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Le Curé de Sarrok
Masala Francesco
ACTES SUD
10,70 €
Épuisé
EAN :9782868693471
Il est plus facile à un chameau de passer par le chas d'une aiguille qu'à un curé pétrochimique d'atteindre le Royaume des Cieux", s'exclame don Adamo, héros de ce livre. En vérité ce prêtre-là, qui a quitté son village natal d'Arasolé pour la paroisse pétrolière de Sarrok, est en proie à la lubricité. Du haut du clocher qui domine la raffinerie, entremêlant les citations les plus doctes aux descriptions les plus précises, tour à tour impudique, grave ou provocant, il ne cesse d'évoquer et de conjurer le péché de luxure. Pamphlet ? Témoignage ? Confession ? C'est au détour de quelques mots, c'est par le pouvoir de quelques notations que nous mesurons soudain jusqu'où Francesco Masala - poète et romancier, ardent porte-parole de la culture sarde - a poussé l'audace : désigner, à travers les égarements de celui-là, ce que le capitalisme industriel fait des émigrés qu'il requiert... fussent-ils des prêtres !
Le débat public du projet de centrale nucléaire sur le site de Flamanville dans la Manche s'est déroulé de manière totalement loufoque avec des portes qui claquent, des cocus et des retournements de situation, comme dans une pièce de Labiche. Le cocktail nucléaire et débat public s'est avéré détonnant. C'était pourtant l'occasion de reposer de bonnes questions. Que faisons-nous de notre électricité ? Le nucléaire est-il un mal ou un bien ? Le principe même du débat a lui aussi été mis à mal, dénoncé par certains comme une vaste mascarade qui coûte fort cher à la collectivité. La relation de cette saga est l'occasion d'en pénétrer le fonctionnement, de décortiquer les arguments et les jeux d'acteurs des uns et des autres qui ont pipé les dés et fait qu'à la fin, le public a été la grande victime du débat.
Tous les hommes d'Arasolé - petit village imaginaire mais emblématique de l'île de Sardaigne - sont morts à la guerre, sur le front russe. Sauf Daniele Mele,"le carillonneur, qui narre leurs dérisoires aventures. Misère, saleté, faim, froid, folie n'ont pourtant pas empêché ces hommes d'avoir voulu à tout prix sauver leur peau. A présent, ce sont leurs" veuves "(mères, épouses, fiancées, maîtresses... ) qui veillent dans l'église, devant les cercueils de leurs hommes, vaincus sans jamais avoir été convaincus. Ceux d'Arasolé ont connu la douleur, la révolte, le désespoir impuissant. Francesco Masala restitue leur drôle d'épopée sans concession ni illusion, ni sans un certain rire sardonique."
Comme la nature ne l'a pas répartie équitablement — soit qu'elle coule en abondance ou qu'elle vienne à manquer — l'eau a toujours été un enjeu de pouvoir. Ce bien, qui devrait être commun, qui devrait être une eau libre, a de tout temps constitué une occasion de conflits entre les hommes. L'exemple de la Sardaigne nous montre que depuis la nuit des temps des hommes se sont déclarés les " maîtres " de cette eau, qu'ils l'aient sacralisée ou tout simplement privatisée, et que ce n'est que par une gestion rationnelle et démocratique qu'elle pourra servir à étancher la soif des hommes et des champs. Cette Histoire de l'eau en Sardaigne est aussi une Histoire de la Sardaigne vue sous l'angle de la " question de l'eau ".
Cette Histoire du théâtre sarde est avant tout une histoire du théâtre en langue sarde (in limba). Longtemps ignorée des chercheurs, cette histoire remonte en fait à l'époque presque fabuleuse de la civilisation dite nuragique (d'après les monuments emblématiques de la Sardaigne que sont les nuraghes), avec les rituels, encore actifs de nos jours, des mammutones aux masques noirs. Sous les dominations successives qui voulurent imposer dans l'île leurs us et coutumes, court le fil rouge de la langue sarde, qui exprime - à travers poésies religieuses, représentations sacrées, comédies de moeurs satiriques, comédies bourgeoises, farces populaires, représentations communautaires et contestataires plus récentes - l'identité d'une " nation " sarde. Cet ouvrage, à la fois historique et critique, révèle l'existence de plus de 200 pièces du répertoire In limba.
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.