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Arrêt sur image
Martinoir Francine de
GALLIMARD
11,60 €
Épuisé
EAN :9782070706839
Claire, la narratrice, est hantée par le souvenir de Camille sa cousine et le temps, encore proche, de leur adolescence. Elles étaient en khâgne à Condorcet. Et là, il Y avait Thomas Frioul, un étrange garçon, fils de Sandra Rellini une star du cinéma italien, célèbre dans les années 60, morte presque oubliée dans des circonstances bizarres. Tandis que Camille s'éprend de Thomas, l'adolescent va s'enfoncer dans la contemplation sans fin de cette belle et désirable actrice d'autrefois, qui n'était pas encore sa mère. Sera-t-il possible à Camille de l'arracher à cette attirance ? Aux deux cousines, cet amour rappelle l'attachement qu'elles éprouvèrent dans leur enfance pour leur oncle, un jésuite que chaque été elles rejoignaient près de Florence, le mystérieux Emmanuel. Ainsi les quatre personnages accordent leur mal de vivre aux paysages de Paris, de la Bourgogne et de la Toscane, ces lieux qui, pour eux comme pour le lecteur, sont autant d'états d'âme. Dans ces pages de la vingtième année, brillent les feux de passions impossibles à dire.
Résumé : "Marie Susini a construit une oeuvre intense et singulière. Elle possède une voix, une voix bien à elle, qui exprime un univers où dominent la nostalgie de l'unité perdue et le tragique des passions, et sur lequel règne toujours un sens profond du sacré. Le grand critique Albert Béguin a pu écrire : "Je n'hésite pas à dire que La Fiera est un chef-d'oeuvre. " Cet essai n'est pas un portrait, encore moins une biographie, mais l'analyse d'une création littéraire véritable, c'est-à-dire dictée par une nécessité intérieure. Traduite en plusieurs langues et objet de nombreuses études, l'oeuvre de Marie Susini a été reprise successivement dans Le Livre de Poche, Folio, Points-Roman. Corvara a été représenté au Théâtre de l'Ouvre. Plein soleil a été porté à l'écran. " Francine de Martinoir, 1989.
Voilà, pour terminer, je voudrais te demander de t'occuper de Fanny, ma chienne. Lorsque je regarde ses yeux, je crois y voir cette vibration d'amour que les Illuminés, en leurs meilleurs moments, prétendaient sentir, je pense à l'interrogation de mon père, sur Dieu et les vérités mathématiques, restée elle aussi sans réponse. Essaie d'emmener Fanny en Amérique, c'est une bonne petite, elle s'habituera".
Eté 2003: Octavie apprend la mort solitaire, dans son appartement parisien, du commandant Préfailles, qui avait été son mari et qu'elle avait quitté. Pourquoi l'avait-elle laissé? Durant quelques jours, Octavie retrouve l'Alger des années cinquante à soixante qu'elle croyait avoir oublié. Dans la ville en guerre, elle avait rencontré, aimé follement, épousé Tancrède Préfailles, cet officier si cultivé qui avait vécu la Résistance, la déportation, le Viêtnam, et qui réprouvait secrètement le combat mené par les partisans de la colonisation. Et puis l'affrontement des deux camps, qu'elle aurait voulu ignorer, l'avait rattrapée: l'enlèvement d'Etienne Bazaine, partisan de l'indépendance, professeur comme elle, sa mort, sans doute sous la torture, avaient fait naître en elle, sur le rôle et les activités de Tancrède, un soupçon qui allait ronger sa vie. Cette vie, amputée depuis leur séparation, fracassée par les batailles comme celles de ses aïeules corses, elle tente enfin de la lire en retrouvant la beauté somptueuse de l'Algérie d'autrefois.
Résumé : Dès les premières années de son enfance marseillaise, Emilie Fayolle a constamment préféré la collection des souvenirs et des images à l'éclat trop vif du réel. A cet univers clos de la contemplation et de l'attente, son amie Laure Sabran oppose la rigueur triste des dénégations et le mouvement vers les êtres, Robert, l'engagement politique loin de toute subjectivité et enfin le psychanalyste Serge Prigogine, la fascination d'un monde vide. Ce Serge, qu'elle aurait pu épouser jadis, qu'elle a laissé se rapprocher de Laure, elle le retrouve en 1966 mais leur liaison est interrompue par la mort accidentelle du médecin. Par cette disparition s'est engouffré en elle tout le néant de l'univers et son système intérieur s'effondre. A quoi bon vivre si Dieu n'existe pas ? Pourquoi parler puisque les mots n'ont jamais fait revenir personne ? Comment en prendre son parti ? "Les malades mentaux accusent", disait naguère Serge. Aurait-il pu guérir Laure qui, un jour de mars 1968, passe de l'autre côté, celui du silence et du refus ? Qu'aurait-il dit en mai 1968 ? Et le 21 août 1968 ? Que reste-t-il de lui à part quelques images dans les rêves ? Si Dieu n'existe pas, la Répétition est impossible. Et c'est sans doute avec Robert qu'Emilie terminera cette décennie mélancolique. Il y a plusieurs façons de mourir à soi-même.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.