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Résumé des oeuvres complètes de Freud. Tome 3, 1914-1920
Masson Céline ; Joseph Laurence ; Ghozlan Eric ; B
HERMANN
35,90 €
Épuisé
EAN :9782705666972
1914-1920 : ces deux dates correspondent à des remaniements forts de la théorie psychanalytique, de Narcisse à Thanatos. En 1914, la Première Guerre mondiale débute. Un autre conflit vient de s'achever au même moment pour Freud, celui qui l'opposait à Jung. Sur les cendres de leur amitié, "Pour introduire le narcissisme" s'écrit, opérant un bouleversement dans la théorie analytique. Ce tournant exige une clarification et une mise au point des hypothèses fondant la psychanalyse : ce seront les essais regroupés sous le titre de Métapsychologie et les Leçons sur la psychanalyse. Fort d'une théorie dynamique des pulsions, Freud explore la clinique avec "L'homme aux loups", "Un enfant est battu" et la jeune homosexuelle entre autres. Au fur et à mesure de ces années, Freud observe que le principe de plaisir ne régule pas tout, les rêves incessants des survivants de la guerre, son observation de la répétition et du plaisir lié à la douleur, le conduisent à l'élaboration du bipartisme entre pulsion de vie et pulsion de mort. Un nouveau paysage se dessine.
Cette présentation chronologique de textes rares, le plus souvent épars, ou inaccessibles, permet de saisir l'ampleur de la révolution épistémologique accomplie par Freud et témoigne en particulier de la naissance de la métapsychologie. Outil de recherche autant que guide de lecture, cet ouvrage saura répondre aux attentes variées des étudiants, des analystes, des chercheurs ou des curieux.
L'enfant avant même de savoir parler va éprouver le besoin d'inscrire des traces : marques, taches, points, lignes, boucles, spirales... Son geste de main entraîne tout son corps vers une expression de langage qui tend vers l'Autre. Faire trace pour se donner un support, une assise qui fasse lien entre dedans et dehors, lieu de projection des pulsions. Ex-pression des pulsions et mise en images et en figures de l'activité fantasmatique. Le dessin pro-jette, met en espace une image du corps, instaure un cadre qui permet la mise en scène de l'énigme. Il est le véhicule des fantômes, des visages d'histoire et de mémoire en venant représenter l'absence par cette présence énigmatique qui compose les formes. Le dessin est une prise sur l'énigmatique et l'actuel, il doit être interprété, travaillé dans le mouvement même de sa réalisation, dans le mouvement même du transfert lorsque le dessin est réalisé dans le cadre de la cure. C'est donc ce mouvement transférentiel qui va nous intéresser dans ce livre, le dessin pris dans le travail analytique. Il est alors pré-texte à la mise en mots et aux associations libres. L'image accompagne la parole qui transforme elle-même le processus de figurabilité à l'oeuvre dans le tracé. Le dessin est l'exposition d'une complexité dans laquelle se trouve l'enfant qui montre ainsi à l'analyste là où il en est. C'est en quelque sorte l'identité subjective de l'enfant, ancrée dans le corps de sensations, qui se projette sur la surface, dans l'actuel de la séance. Les représentations de l'enfant vont surtout permettre l'ouverture, dans le cadre de la relation transférentielle, d'un espace inédit où le désir se déploie et où l'image inconsciente du corps se construit. C'est l'acte même de dessiner, la dynamique instaurée par le dessin dans la cure, qui prime sur le contenu du dessin. Nous aurons à traduire ces représentations, à les interpréter avec les mots que l'enfant et l'analyste vont mettre à l'oeuvre de la parole. Le dessin constitue un support remarquable d'expression de l'inconscient. Mais il faut du temps pour le lire, l'entendre, l'interpréter, prêter l'oreille à un sens qui demande à être ouvert, à une énigme qu'il s'agira de déchiffrer par-delà les formes que nous percevons d'emblée. Le dessin se ressouvient et sa ligne trace, dans le mouvement du transfert, en résonance harmonique avec le thérapeute, ce dont la parole se saisit d'une mémoire en construction. En paraphrasant Paul Klee, on pourrait dire que le dessin n'a pas à rendre le visible mais à rendre visible.
Notre essai tentera de montrer qu'une image, dès lors qu'elle est saisie par l'appareil psychique, est toujours prise dans un temps non pas chronologique mais anachronique qui est la temporalité propre de la mémoire telle que Freud la définit. L'image de temps ou le temps de l'image convoque les oeuvres d'art qui sont des images internes formées dans une matière visible et dans un espace commun (le bien nommé espace culturel). L'image dans le temps psychique et visuel est une image-traces drainant vers elle les infimes particules de la réalité qui vont servir de point de passage entre le dedans et le dehors. Comment le corps garde-t-il la trace des événements de temps? De même, comment la matière garde-t-elle l'empreinte des corps dans le mouvement? Une des réponses exploratrices pourrait être de dire: par l'image de mémoire qui est une image de temps psychique, une image figurale. Notre essai se propose cette voie d'exploration... Nous parlons beaucoup actuellement de mémoire et de travail de mémoire mais il nous semble pertinent de nous interroger sur le travail du temps et pour cela nous avons choisi de tenter de saisir ce qu'est une image de temps, une image dans le temps de la mémoire.
Nous observons depuis quelques décennies, aussi bien dans la clinique que dans l'art et plus généralement dans la culture, des changements fondamentaux dans les rapports que les sujets entretiennent avec le corps. Peut-on parler dès lors d'un corps contemporain spécifique à l'époque et à la culture que nous vivons ? Les artistes nous donnent à entendre que le corps devient objet de fabrication, de manipulation, de consommation livré en pâture aux images. Par l'esthétique, nous prenons la mesure d'une telle métamorphose dans notre rapport au corps et à son image. Quel travail psychique de " civilisation " a rendu possible de telles transformations ? Quels processus psychiques ont permis la mise en oeuvre d'un corps dit " post-humain " ? Que construit le sujet en construisant ce corps contemporain ? Corps fabriqué de la médecine, corps biotechnologique, corps plastique transformable à l'envi, corps chimère d'images médiatiques ou bien encore corps virtuel du cyber-espace soustrait à l'influence du temps, du sexe et de la mort. Ces créations de corps, qui nous réjouissent ou nous horrifient, que changent-elles pour les sujets dans le regard que chacun porte sur lui-même et les autres ? Quelles en sont les incidences cliniques ? Ce deuxième livre, issu du colloque Pandora qui s'est tenu à Rio de Janeiro en novembre 2007, poursuit la thématique du premier livre Pandora - Métamorphoses contemporaines : les enjeux psychiques de la création - qui a été publié dans cette même collection.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?