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Les vendeuses ambulantes du métro de Téhéran. Etude ethnologique
Masoudi Fariba ; Khosrokhavar Farhad
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782343255620
Ce livre est le premier à se pencher sur un microcosme, celui des vendeuses ambulantes du métro de Téhéran. Cette activité constitue un mode de vie socio-économique informel, non défini institutionnellement, sans organisation spécifique et parallèle à celui des activités traditionnelles. Dans cet univers en marge, ces femmes essayent de trouver une issue à leur situation économique dans une société perpétuellement en crise depuis la Révolution islamique. Pour saisir ces diverses activités jusqu'ici délaissées par les chercheurs mais récemment révélées par la presse et le cinéma, Fariba Masoudi a observé quelque soixante femmes vendeuses dans l'espace souterrain. Elle livre une analyse ethnologique sur comment et pourquoi le métro apparaît comme un lieu de travail où ces vendeuses, issues de différents groupes sociaux, s'organisent et côtoient quotidiennement les passagers du réseau, dans le but d'améliorer les conditions de travail de ce nouvel environnement, à l'écart des désagréments de la part des autorités du métro.
Résumé : Les peurs sont devenues une caractéristique de notre époque. Multiplication des phobies individuelles et peurs d'affronter la vie. Empilement des craintes collectives liées aux attaques terroristes, aux crises financières, aux dégâts de la mondialisation, aux ravages des polluants chimiques, à l'épuisement des ressources de la planète, etc. Comment ne pas craindre d'être engloutis par ces flots d'angoisse, nous et nos enfants ? Eclairé de sa longue pratique de psychanalyste, Ali Magoudi sonde comportements du quotidien, faits d'actualité, cas cliniques et expériences personnelles. Il décrit ainsi un monde appauvri en repères et en références, les frontières d'un empire des peurs portées à des dimensions jusque-là inconnues. Entre laïcité affaiblie et religion réduite aux acquêts, s'est constituée en Occident une véritable force tierce qui relève du continent noir des frayeurs. Obscure, elle emprunte au registre religieux certains de ses modes défensifs pour combattre des peurs qui s'ignorent. Prolifèrent une régulation néoreligieuse des plus implacables, ainsi que des discours apocalyptiques qui n'annoncent pas pour autant la venue du Messie. Cet ouvrage offre des pistes novatrices et stimulantes aux sujets contemporains confrontés à des messages catastrophes pour sortir d'une paranoïa sans persécuteur repérable, et pour libérer la pensée des barrages cognitifs que le gouvernement des peurs instaure sans cesse.
Un père qui déclare que sa vie est un roman et demande à son fils de l'écrire. Mais comment écrire, après sa mort, si Abdelkader Magoudi n'a rien raconté, et laissé si peu de traces? A la découverte de cette vie romanesque restée sans mots, Ali Magoudi, psychanalyste et écrivain, se retrouve plongé dans une enquête vertigineuse qui le mène des archives de l'administration française à la Pologne et l'Algérie, du début du XXe siècle à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Sa recherche révèle des pistes inimaginables. Qui nouent le silence du père à la grande Histoire et sondent les mystères de toute identité.
Résumé : En apparence, rien n'est plus " naturel " que les systèmes de mesure du temps : le décompte des jours à partir de l'an 1 de l'ère chrétienne, l'année de 365 jours en douze mois, la semaine de sept jours... Et pourtant... Pourquoi le calendrier révolutionnaire de 1793 ne parvint-il pas à s'imposer ? Pourquoi les bolcheviks russes échouèrent-ils à instaurer la semaine de cinq jours ? En tentant de répondre à ces questions, l'auteur propose une enquête passionnante sur les querelles temporelles qui agitèrent les grandes religions au cours des siècles : la fixation de l'origine de l'" ère vulgaire ", l'établissement de la date de Pâques, le découpage de la semaine. Pour Ali Magoudi, s'il n'existe pas d'ordonnancement laïc du temps, si tous les systèmes de " comput temporel " se rattachent in fine à la religion, c'est parce que les mots pour " dire le temps " constituent une institution politique fondamentale intimement liée aux dogmes symboliques.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.