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Autour d'une conversion. Lettres de Louis Massignon et de ses parents au père Anastase de Bagdad
Massignon Daniel ; Borrmans Maurice
CERF
23,10 €
Épuisé
EAN :9782204076180
La singulière conversion de Louis Massignon à l'âge de vingt-cinq ans dans les circonstances dramatiques relatées par son fils Daniel (Le Voyage en Mésopotamie et la Conversion de Louis Massignon en 1908, Ed. du Cerf, 2001) a eu comme témoin privilégié un carme de Bagdad d'origine libanaise, le père Anastase (1866-1947). Ce prêtre, un religieux carme érudit de langue arabe, fut son compagnon au cours du long voyage qui le ramenait en France - une figure de " l'archange Raphaël sur le chemin du jeune Tobie " comme il le dira quelques années plus tard. Il l'accompagna jusqu'en Bretagne chez ses parents dont il fit leur connaissance. Ces lettres de Louis Massignon et de sa famille adressées au père Anastase s'inscrivent dans l'histoire de cet événement déterminant qu'est le " retour " de Louis à l'Eglise catholique et à la foi de son enfance. Elles reflètent l'intimité et la richesse des rapports familiaux : Marie Massignon, sa mère, écrit que sa présence lui était " redevenue aussi douce que lorsqu'il était tout jeune ". Echanges spirituels et intellectuels d'une grande profondeur, elles témoignent de l'une de ces amitiés qui ont façonné la carrière naissante de ce grand savant orientaliste du XXe siècle. Ce manuscrit inachevé de Daniel Massignon a été complété et préfacé par le père Maurice Borrmans, professeur à l'Institut pontifical d'études arabes et islamiques (PISAI) à Rome.
En six mois passés en Mésopotamie (décembre 1907-juin 1908), Louis Massignon, agnostique, devient profondément chrétien. Au moyen de textes inédits et d'archives diplomatiques, on appréhende mieux les circonstances de cette conversion qui porte en elle les grands thèmes de la spiritualité de Massignon.
A l'heure où s'esquisse une Europe politique et où se profile l'adhésion de la Turquie, l'Union européenne n'échappe pas à la question religieuse. Quelle identité ? Quelle frontière pour l'Europe ? Comment faire sens et puissance dans une mondialisation qui exacerbe le sentiment religieux ? Quelle place réserver aux religions au sein de la société civile européenne en gestation ? Ces questions sont complexes et débattues, comme l'ont montré les polémiques autour de la mention des héritages religieux dans les préambules de la Charte des droits fondamentaux et du projet de Traité constitutionnel. Les groupes religieux ont pu être un temps rebutés par une construction trop économique et technicienne. Aujourd'hui, ils ne peuvent rester étrangers à la construction d'une Europe aux compétences élargies, pas plus que les politiques qui font l'Europe n'échappent au religieux. C'est cette rencontre nécessaire et féconde que présente ce livre à travers l'analyse des relations entre les cinq derniers présidents de la Commission européenne et leurs conseillers en matière religieuse avec les acteurs religieux européens : catholiques, protestants, et, ce qui est nouveau et peu traité, orthodoxes, juifs, musulmans et laïques. Un " ouvrage de référence " (Jean-Paul Willaime) à propos d'un sujet crucial, mais qui a donné lieu à peu d'études universitaires. S'appuyant sur une documentation souvent inédite, Bérengère Massignon propose une analyse originale et stimulante pour toute personne s'intéressant à l'Europe et aux religions.
Ce recueil de contes français, assemblé à l'origine pour une collection publiée aux Etats-Unis où il parut en 1968, est singulier à plusieurs égards. Florilège de la production narrative de la France, il est bien loin d'en couvrir toutes les régions ou provinces et ne fait appel qu'à des collectes contemporaines, négligeant délibérément les moissons abondantes de l'époque que Paul Delarue appelait l'" âge d'or " du conte populaire français, entre 1870 et la première guerre mondiale. Celui-ci note l'éclipse des enquêtes de terrain et des recherches théoriques entre les deux guerres mondiales. La deuxième après-guerre est marquée par la mise en ?uvre du Catalogue des contes français, indispensable à ses yeux parce qu'" aucune étude d'ensemble n'est possible sans un répertoire complet des documents recueillis ". Mais il signale l'importance qu'il y a, à cette époque, de recueillir les contes qui survivent encore. Il nomme les jeunes collecteurs que sont Ariane de Félice, Charles Joisten, Geneviève Massignon. Sauf qu'aux yeux de ceux-ci, il ne s'agit nullement de " survivances ", mais d'une tradition encore vivace. Ainsi, au nez et à la barbe de ceux qui, nombreux, pensent la tradition du contage défunte ou à l'agonie, chassée par " l'instruction publique ", les journaux, deux guerres mondiales, etc., Geneviève Massignon ose composer un recueil contemporain à partir de ses recherches les plus récentes qu'elle complète en puisant dans les collectes de ceux qui, comme elle, pensent cette tradition encore vivace. Ce faisant, elle élabore un véritable manifeste, devenu, au fil du temps, un classique.
Aussi complet sur le fait religieux que sur les rapports entre la religion et la société, cet ouvrage dresse un panorama des croyances du monde entier. Il est une véritable source de connaissances sur les fondements et les rites du judaïsme, du christianisme, de l'islam, des religions orientales.
L'auteur examine dans ce volume la situation de l'homme dans un monde saturé de valeurs religieuses. Son livre est une introduction à l'histoire des religions, une mise au point de nos connaissances dans ce domaine.
Zarathoustra (ou Zoroastre) est le grand oublié de l'histoire des religions. Inventeur du monothéisme il y a 3700 ans, il a donné naissance à la religion des empires perses jusqu'à l'avènement de l'islam, qui persécuta ceux qu'il percevait comme les adeptes d'une religion dualiste et idolâtres. Il faut dire que les Iraniens eux-mêmes avaient, au cours des siècles, oublié jusqu'à la langue des écrits originels de Zarathoustra, les Gathas, et avaient surchargé son message d'éléments étrangers à sa pensée. Il a fallu attendre le XIXe siècle pour que la langue des Gathas, proche du sanskrit védique, soit enfin déchiffrée. Le message de ces hymnes d'une grande poésie se révèle étonnamment moderne. Apôtre de la Justesse et de la Pensée Juste, les deux premiers attributs de ce Dieu unique qu'il appelle Ahura Mazda, Zarathoustra veut mener hommes et femmes vers une vie heureuse et dénonce la corruption des élites politiques et religieuses, les faux dieux et les sacrifices sanglants. Les plus grands philosophes grecs se réclamaient de lui, tandis que le judaïsme et le christianisme ont puisé à sa source les notions fondamentales de paradis, d'enfer, de royaume de Dieu. Khosro Khazai Pardis, l'un des grands spécialistes de ces textes et zoroastrien lui-même, nous livre ici une superbe traduction de ces hymnes qui ont fondé le monothéisme. Il nous explique également leur histoire, la philosophie qui s'en dégage et leur influence à travers les siècles.
Sommes-nous aujourd'hui encore capables de jouir d'une oeuvre ? Savons-nous encore lire un texte, voir un tableau, écouter une sonate ? La question est d'importance. Nous vivons à l'ère moderne - celle qu'inaugurèrent Rimbaud et Mallarmé. Tous deux prophétisèrent la fin d'un monde, celui - classique - où le mot désignait une chose. Depuis lors, on s'est acharné à théoriser la fin du discours, l'arbitraire du signe, le texte autoréférentiel, l'autonomie de la structure, la mort de Dieu d'abord, de l'homme ensuite. Même les compositeurs ont proclamé la mort de la musique, et les artistes la fin de l'Art... De tout cela, il nous reste un lourd héritage : nous vivons, en effet, à l'époque que George Steiner appelle l'ère de l'Epilogue. C'est l'ère où le monde n'a plus de sens, où le sens d'une oeuvre, quelle qu'elle soit, n'est plus la raison d'être de notre lecture, mais où, au contraire, chacune de nos lectures accorde une raison d'être à l'oeuvre. Les intentions du créateur n'importent plus, seul compterait ce qu'arbitrairement nous mettrions dans l'oeuvre que nous déconstruirions. Face à cette mode de l'indécidable, de l'interchangeabilité du sens, George Steiner, nourrissant ses réflexions d'exemples puisés dans la littérature, la musique et la peinture, nous convie à parier à nouveau sur le sens, et même sur le scandale radieux de la transcendance : il y a bien un accord et une correspondance entre le mot et le monde, entre, d'une part, les structures de la parole et de l'écoute humaines et, d'autre part, les structures, toujours voilées par un excès de lumière, de l'oeuvre. C'est grâce à ce pari que nous pourrons jouir de l'oeuvre et comprendre sa nécessité.