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Faust ou la mélancolie du savoir
Masson Jean-Yves
DESJONQUERES
22,30 €
Épuisé
EAN :9782843210587
Variante moderne du mythe de Prométhée, reconnaissable à ce désir d?envol vers les hauteurs, à la poursuite de savoirs et de pouvoirs interdits, le mythe de Faust n?a jamais été plus vivant qu?aujourd?hui. La définition de l?homme occidental comme « l?homme faustien » est vraiment d?actualité à l?heure des manipulations génétiques et des interrogations sur les limites éthiques imposées à la science. Partout où l?homme est en mesure de toucher avec crainte à sa propre essence et de franchir les limites qui lui ont été imposées par la nature, partout où la Volonté de Savoir rencontre le Désir, partout où la connaissance a, en quelque façon, partie liée avec la maîtrise de soi et d?autrui, la figure de Faust rôde. La variété des approches ? critique, littéraire, musicale, philosophique, psychanalytique ? des textes réunis ici permet de mieux saisir les enjeux qui sont demeurés fondamentaux de 1587 à aujourd?hui, et d?expliquer la présence obsédante de cette figure dans notre imaginaire.
«Il fallait qu'un poète, au début du vingtième siècle, courût le risque de renoncer volontairement à la poésie pour qu'apparussent pleinement les enjeux de cet acte de langage et de conscience que l'on nomme un poème.»Poète et traducteur, Jean-Yves Masson propose ici une interprétation du destin créateur de Hugo von Hofmannsthal (1874-1929), l'un des grands auteurs viennois du tournant du siècle dernier, dont l'itinéraire poétique fut aussi bref qu'intense. Pourquoi Hofmannsthal a-t-il cessé d'écrire des poèmes pour se consacrer au théâtre et à la prose? Pour comprendre les raisons de ce renoncement, l'essai que voici s'attache à une lecture de l'ensemble de l'oeuvre poétique dont une traduction complète paraît simultanément dans la même collection.
Qu'ils y reviennent ou le quittent sans espoir de retour, qu'ils en poursuivent le souvenir ou cherchent à lui échapper, qu'ils y vivent seuls ou dans le huis clos infernal d'une famille, les personnages de ce livre affrontent le secret de leur existence à travers un lieu auquel ils sont liés - maison, jardin, contrée ou île. Tous font l'expérience cruciale du rêve qui bouleverse leur destinée et les arrache à eux-mêmes pour les projeter dans l'énigme du monde. Pour le meilleur et pour le pire, les uns lucides, les autres non, de bonne ou de mauvaise foi, héroïques ou lâches, ils ont choisi d'habiter la maison de l'écriture pour arracher au silence un peu de l'inconnu qui est en eux.
Mars 1825: le théâtre de Weimar brûle. Goethe, qui l'a fait construire puis l'a dirigé pendant près de trente ans, voit dans cet incendie "le bûcher de ses souvenirs", et sans doute aussi un présage de sa propre mort. On peut en lire la confidence dans les Conversations de Goethe avec Eckermann, livre étonnant qui décrit jour après jour les dernières années de la vie du plus grand écrivain allemand. Mais Eckermann a-t-il tout dit? Il semble bien que non. Un témoin jusqu'ici méconnu prend la plume et raconte. On découvrira dans son récit, retrouvé après plus d'un siècle et demi d'oubli, un Goethe-Phénix qui renaît de ses cendres, rêve un théâtre entièrement nouveau, et convie quelques amis, au nom de cette utopie, à une cérémonie secrète: "Car lorsqu'un malheur survient, lorsque la mort nous frappe, lorsque la destruction nous menace, il importe de réaffirmer au plus vite les forces de la vie. C'est pourquoi j'avais besoin de vous aujourd'hui: pour que nous formions un cercle enchanté."
La découverte du rhum a suivi celle de l'Amérique. Dès le XVIe siècle, les Espagnols, les Portugais puis les Français et les Anglais découvrent la possibilité d'obtenir à partir du jus de canne une boisson fortement alcoolisée. D'abord réservé à l'usage des Nègres, des boucaniers et de tous les rustres qui écument le Nouveau Monde, le rhum va connaître un succès grandissant, surtout en Europe et en Amérique. L'évolution de la production reste très liée aux bouleversements coloniaux.
Résumé : La préoccupation des nourritures du corps traverse l'?uvre de voltaire, qui devait mériter le surnom d' " aubergiste de l'Europe ". la présente enquête, menée à partir de la correspondance de l'auteur comme de ses écrits d'histoire et de fiction, s'attache à reconstituer le mode de vie régnant aux Délices et au château de Ferney, les modes d'approvisionnement, les choix des mets, la préparation des plats, pour restituer enfin à nos yeux une table de riche au XVIIIè siècle. Mais la table est avant tout un lieu de convivialité. Ces plaisirs du corps ne seraient rien sans ceux de l'esprit qu'ils ont pour fin de susciter et de rehausser. Les soupers philosophiques où Voltaire régale ses invités de bons mots sont des festins de paroles. L'esprit encyclopédique de l'hôte de Ferney y développe maintes considérations sur le rapport en nourriture et économie, nourriture et sacré, exhortant les philosophes à célébrer les agapes et à " dresser un autel à la raison dans leur salle à manger ".
Homme de guerre et homme du monde autant qu'homme de pensée et d'écriture, Saint-Evremond prend place parmi les grands moralistes du XVIIe siècle, les La Rochefoucauld, Pascal et La Bruyère ; mais sa place est à part : Sainte-Beuve voyait en lui un " Montaigne adouci ". Comme en témoignent généreusement les textes de ce recueil, ce n'est pas l'abstrait des principes qui suscite sa réflexion, c'est l'expérience des rapports que tout homme entretient avec l'histoire, les m?urs, la langue, les livres, avec les autres et avec soi. On voit alors se dessiner en creux la figure du moraliste véritable dont la méthode consiste à prendre la vie pour guide et non les idées préconçues. Cette rare liberté d'esprit et de style qui rend sa lecture si tonique aujourd'hui, Saint-Evremond la laisse s'épanouir dans le mouvement d'un commentaire, d'une conversation, sur le mode privé et amical de la séduction et de la connivence. Il traite de l'essentiel, et, parce qu'il s'agit de l'essentiel, il en traite comme négligemment, du bout des lèvres, avec une fermeté discrète.