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Napoléon
Mascilli Migliorini Luigi ; Gardair Jean-Michel
PERRIN
25,50 €
Épuisé
EAN :9782262021252
De la Corse revisitée par Rousseau, dont l'identité pesa si lourd da] sa formation, jusqu'à l'île d'Elbe, méditerranéenne elle aussi, pu Sainte-Hélène où s'élabora la légende, l'itinéraire de Napoléon épouse développement d'une idée : comment le génie d'un homme féconde une histoire collective écartelée entre la passion de la liberté et les exigences de l'ordre, entre une tradition séculaire et l'horizon indéfini du progrès ouvert par la Révolution. Cette biographie de Napoléon, tout en faisant la part des personnes et des, circonstances, montre comment se forge le destin sans précédent d'un homme inattendu prenant la tête de forces nouvelles. Suivant une construction en miroir, l'auteur éclaire, par des ?uvres et des témoignage contemporains, l'intensité de la trajectoire napoléonienne qui, sitôt chute du héros, vint nourrir un extraordinaire imaginaire collectif.
Il fallait que l'époque fût extraordinaire pour qu'un enfant jouant dans les ruelles d'Ajaccio s'assoie en 1804 sur le trône le plus ancien d'Europe et conquière un continent. De la Corse, dont l'identité pesa si lourd dans sa formation, jusqu'à Sainte-Hélène où s'élabora la légende, l'itinéraire de Napoléon épouse une idée: comment le génie d'un homme féconde une histoire collective écartelée entre la passion de la liberté et les exigences de l'ordre, entre une tradition séculaire et l'horizon indéfini du progrès ouvert par la Révolution. Cette biographie de Napoléon raconte le destin sans précédent d'un homme inattendu prenant la tête de forces nouvelles, tout en éclairant, par des ?uvres et des témoignages contemporains, l'intensité d'une trajectoire qui, sitôt la chute du héros, vint nourrir un extraordinaire imaginaire national. Biographie: Luigi Mascilli Migliorini enseigne à l'université "L'Orientale" de Naples. Il dirige la Rivista italiana di studi napoleonici. Cette biographie a reçu en 2002 le grand prix pour un ouvrage non francophone de la Fondation Napoléon.
Résumé : Aristocrate cosmopolite, inégalable praticien de la diplomatie, le prince de Metternich a marqué le XIXe siècle de son empreinte. Admirateur du siècle des Lumières, mais fermement opposé aux idéaux révolutionnaires, l'homme d'Etat autrichien impose sa vision des relations internationales après la chute de Napoléon. Son chef-d'oeuvre est le Congrès de Vienne (1814-1815), qui assurera un long siècle de paix en Europe. Metternich fut également un modernisateur et le gage d'une stabilité qui permit à l'Autriche de consolider sa puissance. " Ma biographie me fera peut-être connaître d'une manière défavorable, mais du moins elle ne sera pas ennuyeuse ", prophétisait le chancelier autrichien. L'ouvrage de Luigi Mascilli Migliorini en atteste, c'est un Metternich toujours sur la brèche, déroutant, à la fois solennel et sceptique, imprévisible, que fait revivre ce récit haletant et admirablement documenté. Le fondateur du nouvel ordre européen y apparaît dans tout son génie et dans toutes ses contradictions.
Spécialiste de l'histoire de la culture européenne, de l'époque napoléonienne au romantisme, Luigi Mascilli Migliorini est professeur d'Histoire moderne à l'Institut universitaire oriental de Naples et directeur de la Rivista italiana di studi napoleonici ainsi que de la RNR, Rivista napoleonica. On lui doit de nombreux travaux sur l'époque napoléonienne dont un essai biographique sur l'Empereur - qui fut aussi roi d'Italie -, récemment publié à Rome.
Au coeur de l'Italie, la Toscane en est l'essence même - "l'Italie de l'Italie" comme l'écrivait, de manière prophétique, un voyageur du XVIIIe siècle, au moment où Goethe, impatient de voir les monuments de la Rome antique, prenait à peine le temps de s'arrêter à Florence, et où Montesquieu cantonnait cette ville à ce qu'il appelait "un petit coin" de l'Europe. Cette expression annonce le destin de la Toscane, qui va devenir dans l'imaginaire collectif le lieu où se fixe et se condense de façon privilégiée le sens le plus profond de l'Italie et de son histoire. De cette lointaine intuition aux dimensions actuelles de la consommation de masse de la tradition toscane, c'est tout un voyage que nous décrit ce livre, en se référant à d'autres voyages qui, depuis le Grand Tour jusqu'aux migrations des touristes affairés du XXe siècle, font comprendre ce qui se cache dans les replis secrets d'une icône symbolique - Florence, la Toscane en apparence si nette et si lumineuse.
La guerre de sécession (1861-1865) fut la plus coûteuse en vies humaines et en pertes matériellesde toute l'Histoire des Etats-Unis. Ce furent quatre années de batailles sauvages, avec 2 800 000combattants, qui firent quelque 628 000 morts et des centaines de milliers de blessés, sur une population de 35 millions d'habitants. Elle fut aussi l'une des guerres les plus intenses et les plus compliquées de tous les temps, atteignant un degré de brutalité mécanique préfigurant les horreurs de la Première guerre mondiale, cinquante ans plus tard, avec des batailles très brèves et meurtrières, les camps de prisonniers, les premières tranchées... De nouveaux moyens de combat (cuirassé, sous-marin, fusil à répétition, télégraphe, voies ferrées) furent utilisés. Pourtant, nous dit l'auteur « Si la Première guerre mondiale était inutile et cruelle, la guerre de sécession fut tout aussi meurtrière, mais elle ne fut pas inutile »: de là naquit l'Amérique moderne. Avec cette nouvelle histoire à la fois très documentée et très claire, Keegan nous livre aussi une vision passionnante de l'Amérique au milieu du XIXe siècle. Il remet à juste titre en question beaucoup d'idées reçues telles que: Etats du Sud peuplés de propriétaires d'esclaves, vision hollywoodienne de la vie des Sudistes (riches planteurs et non masse de blancs pauvres et sans esclaves), guerre longuement préparée,soldats bien entraînés... Il nous explique aussi l'impact de cette longue guerre sur la situation économique, la psychologie et l'évolution des comportements, en particulier pour les femmes dont le rôle très important modifia le statut et la perception qu'elles avaient d'elles-mêmes, dans le Sud comme dans le Nord.
Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu'elle est jugée d'en haut, à la manière de l'état-major, John Keegan la restitue par le bas, telle qu'elle est vécue par les soldats. Cette nouvelle approche de l'histoire militaire, qui va au-delà des récits factuels, révèle toute la dimension humaine du combat. Pour illustrer son propos, Keegan raconte et décortique trois batailles charnières: Azincourt (1415), Waterloo (1815) et La Somme (1916). Un livre fondateur devenu un classique servi par une nouvelle traduction.
Résumé : Début 1916, Joffre planifie une offensive générale des Alliés, simultanément sur la Somme, le front russe, les Balkans et l'Italie. Mais les Allemands attaquent les premiers, à Verdun, le 21 février : 1,5 million d'obus s'abattent en une seule journée sur 12 kilomètres de front français ! Une puissance de feu jamais vue jusque-là. Le début de l'enfer... Sur la scène internationale, 1916 est marquée par la révolte arabe contre les Turcs, menée par Lawrence d'Arabie ; la Russie qui jette ses dernières forces dans la bataille avec l'offensive Broussilov et qui se désagrège de l'intérieur : la question n'est plus de savoir s'il va y avoir une révolution, mais quand elle aura lieu et sous quelle forme ; ou encore l'épuisement de l'Allemagne qui, asphyxiée par le blocus britannique, lance la guerre sous-marine à outrance. 1916, enfin, c'est aussi et surtout une vie politique française particulièrement tendue : le mouvement pacifiste s'organise, les socialistes se divisent, l'Union sacrée se meurt, la Chambre et le Sénat se réunissent en comité secret pour se débarrasser de Joffre et d'Aristide Briand, etc. Avec le talent narratif qu'on lui connaît, Jean-Yves Le Naour nous fait entrer dans les coulisses du conflit, alternant les points de vue du pouvoir et du peuple, et même ceux des Anglais et des Allemands grâce au dépouillement des archives diplomatiques. Il fait ainsi tomber nombre de préjugés et d'idées reçues, dont le mythe de Pétain-vainqueur de Verdun : sa mise en avant a en fait répondu à un plan politique cherchant à diminuer Joffre ! Un récit vivant, poignant, qui mêle avec brio faits, sentiments et réalités de la guerre.
Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.