de transformer les caractères et les âmes a été négligée par beaucoup d'historiens. Pourtant, l'intention se traduisit par de multiples réalisations structurant le paysage politique - encadrement de la population, invention de méthodes et d'une " pédagogie n nouvelles, usage massif de la propagande - qui ne furent pas seulement destinées à standardiser et " mettre en uniforme " les individus mais à les remodeler, sur le plan physique et moral, à partir de valeurs et d'idéaux. Formation, éducation, rééducation, régénération, renaissance, " rachat des âmes ", palingénésie : la multiplicité des vocables est à l'image de la diversité des projets. Une diversité prenant sa source dans le rapport entre modernité et tradition, dans le poids des cultures nationales, dans la capacité de ces régimes à inscrire leur expérience dans la durée, dans leur marge d'autonomie sur la scène internationale. A travers la conception de l'homme nouveau, son allure, sa posture discrète ou encombrante, le poids respectif des facteurs biologiques et des déterminations culturelles, se lisent la parenté, mais aussi les singularités irréductibles des régimes autoritaires et totalitaires apparentés au fascisme : Italie fasciste, Allemagne national-socialiste, Espagne franquiste, Portugal de l'Estado Novo, Etat français. Le présent ouvrage propose, pour la première fois, la matière d'une réflexion d'histoire comparée sur une ambition politique et sa mise en ?uvre, située au c?ur même des projets fascistes et totalitaires.
Gramsci Antonio ; Matard-Bonucci Marie-Anne ; Rayn
Personne n'a aussi bien su qu'Antonio Gramsci comment naît le fascisme : dès ses débuts en politique, dans la presse socialiste, il fait la connaissance d'un certain Benito Mussolini. Leurs chemins se sépareront radicalement, puisque Gramsci sera l'un des fondateurs du Parti communiste italien en 1921, tandis que Mussolini deviendra le tyran de l'Italie - sous les yeux de Gramsci qu'il fera emprisonner. Dans ces dix articles écrits entre 1920 et 1924 et pour la plupart inédits en français, le jeune penseur italien étudie avec une lucidité implacable les ressorts de l'installation du fascisme en Italie. Cent ans après, il semble nous parler : perte de confiance dans les parlements, destruction de l'Etat, fonctionnaires complices, capitalisme déchaîné abandonnant la bourgeoisie démocrate, déification du "chef"... Une analyse frappante, une alerte salutaire.
Résumé : "Dans mon dossier: adolescent en difficulté. Passe douloureux. Cela m'a permis d'aller à l'école. Dans le dossier confidentiel, il est écrit: top secret. Personne ne doit savoir la vérité. C'est très bien ainsi. "
C'est l'une des pages les plus sombres de l'histoire du fascisme italien. Ce n'est pourtant pas la mieux connue. Notamment en France, où l'on cite souvent en exemple la protection dont bénéficièrent les juifs dans la zone occupée par les Italiens entre novembre 1942 et septembre 1943, cette période où l'on vit des carabiniers empêchant des policiers français d'arrêter des juifs pour les livrer aux Allemands. Mais on oublie parfois que ce qui fut une réalité en France et dans les autres pays occupés par l'Italie (Yougoslavie, Grèce) ne l'était pas de l'autre côté des Alpes, où les juifs étaient traités comme des parias...Longtemps délaissée par les historiens, la politique antisémite conduite par le régime fasciste à partir de 1938 fait l'objet, depuis une quinzaine d'années, de relectures iconoclastes. C'est tout le mérite du passionnant ouvrage de Marie-Anne Matard-Bonucci que d'offrir enfin au public français une synthèse de ces travaux, enrichie de recherches inédites dans les archives italiennes. Les conclusions sont sans appel. Elles remettent en cause l'idée d'une législation imposée par l'Allemagne nazie, appliquée avec indulgence et rejetée en bloc par un peuple soi-disant immunisé contre l'antisémitisme. (Thomas Wieder - Le Monde du 12 janvier 2007 )Dans l'Italie de Mussolini, un juif sur quatre était inscrit au Parti fasciste. Même s'il n'y eut pas d'étoile jaune, la tragédie était en marche...Dire que les juifs furent surpris, cela va sans dire, surtout les fascistes. Les plaintes affluèrent: Duce, nous avons toujours été de bons fascistes! On leur répondit qu'ils contaminaient la race depuis l'Empire romain et, justement, la grande oeuvre du Duce c'était de bâtir un homme nouveau dans un nouvel Empire romain...Grâce au recensement fasciste, aux auxiliaires fascistes, la traque est fructueuse. Les Italiens juifs furent 7 000 à périr à Auschwitz, dans d'autres camps quand Auschwitz fut pris. Le livre de Marie-Anne Matard-Bonucci apporte une masse d'informations sur cet aspect mal connu de l'histoire du fascisme. Des sornettes à la tragédie, il montre bien le cheminement. (Delfeil de Ton - Le Nouvel Observateur du 8 février 2007 )Pourquoi cette persécution à retardement? C'est l'énigme à laquelle répond Marie-Anne Matard-Bonucci dans une somme magistrale. Le Duce n'avait subi aucune pression de son allié Hitler. Mais il était revenu d'un voyage en Allemagne en 1937 convaincu qu'il fallait «prussianiser l'Italie». Le juif fit donc office de repoussoir pour relancer un régime essoufflé. Si la population resta passive, chefaillons et plumitifs rivalisèrent dans l'abjection, sur fond de silence du roi et du Vatican. (François Dufay - Le Point du 15 février 2007 )L'image d'une Italie fasciste rétive à l'antisémitisme s'est longtemps imposée. Les uns affirmaient que le Duce n'avait adopté une législation d'exclusion que pour complaire à son allié allemand, les autres soulignant que les juifs avaient trouvé refuge dans les zones que l'armée italienne occupait, dans la région de Nice notamment. Autant de mythes qu'infirme la solide étude, fondée sur des sources inédites, de Marie-Anne Matard-Bonnucci...Les mesures adoptées en 1938 (exclusion de certaines professions, interdiction des mariages mixtes...) ne résultèrent ni d'un diktat nazi, ni d'une pression émanant de la rue ou des milieux fascistes. (Libération du 22 février 2007 )
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.
(Texte provisoire) En bref Tout sur la monarchie à son âge d'or. Le livre Issue d'un ouvrage collectif sur les monarchies à toutes époques, cette contribution d'Yves-Marie Bercé, synthèse sur une forme politique dominante en Occident de la Renaissance à la Révolution française, est une formidable introduction à l'histoire de l'Europe à l'époque moderne. Il ne s'agit pas d'un catalogue des rois et reines du XVIe au XVIIIe siècle, mais bien d'une histoire de la monarchie à travers l'analyse des fonctions royales. Roi-père, roi-justicier, garant de la Paix. Les nombreux attributs du souverain - vrais ou supposés - soulignent le caractère sacré alors attaché à cette fonction. Mais qu'en est-il vraiment du pouvoir du roi ? Que nous disent les chutes de trône du caractère supposément divin de leur élection ? Quels sont les rapports du roi à l'Etat, alors naissant dans le courant du XVIIe siècle ? Comment l'épithète " absolue " que l'on accole alors à " royauté " se traduit-il dans la pratique ? Et surtout, quelles relations le roi entretient-il avec son peuple ? De François 1er à Louis XVI, d'Elisabeth 1re à Jacques II, de Charles Quint à Charles III le Bourbon, c'est l'âge d'or de la monarchie que nous fait revivre Yves-Marie Bercé, en fin connaisseur de la période. L'auteur Yves-Marie Bercé, chartiste, ancien membre de l'Ecole française de Rome, est professeur d'histoire moderne. Arguments - Une synthèse claire et accessible.
L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. Du fait de sa politique, la Russie a perdu l'Ukraine et fragmenté l'espace postsoviétique qu'elle considère comme sa sphère d'influence, elle s'est aliénée une bonne partie de l'Occident, elle s'est engagée dans un incertain virage vers l'Asie, etc. Près de vingt ans après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, ces événements relancent les interrogations sur les objectifs poursuivis par la Russie. Quels sont les facteurs qui déterminent ses actions extérieures ? Quelle est sa capacité à se remettre des bouleversements qu'elle a connus depuis 1991 ? Cet ouvrage se penche sur ces questions en accordant une attention particulière aux perceptions et aux représentations. Il explore la vision que la Russie a de l'étranger en la confrontant à la réalité de la place qu'elle tient sur la scène internationale ainsi qu'aux regards portés sur elle par le monde extérieur. En croisant ces différents regards, il a pour but de contribuer à la compréhension de la trajectoire russe.
En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.