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Servir et discipliner. Essai sur les relations des usagers aux services publics
Massat Eric ; Mazères Jean-Arnaud
L'HARMATTAN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782296008069
De façon traditionnelle, les usagers des services publics sont appréhendés en droit administratif français comme les bénéficiaires de prestations, les particuliers usant de services dispensés par un Etat dit providentiel. Pourtant, sous l'emprise d'une logique libérale marchande, en particulier communautaire, qui tend à les transformer en consommateurs-clients et de politiques réformatrices prétendument aptes à en paire des citoyens d'une administration démocratisée. les usagers des services publics se révèlent être une réalité fuyante. Une définition précise et un statut homogène leur faisant ainsi défaut, le présent essai tente de les décrypter sous un angle nouveau : le pouvoir disciplinaire qui les enserre juridiquement et les englobe socialement. Le service et la discipline ont, en effet, partie liée. En ce sens, dans certaines situations, les usagers des services publics sont réprimés par un droit disciplinaire institutionnel évoluant sous l'influence des règles pénales. De façon plus continue et diffuse, ils sont corrélativement disciplinarisés par un pouvoir normalisant. Mais parce que les relations aux services publics ne sont pas univoques, les usagers s'affirment aussi comme sujets de pouvoir, capables de se soustraire à l'emprise disciplinaire, voire d'œuvrer à une discipline de soi libératrice. Penser autrement, à contre-courant du discours politique consensuel et de l'idéologie administrative dominante, révèle ainsi l'existence d'un véritable pouvoir disciplinaire au sein des services publics et dévoile la face cachée de ces institutions. Et c'est ce pouvoir, de nature multiple, qui permet aujourd'hui d'appréhender leurs usagers. Figure de la modernité, le surveiller et punir mis en lumière par Michel Foucault dans la sphère sociétale se décline au sein de l'Administration en servir et discipliner.
A travers des recettes simples et efficaces, découvrez les saveurs du thé dans des mets originaux qui raviront vos invités. Cocktails, potages, entrées, plats et desserts, vous trouverez toutes les étapes nécessaires pour concocter un fabuleux repas ! On savourera par exemple les Madeleines au thé Matcha, le Magret de canard à l'Assam ou encore le Velouté de pleurotes au Pu'er... Du Canada à la Chine en passant par l'Inde, Nathalie Masset vous emmène aussi en voyage. Des plus beaux jardins de thé aux essences les plus raffinées, elle partage ses souvenirs et ses anecdotes, en plus de ses recettes gourmandes, histoire de faire infuser le plaisir aussi longtemps que possible. Célébrer le mariage du chocolat belge avec le fameux Earl Grey, préparer son infusion dans les règles de l'art prônées par les grands maîtres de thé ou encore accorder son menu avec la liqueur la plus appropriée... L'auteure ne rêve que d'une chose : vous communiquer sa passion pour la mythique petite feuille verte.
L'imposture fascine, l'imposture interroge. Faussaires, séducteurs, escrocs, font parfois la une de l'actualité. Christophe Rocancourt ou Philippe Berre ont abusé leur entourage en transformant leur nom, leur fonction ou leur image. Quelle vérité cachée, quels secrets révèlent ces mises en scène ? Que dissimulent les masques et les évidences ? Et pourquoi éprouver un sentiment d'imposture en certaines situations ? S'inspirant de figures d'imposteurs notoires, Alice Massat explore les moyens et les stratagèmes de l'imposture, certaines formes de séduction, et questionne les effets joués par les écrans dans ce grand jeu des apparences. Et si l'imposture révélait une autre manière de considérer notre rapport au monde ? Alice Massat est écrivain et psychanalyste. Elle a publié plusieurs romans qui jouent avec les thèmes de l'identité, de la posture et de l'imposture, dont le plus récent est Les Quatre Eborgnés.
Résumé : " Avant tout combat, il s'avérait impératif d'identifier plus précisément l'Ennemi. Ennemi : terme générique du groupe qui constitue les êtres humains mâles, détenteurs d'un organe excroissant et grotesque. L'Ennemi ne se bornait plus désormais à la simple espèce masculine venue au monde la même année que moi-même. L'Ennemi était tous les hommes. " Un étrange voyage dans les affaires du sexe et de la nourriture, où un corps se dévoile comme rarement, de l'intérieur.
Résumé : En atterrissant à Pékin le 5 septembre 1987, le journaliste Eric Meyer n'aurait jamais imaginé rester sur place plus de quelques mois. Pourtant, plus de trente belles années séparent ce jeune homme curieux et débordant d'entrain de l'homme qui nous raconte aujourd'hui son histoire. Celle d'un coup de foudre pour une culture aux antipodes des codes occidentaux, d'une vie semée d'embûches mais d'autant d'émerveillements. Car décider de vivre en Chine, d'y travailler et d'y fonder une famille, c'est choisir de plonger dans l'inconnu, chercher à comprendre l'autre sans le juger, respecter sans pour autant adhérer. Et en effet, certains événements trouvent difficilement de justifications recevables. C'est à ce moment-là que la plume du reporter s'élève et prend le risque de dénoncer les agissements d'un régime froid, impitoyable et tout puissant en apparences. Dans ROBINSON A PEKIN, Eric Meyer revient sur ses deux premières années de vie en Chine, son acclimatation à la vie locale, mais aussi sur "le printemps de Pékin" qui vit se multiplier les manifestations d'étudiants, d'ouvriers et d'intellectuels chinois, jusqu'à leur répression, le 4 juin 1989, sur la place Tian'anmen. Un témoignage unique en son genre, foisonnant d'anecdotes et de situations à peine croyables. Une tranche de vie à nulle autre pareille.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.