C'était il y a quatre ans. Pangloss, la librairie-maison d'édition de Manu, venait de publier la première traduction russe d'Astérix. Un jour s'y est pointé un type d'environ 45 ans, trapu, timide, qui a pendant presque une heure fait mine de feuilleter des livres avant de se jeter à l'eau, c'est-à-dire d'ouvrir son carton à dessin en demandant à Manu s'il voulait bien regarder son travail. Il avait entrepris de raconter sa vie en bande dessinée... " Ainsi débute, retracée par Emmanuel Carrère dans sa préface, la genèse d'Une jeunesse soviétique de Nikolaï Maslov, stupéfiant ovni graphique, document de première main sur un demi-siècle d'histoire contemporaine, description minutieuse par une de ses particules élémentaires d'un système à l'agonie et d'un pays à la beauté farouche pris entre l'ennui métaphysique et le vertige du vide. Un album parfaitement inattendu, qui rejoint sans le savoir la tendance bio-documentaire en train de renouveler la bande dessinée mondiale.
Maslow Abraham ; Prigent Agnès ; Nicolaïeff Lauren
Résumé : Contrairement à une majorité de psychologues qui s'intéressent en priorité aux pathologies, Abraham Maslow a consacré sa vie à essayer de comprendre et définir la santé mentale, l'accomplissement de soi et la plénitude. Cet ultime ouvrage réunit les résultats de ses recherches et ses intuitions majeures sur les potentialités positives de la nature humaine. Elles le conduisent à s'interroger sur ce que signifie être "complètement humain". Ce livre déborde le champ traditionnel de la psychologie pour devenir une exploration de la nature humaine. Mêlant recherches, expérimentations et observations, Abraham Maslow y traite de biologie, de besoin, de valeur, d'expérience paroxystique (mystique), d'éducation, d'organisation sociale, de science... A travers tous ces aspects, il n'a de cesse de chercher et de montrer le meilleur de l'homme. Pour lui, le psychologue doit inviter chacun à se réaliser et à constituer une société favorable à cet épanouissement : une société "eupsychique".
Maslow Abraham ; Prigent Agnès ; Nicolaïeff Lauren
Contrairement à une majorité de psychologues qui s'intéressent en priorité aux pathologies, Abraham Maslow a consacré sa vie à essayer de comprendre et définir la santé mentale, l'accomplissement de soi et la plénitude. Cet ultime ouvrage réunit les résultats de ses recherches et ses intuitions majeures sur les potentialités positives de la nature humaine. Elles le conduisent à s'interroger sur ce que signifie être "complètement humain". Ce livre déborde le champ traditionnel de la psychologie pour devenir une exploration de la nature humaine. Mêlant recherches, expérimentations et observations, Abraham Maslow y traite de biologie, de besoin, de valeur, d'expérience paroxystique (mystique), d'éducation, d'organisation sociale, de science... A travers tous ces aspects, il n'a de cesse de chercher et de montrer le meilleur de l'homme. Pour lui, le psychologue doit inviter chacun à se réaliser et à constituer une société favorable à cet épanouissement : une société "eupsychique".
Après le Krach de 29, l'Amérique plonge dans la Dépression, son peuple dans la misère. Pour casser l'image du gangster opulent héritée de la Prohibition, J. Edgar Hoover, le chef du FBI, invente le concept d'Ennemi Public n°l: choisir, parmi les desperados que la Crise pousse à des méfaits brutaux, ceux qu'on montera en épingle avant de les arrêter, en général de quelques balles dans la peau, pour se glorifier de victoires sur le crime et tenir le public en haleine. Ainsi s'écrit à la une d'une presse éclaboussée de sang la légende de Bannie & Clyde, Pretty Boy Floyd, Mitraillette Kelly, Ma Barker... John Dillinger (1903-1934) est le champion de cette Crime Academy. Plus populaire que tous ses confrères en banditisme réunis, il diffère d'eux sur bien des points. L'audace, la classe, le panache de ce fils d'épicier, doué d'un esprit hors du commun, en font le Douglas Fairbanks du hold-up, le Robin des Bois du Midwest. Sa carrière météorique, ses amours turbulentes, ses innovations dans l'art d'attaquer les banques, serviront de modèle à tout le cinéma noir à venir. Il est le chaînon manquant entre les grands outlaws de l'Ouest sauvage et les braqueurs de l'ère moderne. Un mythe américain. Sa figure tragique et sarcastique est à ce point pertinente pour notre époque que le réalisateur Michael Mann vient de le ressusciter dans le film Public Enemies, sous les traits de Johnny Depp. Biographie de l'auteur Thierry Guitard, né en 1966, dessine entre autres pour Rock & Folk, Libération, The New Yorker. Passionné par les vies hors-cadre, il a publié chez Verticales un roman graphique remarqué, Double Violence, illustré avec brio le texte de l'ancien bagnard Eugène Dieudonné La Vie des Forçats ou Pirates de tous les pays de Marcus Rediker. Il vit et travaille à Paris. Miriana Misloy est notamment la traductrice du dessinateur serbe Aleksandar Zograf (Vestiges du Monde). Son travail de haute précision sur John Dillinger, sa légende et son temps, est son premier texte de longue portée. Elle vit à Paris.
Résumé : Christopher Bach était policier lors de la Grande Panne, ce jour où le Calculateur central, qui contrôle tous les systèmes de survie sur Luna, a connu une défaillance fatale. La vie de Chris a alors irrémédiablement basculé, et il essaie désormais d'être détective privé. Assisté de son chien cybernétiquement augmenté, Sherlock, il tente de résoudre les quelques missions qu'on lui confie en imitant les héros durs à cuire qui peuplent les livres et films noirs qu'il adore. Lorsqu'une femme entre dans son bureau et prétend avoir été infectée volontairement par une lèpre incurable, Chris est tout disposé à l'aider à retrouver celui qui l'a contaminée. Mais il va vite déchanter en comprenant que son enquête doit le mener là où personne n'a réellement envie d'aller de son plein gré : à Irontown... Blues pour Irontown est un mélange détonant de roman noir et de science-fiction. Situé dans le même univers que les précédents ouvrages de l'auteur, notamment Gens de la Lune et Le Système Valentine, parus chez Denoël, il marque le retour, tant attendu, de John Varley à son meilleur.
4e de couverture : IQ, le Sherlock Holmes du ghetto.Isaiah Quintabe, dit IQ, est un jeune détective afro-américain atypique. Loup solitaire, il cache sous une apparence nonchalante une intelligence et un sens de l'observation hors du commun. Ses clients sont les miséreux, les marginaux de Los Angeles, ceux à qui la police tourne le dos.Isaiah est hanté depuis l'enfance par l'assassinat de son frère Marcus. Devenu adulte, il décide de consacrer toute son énergie à la résolution du crime. Et, lorsque l'ex-petite-amie de son frère l'appelle à la rescousse depuis le royaume des casinos qu'est Las Vegas, il le prend comme un signe.Personnages hors normes, dialogues flamboyants et sens du détail : Joe Ide est l'une des voix les plus intéressantes du polar côte Ouest.
Résumé : J'ai décidé de faire parler des femmes, de les faire parler de leur vagin, de faire des interviews de vagins..., et c'est devenu ces Monologues... Au début, ces femmes étaient un peu timides, elles avaient du mal à parler. Mais une fois lancées, on ne pouvait plus les arrêter. Les femmes adorent parler de leur vagin. Depuis sa parution aux Etats-Unis en 1998, Les Monologues du vagin a déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si divers... Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s'agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef d'oeuvre d'Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d'une femme de la même manière. Qui lit ce texte ne pense plus au sexe de la même manière.
Johnny a trouvé un mystérieux manuscrit à la mort d'un vieil homme aveugle. Il décide de le mettre en forme et de l'annoter de façon très personnelle. Le texte se présente comme un essai sur un film, le Navidson Record, réalisé par Will Navidson, un photoreporter, lauréat du prix Pulitzer. Will, qui vient d'emménager avec sa famille dans une maison en Virginie, filme son installation, réalisant une sorte de «home movie». Tout s'annonce bien jusqu'à ce qu'il découvre une pièce qui n'existait pas. Passé l'étonnement, il se rend à une évidence troublante: la maison est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Navidson tente d'explorer les lieux mais, après avoir manqué se perdre, il engage des explorateurs professionnels. L'horreur commence alors. Aussi bien pour les membres de l'expédition que pour le lecteur - lui-même égaré dans le dédale des notes qui envahissent les pages comme un lierre maléfique.Que cache la maison? Quel est ce grondement qu'elle émet de temps en temps? Pourquoi Johnny a-t-il ces cicatrices? Pourquoi le manuscrit de Zampanó semble-t-il le rendre fou?À la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique, La Maison des feuilles a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur. Une lecture littéralement habitée.