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Légère comme un papillon
Marzano Maria Michela ; Paul Camille
GRASSET
20,20 €
Épuisé
EAN :9782246794394
Extrait Je pensais que je n'en aurais jamais parlé. C'était mon secret. Et je n'avais aucune intention de permettre à quiconque d'avoir accès à mes fragilités et à mes failles. Puis peu à peu, j'ai eu envie de raconter mon histoire. Ressenti le besoin de trouver les mots pour dire ce que j'avais traversé et qui avait failli me tuer. Mais qui explique aussi mes choix et mes engagements, ma tristesse et ma force. Parce que l'anorexie n'est pas quelque chose dont il faut avoir honte. Ce n'est pas une infamie. Ce n'est pas une maladie comme les autres. L'anorexie est un symptôme. Qui ramène à la surface ce qui fait mal à l'intérieur. La peur, l'abandon, la violence, la colère... C'est une façon de se protéger de tout ce qui échappe au contrôle. Même si, à force de se protéger, on risque d'en mourir. Et pour apprendre à vivre, il faut avoir le courage de donner un sens à toute cette souffrance. Certes, pour s'en sortir, il n'y a pas de recettes miracles. Comme certains le prétendent. Comme d'autres l'espèrent. Mais il existe quelque chose de bien plus précieux que de simples recettes : la force des mots. Ceux qui permettent de dire mille et mille fois les mêmes choses, les mêmes instants, les mêmes incertitudes, les mêmes regrets... Ceux qui parfois disparaissent et dont on a toutefois besoin pour vivre. Ceux qu'on peut chercher pendant des années, et qui un jour réapparaissent pour nommer l'innommable. J'ai toujours été une enfant sage. Mais à quel prix ? Qu'est-ce qu'il m'a fallu sacrifier à jamais pour être sage ? Si sage qu'en cours de route, j'ai oublié ce que je voulais... Pire encore, qui j'étais... Les mots servent à retrouver le fil perdu. Ces instants de peur ou de violence qui m'ont construite. Ces espaces d'absence, de reconnaissance et d'abandon. Ces «non» à tout ce qui n'avait pas été prévu à l'avance, décidé par mon père, calculé pour mon «bien». Ces années pendant lesquelles quelque chose s'est cassé à jamais. La joie de vivre. La liberté. L'envie... oui, tout simplement l'envie de faire quoi que ce soit. Longtemps, j'ai cru pouvoir tout oublier, «comme si» rien n'était jamais arrivé. Comme s'il suffisait de me cacher derrière des arguments rationnels pour donner du sens à mon existence. Comme si l'important était la cohérence et la rigueur des arguments. Longtemps j'ai cru que la philosophie était cela : expliquer le monde pour mieux le contrôler. Ce n'est qu'ensuite que j'ai découvert combien les théories abstraites sont souvent dérisoires. Tantôt des préjugés inutiles et stériles. Tantôt du bavardage savant. Et que la seule chose à laquelle il vaille la peine de rester fidèle est la recherche du sens de notre vie, qui ne cesse de nous échapper : la vulnérabilité de la condition humaine et la fragilité de l'amour.
Parler de violence signifie s'interroger sur les frontières qui existent entre soi et les autres ainsi que sur l'ambiguïté de sa propre existence; porter un regard d'ensemble sur des pratiques et des questions qui vont de l'apartheid à la torture, de l'automutilation au viol, du colonialisme au terrorisme...; comprendre ce qui signifie parler de la violence contre les femmes ou de la violence religieuse, de la violence nationaliste à la violence contre les étrangers; se poser des questions sur la sexualité et l'inconscient, le passage à l'acte et l'inceste, le travail et la mort. Plusieurs questions sont alors au coeur même de ce Dictionnaire. Doit-on envisager une spécificité de la violence humaine? L'idée de nature humaine est-elle pertinente lorsqu'il s'agit de réfléchir à la violence? La diversité des anthropologies philosophiques et la constitution des sciences humaines ne conduisent-elles pas plutôt à considérer la violence comme un phénomène culturel? Peut-on penser un jour éradiquer la violence, comme l'espérait la philosophie des Lumières, ou doit-on au contraire accepter l'idée d'une ambivalence intrinsèque des êtres humains qui, soumis à des pulsions contradictoires, comme le montre Freud, ne sont jamais totalement bons ou totalement mauvais?
Comment la peur surgit-elle face à l'inconnu? Comment exprime-t-elle la crainte des autres - peur de l'étranger, de l'ennemi, du monstre, du différent - ainsi que la volonté d'écarter de soi l'irréductible altérité qui habite tous les êtres humains? L'auteur montre ici que la peur est souvent instrumentalisée par les pouvoirs politiques, jusqu'à devenir un moyen de contrôle et de gouvernement. Ainsi est-elle utilisée pour bâtir des politiques sécuritaires qui ""institutionnalisent"" la méfiance de chacun à l'égard de tous. Mais, même si elle renvoie à la fragilité et à la contingence de la condition humaine, la peur n'est pas invincible: elle ne réduit pas nécessairement notre marge de manoeuvre. Une fois admise l'idée que tout ne peut pas être ""contrôlé"" et que l"""inattendu""est une composante de la vie, nous pouvons tenter de construire des relations de confiance qui, tout en ne nous mettant pas à l'abri de l'inconnu ou de l'imprévu, nous permettent aussi d'aller vers les autres, de même que de renouer avec notre propre altérité."
Sans confiance entre les individus, c?est toute notre société qui s?écroule. La peur, la déraison, la faillite, la guerre, la paranoïa menacent. Pourtant: la judiciarisation des rapports contractuels, le désir de contrôle, la difficulté d'accepter notre part humaine de fragilité, sans laquelle la confiance n?existe pas, engendrent une société ou de la défiance.L?essai magistral de Michela Marzano offre une double perspective historique et philosophique: de la banqueroute de Law (1720) à la crise du prêt interbancaire (2007-2008), de l?égoïsme libéral au doute systématique des théories du complot, du don de soi dans l?amour à la multiplication des conflits juridiques dans la sphère privée (sait-on que 70 % des contentieux au TGI sont familiaux?), de la crainte de tout perdre à l?éloge de la dépendance, Michela Marzano construit et déconstruit notre rapport à la confiance. Le pilier de notre civilisation.
Résumé : Depuis les années 1960, l'éthique semble se structurer en fonction de territoires d'interrogation : la bioéthique et l'éthique médicale se développent pour apporter des réponses aux problèmes liés aux avancées de la biomédecine ; l'éthique de l'environnement s'intéresse à l'avenir de la planète ; l'éthique de la sexualité analyse les nouveaux enjeux moraux liés aux évolutions des moeurs, etc. Au-delà de la multiplication des champs de réflexion, l'éthique appliquée propose une approche philosophique renouvelée qui articule la théorie morale avec la pratique. Elle entend offrir ainsi des éléments transversaux de réponse, ou tout au moins des instruments d'analyse, pour aborder les grandes questions morales d'aujourd'hui.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
Qui n'a jamais eu le sentiment d'être incompris alors même qu'il se rendait intelligible ? C'est précisément là où s'exprime un brouillage dans la transmission des messages que le besoin de compréhension est le plus grand. A l'instar d'un jeu de cache-cache, on tente de montrer sans se montrer, de faire sentir en provoquant, de se taire pour se faire entendre, de venir en aide pour être aidé, de s'isoler pour être trouvé, de prendre des risques pour être rassuré. Il y a bien des moyens de brouiller les cartes d'un jeu social qui engage notre identité. Pour pouvoir contrôler la situation, on veut, certes, être compris, mais pas par n'importe qui et pas à n'importe quel moment. L'auteure se propose de remonter aux sources de l'incompréhension pour appréhender ses modes d'expression et la quête de compréhension qui y est dissimulée.
L'Entretien Motivationnel est une méthode de communication dont l'intérêt est maintenant bien démontré dans les situations où ambivalence et motivation sont au coeur des processus de changement. Evolution radicale de la relation d'aide et du travail thérapeutique, il concerne particulièrement les addictions, l'éducation thérapeutique, l'intervention sociale... à chaque fois qu'il est à la fois utile et difficile de modifier un comportement problématique, voire tout simplement de faire un choix. L'EM aide également les intervenants sanitaires, sociaux et judiciaires à accompagner leurs clients dans le changement.
Villatte Matthieu ; Villatte Jennifer ; Hayes Stev
Cet ouvrage propose la mise en application clinique d'une théorie du langage et de la cognition (la Théorie des Cadres Relationnels, TCR) - qui constitue le fondement de la thérapie d'acceptation et d'engagement (ACT). La mise en pratique clinique de la TCR telle que la propose cet ouvrage permet aux thérapeutes d'utiliser la conversation clinique comme un outil au service du changement, dans tous les types de thérapies. Les auteurs proposent des moyens innovants pour conduire l'évaluation et l'intervention psychologiques en utilisant des types spécifiques de conversations cliniques. L'ouvrage couvre l'ensemble des thèmes centraux de la prise en charge psychothérapeutique, tels que l'activation et le façonnage du changement comportemental, l'identité, le sens et la motivation, l'utilisation des métaphores et des exercices expérientiels, et la relation thérapeutique. Plus de 80 vignettes cliniques commentées illustrent la manière dont les techniques sont appliquées dans la pratique clinique concrète. Des résumés de chapitre mettent l'accent sur les points clés à retenir, et un " guide d'utilisation de la TCR en psychothérapie " complète l'ouvrage avec des exemples de phrases et de questions à poser.
L'entretien clinique permet l'accès aux représentations les plus personnelles des sujets : histoire, conflits, représentations, croyances, rêves, événements, vécus, etc. C'est un outil irremplaçable dans le domaine des sciences humaines et encore davantage dans celui de la clinique où il s'agit de comprendre l'origine de différentes psychopathologies et d'appréhender le fonctionnement psychologique. En effet, seul le patient peut nous dire "où" et "comment" il souffre ; il faut donc l'écouter. Afin de donner à l'étudiant, futur professionnel, la possibilité de resituer, sur le terrain clinique, les modèles théoriques existants, permettant de rendre compte de ce qui se joue dans l'entretien, cet ouvrage présente les différents aspects techniques de celui-ci, ses dimensions descriptives, relationnelles mais aussi intra-subjectives et intersubjectives.