Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Parlement[s Hors-série N° 20/2025 : Dominations et contestations postcoloniales dans les Outre-mer
Mary Sylvain
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753599208
Ce hors-série analyse les phénomènes de politisation nationaliste à l'oeuvre dans les territoires ultramarins français n'ayant jamais accédé à l'indépendance. A partir des années 1960, le contexte global d'émergence de nouveaux Etats-nations dans le tiers monde a alimenté dans ces territoires, en voie d'intégration accélérée à la métropole, des formes inédites de politisation nationaliste des identités locales. Celles-ci se sont incarnées dans des partis politiques et des syndicats, ainsi que dans des associations culturelles et des organisations de jeunesse. Portées par des acteurs souvent initialement étrangers au jeu politique, ces contestations se sont articulées à des revendications autonomistes et indépendantistes, défiant l'Etat métropolitain. Ces phénomènes sont saisis à travers la diversité de leurs formes d'expression, aussi bien dans les "vieilles colonies" départementalisées en 1946 (Antilles, Guyane, Réunion) que dans les territoires du Pacifique sud, de colonisation moins ancienne, en proie à partir des années 1960 à une forte reprise en main de la part de l'Etat liée au boom du nickel (Nouvelle-Calédonie) et aux essais nucléaires (Polynésie française). En prolongeant, sous certains aspects, l'analyse jusqu'au très contemporain, ce hors-série éclaire les relations complexes et ambiguës qu'entretiennent ces territoires avec l'hexagone.
Perry-Salkow Jacques ; Tesson Sylvain ; Mary Donat
L'anagramme consiste à mélanger les lettres d'un mot, d'un nom, d'une expression, en vue de former un autre mot, une autre expression. Elle opère comme une lecture secrète, fait surgir un sens tapi dans le repli des mots. Elle ouvre, découvre des chemins.
Bat Jean-Pierre ; Forcade Olivier ; Mary Sylvain ;
Les archives répondront un jour à vos questions", riposte Foccart pour ne pas en dire plus sur l'opération "Homo" du SDECE contre le Camerounais Félix Moumié en 1960. "Foccart est au parfum", s'écriait-on déjà, à tort et à travers, en pleine affaire Ben Barka en 1966, comme une invocation protectrice immanente mais invisible. Rarement un homme a-t-il suscité autant de fantasmes dans l'histoire contemporaine de la France. Le plus proche collaborateur du général de Gaulle à l'Elysée reste dans l'imaginaire collectif l'homme aux lèvres scellées. Malgré la publication au crépuscule de sa vie de deux tomes d'entretiens et de son Journal de l'Elysée, l'image sulfureuse du chef "barbouze" qui emporte dans sa tombe les secrets de la République a longtemps prévalu. C'était ignorer qu'un demi-kilomètre d'archives produites par Foccart et ses collaborateurs au sein de son secrétariat général des Affaires africaines et malgaches, ancêtre de la cellule Afrique de l'Elysée, avait été collecté par les Archives nationales à partir de 1977. Au terme de douze années de travail de classement, les Archives nationales ont publié en 2015 l'inventaire des archives du secrétariat général des Affaires africaines et malgaches, dit "fonds Foccart". Un programme de dépouillement a été mené par des équipes de chercheurs spécialisés dans l'histoire de la Ve République, celle des outre-mer et celle de l'Afrique contemporaine. L'exploitation de ces sources offre un nouvel éclairage sur le mythe Foccart, l'histoire de la création de la Ve République, l'invention des DOM-TOM dans les Antilles, l'océan Indien et le Pacifique, et enfin l'histoire de la décolonisation de l'Afrique subsaharienne et de ce qu'il est convenu d'appeler la "Françafrique".
Il y aura 50 ans le 21 juillet, l'homme marchait sur la Lune. L'historien Luc Mary explore les coulisses de la conquête spatiale, émaillée de tragédies, mais aussi d'anecdotes inconnues du grand public. Anecdotes et faits insolites sur la conquête spatiale Il ne restait plus que 29 secondes de carburant au moment de l'alunissage d'Apollo 11... Buzz Aldrin priait juste avant de poser le pied sur la Lune... Alan Shepard a joué au golf sur la Lune... Des cosmonautes russes ont atterri dans une forêt infestée de loups... En 1997, deux vaisseaux sont entrés en collision dans l'espace... Les toilettes de l'ISS ont été bouchées pendant plusieurs jours... Un astronaute italien a failli se noyer dans l'espace... On peut écouter le chant des baleines sur le disque de Voyager 2... Aussi extraordinaires apparaissent-ils, tous ces faits sont authentiques. Ce livre vous propose d'explorer les coulisses secrètes de l'exploration spatiale, avec sa constellation d'anecdotes et de faits insolites. Balayant les idées reçues et les contrevérités, il retrace les principales étapes de l'épopée spatiale, une odyssée moderne à laquelle ont pris part, depuis 60 ans, six cents astronautes téméraires. A l'occasion du 50e anniversaire des premiers pas de l'homme sur la Lune, ce livre revient sur cette aventure sidérante et sidérale, jusqu'à la moisson d'images rapportées de Mars par les sondes et robots de la Nasa... en attendant la première mission habitée vers cette planète. Autant d'exploits sensationnels qui ne font pas oublier les tragédies qui ont émaillé cette incroyable histoire.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.