Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Administrer le regroupement familial. Construire l’indésirable, justifier l’indésidérabilité
Mascia Carla ; Réa Andrea
UNIV BRUXELLES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782800418018
Alors que les politiques migratoires sont aujourd'hui au coeur des débats politiques, médiatiques et académiques, le travail des fonctionnaires qui appliquent les textes demeure peu connu. Il y a là un certain paradoxe entre la survisibilité des politiques migratoires et la relative invisibilité de leur exécution. Cette question est néanmoins centrale : les politiques migratoires n'existent que parce qu'elles sont mises en oeuvre. Sans quoi, elles resteraient une suite de mots imprimés sur du papier. Cet ouvrage se penche sur un type spécifique de politiques migratoires, celui du regroupement familial. Ce dernier représente non seulement la principale porte d'entrée légale en Belgique et en Europe, mais a également un impact non négligeable sur la vie des immigrés : elle définit les membres de famille autorisés à vivre ensemble et à quelles conditions. Sur la base d'une étude de terrain de longue haleine à l'Office des étrangers, cet ouvrage étudie le travail quotidien des fonctionnaires en charge des dossiers de regroupement familial. Celui-ci dépasse le strict examen légal des dossiers : il mobilise des processus de catégorisation des familles, certaines qualifiées d'"indésirables", et de justification en droit de leur "indésirabilité".
Le métro parisien, ce n'est pas le pont d'Avignon: on y dort plutôt qu'on y danse. Et pourtant, il suffirait d'ouvrir les yeux pour découvrir un monde différent et riche. Rodolphe, conducteur sur la ligne 2, nous y entraîne. Il a derrière lui vingt ans de vie sous terre. Avec drôlerie et gourmandise, il nous raconte ce territoire tel qu'il se livre à l'homme dans la cabine: les créatures qu'il y croise, les rituels qu'il observe, les aventures les plus inattendues qui ébranlent la routine. Entre Nation et Porte Dauphine, faune et flore sont examinées avec un regard tendre et affûté: fêtards, contrôleurs, suicidaires, érotomanes, musiciens ou mendiants... À Paris, plus de 5 millions de personnes prennent le métro chaque jour. À l'heure de pointe, en fin de journée, 540 trains circulent simultanément sur tout le réseau. Tout le monde semble pressé de remonter à la surface. Et pourtant, les coulisses de ce monde underground ont de quoi fasciner et la mission du conducteur peut parfois s'avérer héroïque. Sophie Adriansen, qui a co-écrit ce livre avec Rodolphe Macia, ne s'y est pas trompée en tombant amoureuse de l'homme autant que de son métier.
Un voyage à la découverte de la Renaissance gastronomique italienne, depuis les inventions scénographiques de Léonard pour les banquets des Sforza aux célèbres traités sur l'art de la cuisine et de la convivialité. Enfin, les recettes les plus originales de son temps, présentées avec des quantités et des ingrédients adaptés au goût du jour pour pouvoir convenir au palais des gourmands modernes.
Torrekens Corinne ; Mascia Carla ; Ghesquière Fran
Ce livre est issu de deux recherches menées dans le cadre d'une collaboration interuniversitaire entre le Groupe de recherche sur les Relations Ethniques, les Migrations et l'Egalité de l'Université Libre de Bruxelles et le Groupe d'Etudes de l'Ethnicité et des Migrations de l'Université de Liège. Il vise à la connaissance des acteurs, instruments et philosophies de l'intégration dans la partie francophone du pays et de ses différents enjeux, en prenant en compte le débat européen.
Dehon Catherine ; Hallin Marc ; Paindaveine Davy ;
Résumé : Ce livre a pour objectif de former à une utilisation active et pratique des méthodes statistiques inférentielles, tout en initiant les étudiants à la démarche théorique et mathématique sous-jacente. Il se veut accessible aux étudiants non mathématiciens de filières universitaires. Il présente les concepts et les techniques de base de l'inférence statistique en respectant un compromis équilibré entre un certain formalisme mathématique et un caractère plus appliqué au travers de nombreux exemples et exercices. L'ouvrage est constitué de deux parties. La première reprend les éléments de la théorie des probabilités indispensables au développement et à la bonne compréhension de l'inférence statistique. La seconde partie aborde, de manière systématique et rigoureuse, les problèmes d'estimation ponctuelle et par intervalle de confiance, les tests d'hypothèses, l'analyse de la variance et le modèle de régression linéaire, pour conclure par une introduction à la théorie de la décision.
Résumé : Ces dernières années, les percées électorales et politiques de partis comme Syriza en Grèce, Podemos en Espagne ou encore Die Linke en Allemagne ont braqué les projecteurs sur le paysage de la gauche radicale en Europe. Ou plutôt des gauches radicales : des projets et des formations aux ambitions et aux profils très divers coexistent en effet dans ce spectre politique désormais très diversifié. Il n'en a pourtant pas toujours été ainsi. Dans le dernier quart du XIXe siècle, la gauche radicale s'incarne pour l'essentiel dans la famille socialiste naissante ou dans le syndicalisme révolutionnaire. Après la première guerre mondiale et, surtout, après la révolution soviétique d'octobre 1917, la rupture dans le mouvement socialiste donne naissance au mouvement communiste, dont l'homogénéité politique est forte jusqu'au vingtième congrès du parti communiste soviétique et aux révélations du célèbre "rapport Khrouchtchev" (1956). Peu à peu, une certaine diversité s'installe dans les rangs communistes. Avant que cette famille politique en pleine mutation n'entame une descente aux enfers dans les années soixante-dix et quatre-vingt tandis que les sociétés européennes se transforment en profondeur. Mais alors qu'en novembre 1989, la chute du mur de Berlin avait semblé marquer la fin des espoirs révolutionnaires, des mouvements inattendus se produisent à la gauche de la gauche au cours des premières décennies du XXIe siècle, en parallèle avec la montée en puissance de la droite radicale et populiste. Pour saisir l'ensemble de ces dynamiques, Pascal Delwit brosse une fresque impressionnante de l'histoire et des comportements des partis de la gauche radicale des débuts de l'industrialisation à nos jours. Il propose un schéma interprétatif des bouleversements de cette famille politique qui se répartit aujourd'hui en trois courants principaux.
Le slogan féministe des années 1970 "Un enfant quand je veux, si je veux" résonne encore aujourd'hui. Il pose la question de la liberté de choix dans l'espacement des naissances, dans la décision des femmes d'être mère. Il interroge peu le choix de ne pas être mère. Pourtant, elles sont nombreuses à avoir fait le choix d'une vie sans enfant. Face à "l'évidence du naturel", devant l'injonction moderne au désir d'enfant, ces femmes sont souvent qualifiées de déviantes, d'anormales, d'égoïstes. Ne pas avoir d'enfant par choix demeura longtemps un impensé, y compris dans la recherche scientifique. Depuis plusieurs années, des mouvements et des groupes antinatalistes radicaux se font remarquer sur la scène médiatique par des déclarations fracassantes, des happenings ou des événements. Ceux et celles qu'on appelle désormais les "croisés de la dénatalité" se font plus visibles et revendiquent publiquement leur non-désir d'enfant. Ils et elles avancent des arguments démographiques, politiques ou écologiques. En même temps, des essayistes comme Elisabeth Badinter dénoncent une pression croissante pesant sur les femmes pour les inciter à devenir mères et à une renaturalisation de la maternité. Par ailleurs, l'expérience de la maternité elle-même se transforme et se diversifie. Ainsi, des mouvements qui ont longtemps rejeté l'institution de la famille ont récemment demandé d'y avoir accès. On le voit, la maternité et le refus de celle-ci sont au coeur de nombreux débats contemporains. Ce numéro de Sextant interroge ces mouvements et ces débats autour de la non-maternité, en définit les contours et interroge le passé afin de mieux cerner les questionnements actuels. Que signifie ne pas être mère aujourd'hui ? Quels jalons et événements ont rendu ce choix possible dans la société d'aujourd'hui ?
Biographie de l'auteur Pascal Delwit est professeur de science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB) où il mène ses recherches au Centre d'étude de la vie politique Cevipol. Il est l'auteur de nombreuses publications consacrées à la vie politique en Belgique et en Europe. Il a récemment édité Le Front national. Mutations de l'extrême droite française, aux Editions de l'Université de Bruxelles (2012).