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Figures de deuil et création
Desprats-Péquignot Catherine ; Masson Céline
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782343049076
Qu'est-ce qui est mobilisé du travail du deuil dans le processus psychique de création ? Qu'il s'agisse d'écriture ou de formation d'images ? Toute création est une recomposition des traces d'un passé fragmenté. Ce sont les montages de la mémoire que nous tentons de comprendre. Les fantômes d'histoire et de mémoire sont convoqués et le sujet est pris par un sentiment d'inquiétante étrangeté. Nous sommes regardés à l'endroit même où ça vacille. Trouver les mots pour écrire, pour transmettre, pour adresser à l'autre l'expérience de l'indicible, c'est construire un lieu qui pourra l'accueillir, qui pourra transformer la douleur morale en expérience, qui pourra mettre le deuil à l'oeuvre. Faire une oeuvre, et les créateurs présentés dans ce recueil nous le disent, sollicite cette mémoire de temps où les traces ne cessent d'être remaniées, reconfigurant sans cesse le sol historique. Faire une oeuvre porte aussi le deuil qui chemin faisant permet de vivre et de rester créatif. Faisant suite à deux précédentes publications dans cette même collection, cet ouvrage est issu des travaux des membres du groupe de recherches Pandora - Psychanalyse et processus de création (création, corps et société) - CRPMS - Université Paris-Diderot (Paris 7), co-dirigé par Céline Masson et Catherine Desprats-Péquignot.
Nous observons depuis quelques décennies, aussi bien dans la clinique que dans l'art et plus généralement dans la culture, des changements fondamentaux dans les rapports que les sujets entretiennent avec le corps. Peut-on parler dès lors d'un corps contemporain spécifique à l'époque et à la culture que nous vivons ? Les artistes nous donnent à entendre que le corps devient objet de fabrication, de manipulation, de consommation livré en pâture aux images. Par l'esthétique, nous prenons la mesure d'une telle métamorphose dans notre rapport au corps et à son image. Quel travail psychique de " civilisation " a rendu possible de telles transformations ? Quels processus psychiques ont permis la mise en oeuvre d'un corps dit " post-humain " ? Que construit le sujet en construisant ce corps contemporain ? Corps fabriqué de la médecine, corps biotechnologique, corps plastique transformable à l'envi, corps chimère d'images médiatiques ou bien encore corps virtuel du cyber-espace soustrait à l'influence du temps, du sexe et de la mort. Ces créations de corps, qui nous réjouissent ou nous horrifient, que changent-elles pour les sujets dans le regard que chacun porte sur lui-même et les autres ? Quelles en sont les incidences cliniques ? Ce deuxième livre, issu du colloque Pandora qui s'est tenu à Rio de Janeiro en novembre 2007, poursuit la thématique du premier livre Pandora - Métamorphoses contemporaines : les enjeux psychiques de la création - qui a été publié dans cette même collection.
A quoi Shakespeare ressemblait-il ? Comment ce fils de gantier a-t-il pu créer des mythes aussi puissants que Roméo et Juliette, Hamlet ou encore Le Roi Lear ? A-t-il même existé ? Affrontant ces questions – et bien d'autres –, Jean-Michel Déprats nous fait partager sa connaissance intime de l'un des plus grands génies de la littérature universelle. Dans ce tour d'horizon dense mais à la portée de tous, qui nous mène des rives de l'Avon jusqu'au théâtre du Globe, il replace l'oeuvre dans son contexte historique et linguistique. Décryptant le sens des métaphores shakespeariennes et s'appuyant sur de nombreuses réécritures, mises en scène et autres adaptations, il chemine à travers une oeuvre riche et féconde, qui n'en finit pas de fasciner et qui n'a rien perdu de sa force.
Habiter l'exil, c'est habiter un lieu hors de chez soi et qui déplace le sujet vers un ailleurs. C'est un lieu étrange, peu familier, passager ou non. C'est cet état d'être qui peut susciter le "mal du pays", la nostalgie, voire la mélancolie. Expulsé de sa langue et de sa maison, cet état peut être dramatique mais aussi créatif. Expulsé de chez soi, peut-on être créatif ailleurs ? Exils contraints, exils choisis... l'exilé est à la recherche d'un "juste soi" dans un pays dit d'accueil avec lequel il faut se familiariser. Comment la création artistique permet-elle de penser le traumatisme des sujets en situation d'exil résultant de situations extrêmes, guerres... ? Comment la création peut-elle témoigner des vécus individuels et collectifs afin de consigner les récits de vie pour un travail de mémoire ? Comment enfin donner forme à l'inénarrable, à l'impensable de la violence faite aux corps ? Un livre au coeur des questionnements contemporains.
Résumé : Versailles, 1750. Les coulisses de la Cour bruissent de rumeurs et de malveillances. La marquise de Pompadour, elle, se bat bec et ongles pour préserver son pouvoir sur le roi autant que son emprise sur les courtisans. Mais le destin se joue des projets et des positions les mieux établies : il les bouscule, les renverse, les met en péril. La belle égérie peut-elle échapper au sort de nombre des anciennes maîtresses de Louis XV ? Dans une France de guerres et de misère, de faste et de cabales, de médisances et de meurtres, un homme, sous le masque d'un porc-épic, se met au service de la préférée, sabrant de tous côtés, défendant l'honneur bafoué autant que la couronne ébranlée. La police secrète démasquera-t-elle celui qui dissimule, dans une statue de Versailles, des messages destinés à la favorite ? Quels sont ses desseins inavoués ? Une vengeance politique ou un amour contrarié ?
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.