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Travail salarié et capital
Marx Karl
ALTIPLANO
6,10 €
Épuisé
EAN :9782353460199
Au fur et à mesure, enfin, que les capitalistes sont contraints (...) d exploiter à une échelle plus grande les moyens de production gigantesques déjà existants, et, dans ce but, de mettre en action tous les ressorts du crédit, les tremblements de terre industriels (...) deviennent plus nombreux, en un mot, les crises augmentent. Elles deviennent de plus en plus fréquentes et de plus en plus violentes déjà du fait que, au fur et à mesure que la masse des produits et, par conséquent, le besoin de marchés élargis s accroissent, le marché mondial se rétrécit de plus en plus et qu il reste de moins en moins de marchés à exploiter, car chaque crise antérieure a soumis au commerce mondial un marché non conquis jusque-là ou exploité de façon encore superficielle par le commerce. Mais le capital ne vit pas seulement du travail. Maître à la fois distingué et barbare, il entraîne dans sa tombe les cadavres de ses esclaves, des hécatombes entières d ouvriers qui sombrent dans les crises.
Il faut relire Marx, après le déluge. Dans ces Manuscrits économico-philosophiques, rédigés en 1844, à Paris, et publiés pour la première fois à Leipzig, en 1932, sont dénoncées l'inhumanité du capitalisme et l'infamie de ses thuriféraires. C'est que le travail, activité spécifique de l'homme, n'est plus désormais qu'un gagne-pain, une souffrance et une dure nécessité, pour l'obtention de laquelle tous se livrent - paradoxalement - à la plus âpre des concurrences. La complète domination de l'économie sur la société traduit une aliénation maximale, que manifeste avec éclat la puissance universelle de l'argent : "Notre valeur réciproque, écrit Marx, est pour nous la valeur de nos objets réciproques.".
Résumé : Marx (1818-1883) n'a cessé depuis un siècle d'être au co-eur des luttes idéologiques du monde contemporain. Génie multiforme, il est à la fois le philosophe qui renverse la philosophie idéaliste de Hegel (La Sainte Famille, 1845), l'historien des révolutions (Les Luttes de classes en France, 1850), le pamphlétaire qui donne au prolétariat une doctrine, l'économiste du Capital et l'un des fondateurs de l'Internationale. Mais sous sa dispersion apparente, son o-euvre n'a jamais qu'un seul but, la quête des contradictions de la société capitaliste et des moyens de leur résolution.
Il est des textes qui ont une réputation pauvrement décalée au regard de leur profondeur analytique. Qu'a-t-on retenu des essais d'histoire immédiate de Karl Marx, face aux événements qui secouent la France entre 1848 et 1851, sinon la formule triviale qui voudrait qu'événements et personnages surgissent deux fois, la première comme grande tragédie, la seconde comme misérable farce? Or les écrits de Marx, historien de la France, sont avant tout des modèles d'histoire conceptuelle. Tocqueville, son contemporain, a forgé, comme grille d'analyse de la démocratie libérale, le couple antagonique liberté-égalité; Marx nous a laissé en héritage le couple société-État. Historiens, philosophes, sociologues et politistes n'ont cessé d'en débattre depuis lors autonomie relative de l'État, limites de la société civile, ou bien encore notion, vite devenue inusable fourre-tout, de « bonapartisme ». Éclairer l'héritage conceptuel et interprétatif de Marx, qui d'autre mieux que Maximilien Rubel pouvait le faire dans Karl Marx devant le bonapartisme, étude toujours lumineuse sur le statut historique, philosophique et politique de l'État dans la pensée marxienne?
Qu'est-ce qui fait la valeur marchande d'une chose ? Son usage ? Sa rareté ? Les premiers représentants de l'économie classique (Smith, Ricardo...) avaient répondu en mettant en avant le rôle déterminant du travail. Marx, dans le premier livre de son célèbre Capital, publié en 1867, s'engage dans la même direction. Il montre, par une analyse dont la rigueur est autant philosophique qu'économique, que derrière le prix d'une chose se cache une valeur moins apparente, déterminée par la quantité de travail moyen nécessaire à la production de cette chose. Ce premier résultat conduit à un second : la mise en évidence d'un écart entre la valeur de ce que le prolétaire produit et celle du salaire qu'il reçoit. Cette extorsion de "plus-value" sur le produit du travail est la source de l'accroissement du capital. Marx introduit ainsi le concept d'exploitation, au coeur de la représentation de la société capitaliste. Il donne à la protestation politique contre l'injustice de la condition ouvrière une solide assise économique. Une oeuvre historique, fondatrice, au-delà du marxisme, de la culture économique et politique du Xxe siècle. --Émilio Balturi
Quels sont mes droits lors d une garde à vue? Dois-je accepter la comparution immédiate? Comment va se dérouler mon procès? Pour vous aider à répondre à ces questions et à organiser votre défense individuelle ou collective, Face à la police / Face à la justice propose une vue d ensemble des procédures pénales courantes. Ce guide ne s imagine pas que la procédure pénale représente en quoi que ce soit une garantie absolue pour ceux et celles qui se sont fait arrêter. Mais si la machine répressive est arbitraire, elle doit pourtant agir au nom du droit: connaître celui-ci, c est apprendre la langue de son ennemi, c est pouvoir se repérer dans les méandres de ses dispositifs de répression. Il devient parfois possible d échapper aux pièges les plus grossiers et d user de tous les moyens, même légaux, pour s en sortir « au mieux ». Élie Escondida & Dante Timélos.
Le travail, qu il soit une nécessité ou un « choix », tient pour beaucoup d entre nous socialisation ou convention obligent une place centrale. Si pour certains il est synonyme d épanouissement, pour d autres il rime avec précarité, chômage, licenciement, humiliations, ou tout simplement ennui... Suite erratique de scènes quotidiennes et banales gravitant autour de la planète embauche, Travail mode d emploi met en scène une aliénation aigredouce, désespérante et drôle. L existence du personnage est scandée par le défilement des petites annonces, des entretiens décrochés, du travail, du chômage... La deuxième personne du pluriel, à laquelle s exprime la narratrice, vaut aussi bien pour un autre « vous » : l ensemble des « actifs ». Vif, léger et sans concession, Travail mode d emploi nous offre le récit d une trajectoire assez peu linéaire, celle d une perpétuelle surfeuse ou naufragée aux prises avec les vagues de l océan capricieux du travail. C est avec un style grinçant que l auteur parvient à nous faire sourire de situations qui sont le quotidien de nombreux sinon travailleurs du moins employés. . . Géraldine Sivade, née en 1970, « bac + 4 », a fait ses premiers pas dans le monde du travail en France, puis aux États-Unis et en Allemagne. Sept ans plus tard, ces premiers pas semblent s éterniser.
« Jusqu'à présent, rien de sérieux (...) n avait été publié sur ces clubs de dirigeants. Michael Gama en ouvre un peu la porte. » --Alternatives économiques (été 2007)