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Toi, mon infinitude
Massoudy Hassan ; Salomé Jacques
ALBIN MICHEL
26,05 €
Épuisé
EAN :9782226105790
Ce livre est le fruit d'une rencontre entre l'amour et la beauté : les paroles de Jacques Salomé, centrées sur la quête du véritable amour, trouvent ici un écho pictural dans les formes sensuelles créées par Hassan Massoudy. Avec son style unique qui relève autant de l'art contemporain que de la calligraphie arabe traditionnelle, l'artiste donne chair et vie aux mots qu'il a élus dans ce florilége poétique. Il perce leur coeur pour en faire jaillir mille courbes et mille couleurs, il pénètre leur sens le plus mystérieux, pour le traduire en une gestuelle d'écriture dans laquelle l'esprit et la lettre ne font qu'un. Par la magie du calame de Hassan Massoudy, les matériaux qu'il a lui-même préparés, mélanges singuliers d'encres et de terres, sont soudain habités d'une énergie qui évoque une aspiration vers l'infini. Il vibrent ainsi en harmonie avec le propos de Jacques, Salomé, dans lequel la relation à l'autre est perçue comme une porte ouverte sur l'horizon d'une "infinitude". Eensemble de cette oeuvre à deux voix est construit sur un rythme quaternaire qui rappelle à la fois les quatre éléments et les quatre saisons de la nature. Un livre à écouter comme un cantique, et à lire avec les yeux de l'âme.
Je ne sais s'il v a dans toute l'histoire de la civilisation un tableau plus animé que celui de la vie arabe avant l'islamisme, telle qu'elle nous apparaît dans cette image admirable de Antara: liberté illimitée de l'individu, sentiment exalté de l'honneur, vie nomade et chevaleresques fantaisie, gaieté, malice, poésie légère et indévote, raffinement d'amour... Ernest Renan
Je crois en la religion De l'amour, Où que se dirigent ses caravanes Car l'amour est ma religion et ma foi." Ibn Arabî Dans chacun de ces poèmes, extraits de L'Interprète des désirs, Ibn Arabî (1165-1240) évoque l'expérience fulgurante d'un amour spirituel, suscitée par sa rencontre avec une jeune Iranienne prénommée Nizhâm, Harmonie. Reconnu comme l'un des plus grands maîtres soufis, Ibn Arabî dépeint les caractéristiques de cette femme emblématique, expression parfaite de l'Amour, de la Beauté, de la Divinité. Il la reconnaît et l'aime dans le creux des dunes, dans l'ombre bienfaisante des rares bosquets, dans le vent frais, dans le soleil scintillant, bref dans tous les mouvements de la nature. Nourri de poésie et de culture arabe, Hassan Massoudy redonne vie à cette expérience spirituelle unique, par son style à la fois généreux et maîtrisé. Sur des fonds de couleurs qui évoquent les paysages désertiques dont parle Ibn Arabî, les lettres devenues oeuvres d'art incarnent les évolutions harmonieuses de l'Amant et de l'Aimée.
Il est bien difficile de parler du désert. Il échappe aux mots. Nulle description, récit ou étude ne pourra jamais exprimer totalement l'émotion d'une rencontre entre l'homme et le désert. Tout se passe au-delà de la conscience, dans le corps et le coeur, comme une intuition de l'infini. C'est peut-être cela que l'on appelle "l'indicible". Aussi Isabelle Massoudy a-t-elle eu recours aux talents conjugués d'une soixantaine d'écrivains, d'époque et d'origine diverses, pour tenter de cerner par des approches différentes, ce mystère du silence et de l'espace. Et puis Hassan Massoudy vint... Hassan qui porte le désert en lui, par sa naissance, son enfance, sa culture, sa personnalité. Il vient traduire en lignes, en gestes, en signes, enjeux de couleurs, en élans à la fois spontanés et maîtrisés, cette "réalité abstraite" qui parle aux sens comme à l'esprit.
Résumé : En dehors d'approches ethnologiques, l'intérêt pour l'étude de la divination et des arts divinatoires en général a été pendant longtemps réduit, en occident, au débat qui oppose les sciences et les " parasciences ". D'un côté, le mépris et la négation systématique ; de l'autre, une confiance aveugle qui n'est pas sans rapport avec ce qu'il est convenu d'appeler la " pensée magique ". N'est-ce pas là, d'une part et d'autre, la meilleure façon de passer à côté du sujet, en le constituant comme croyance et non comme objet d'étude ? S'il est vrai que les procédés divinatoires, de la géomancie à l'astrologie, ne relèvent pas de la science, il n'en reste pas moins qu'ils ont une réalité propre dont il faut rendre raison. C'est à ce travail profondément novateur que s'est attachée Marie-Louise von Franz. Explorant les fondements inconscients qui ont donné le jour à "c es pratiques", la disciple de Jung affirme que les arts divinatoires dont d'abord symboliques. Ils obéissent à des lois spécifiques qui peuvent nous renseigner sur ce " lieu " de l'âme où se rejoigne potentiellement l'esprit et la matière.
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".