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Le testament du printemps
Masson Jean-Claude
GALLIMARD
13,65 €
Épuisé
EAN :9782070722471
Le Testament du printemps est un poème autobiographique divisé en quatre sections. Dans les deux premières parties, "Le jardin" et "La faille" , l'enfance oscille entre la Maison (forteresse, caverne enchantée, grange des songes) et le lieu de l'aventure, de l'énigme des saisons, le théâtre des forces naturelles figuré par le Jardin. Ce monde cohérent, qui assigne à chaque chose une juste place, est secrètement miné, peu à peu, par l'univers extérieur, par le temps historique. Ainsi, les troisième et quatrième parties, "La fugue" et "L'ange" , dévoilent progressivement l'envers du décor. L'école devient l'emblème de ce lent et implacable "précis de décomposition" . Mais, tout en multipliant les fractures, l'adolescence ouvre et découvre un autre espace qui rédime la perte de l'innocence : le Livre, la Ville, le Voyage, l'Autre. Le Testament du printemps est aussi le témoignage d'un lieu et d'une époque ; c'est pourquoi le "je" cède la place au "nous" : celui de la génération 68.
La poésie sera toujours proche de l'amour. C'est un thème illimité et qui muait à jamais comme s'il était inaugural. Sans doute ressemble-t-il en cela à l'amour même : tout amour est le premier." (...) "Art de l'impossible, la poésie est une recherche constante de l'autre côté des choses, du caché, de l'envers, du non-apparent, de ce qui semblait ne pas être." (...) "La poésie est beaucoup plus qu'un genre littéraire ou qu'une formule ludique : c'est la parole de l'homme convertie en création et menée à son extrémité, là où le mot de Nietzsche acquiert une force à donner le frisson : Dis ta parole et brise-toi. Oui, je crois que la poésie, finalement, consiste en cela : créer et se briser. Est-il une autre manière de résoudre l'énigme d'être et de ne pas être ? " R. J.
Résumé : Rêvons-nous le temps ? Le temps nous rêve-t-il, sommes-nous son rêve ? Ces deux questions du grand poète mexicain constituent peut-être le feu central, l'indice de la transparence - et du secret - de l'ensemble de son oeuvre. Temps : gerbe d'eau et jet de glaives, pyramide sanglante et rivières du corps, pierre brûlante et flamme gelée, soleil pris dans la glace. Tous les jeux de l'espace et l'espace du jeu. Un art du saut périlleux : entre le chiffre et la lettre, entre la fusion et l'éclatement, entre miroir et grimoire. Autant de passerelles que, d'un mot à l'autre, Octavio Paz ne cesse de jeter, d'incendier et de jeter encore entre le silence du monde et la fureur du poème.
La maladie est l'état normal du civilisé. Encore s'agit-il de maux imaginaires : d'une certaine façon, la civilisation n'est rien d'autre qu'une immense architecture fictive. Elle pétrit la substance de nos vies pour dresser ses tours de fumée. Nous lui donnons notre sang et, en échange, elle nourrit nos existences de ses chimères. Si l'homme ne peut retourner à l'éden de la satisfaction naturelle de ses désirs sans cesser d'être homme, peut-on concevoir une civilisation qui ne s'accomplisse pas aux dépens de son créateur ? [...] Puisque la civilisation repose sur la coexistence des instincts, est-il possible de créer un monde où l'érotisme ne soit plus agressif ou autodestructeur ?"
À travers les trois nouvelles qui composent ce recueil, Juan Marsé recrée son enfance et son adolescence au lendemain de la Guerre civile. Dans Histoire de détectives, des enfants jouent gravement aux justiciers dans une Barcelone meurtrie, mystérieuse et morbide; dans Le fantôme du cinéma Roxy, un cinéaste caricatural et un écrivain parodique composent un scénario en reconstituant l'atmosphère des vieux cinémas de quartier à l'époque où le pouvoir franquiste asservissait la Catalogne; enfin, Les aventures d'un lieutenant têtu nous transporte dans une enclave espagnole au Maroc où de jeunes recrues jouent aux soldats de plomb, sous les ordres d'un sergent plus truculent que nature et d'un lieutenant bravache qui joue les acrobates. Ce qui nous vaut un morceau de bravoure à double titre. Et bien entendu, celui qui joue le plus, c'est encore le narrateur, en pinçant tour à tour les cordes de l'ironie, du sordide, du rêve, de la dérision et de la nostalgie. J-C M
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.