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L'Islam en dissidence. Genèse d'un affrontement
Martinez-Gros Gabriel ; Valensi Lucette
SEUIL
22,30 €
Épuisé
EAN :9782020541350
L'Islam nous accuse. On mesure, dans ses griefs, le poids des troubles du dernier demi-siècle, décolonisation, conflit palestinien, question du Cachemire, mobilisation contre le communisme. Mais y a-t-il des causes plus lointaines, des blessures plus profondes? Le discours islamiste le dit, invoque le Prophète et la génération fondatrice, énumère la litanie des offenses subies quatorze siècles durant, invite les peuples musulmans à n'en rien oublier, y trouve les raisons compulsives de ses combats. Il ne s'agit pas de balayer ce discours identitaire, mais de constater qu'il est tenu par de jeunes générations musulmanes plus au fait de l'Occident honni que des traditions de l'Islam. On met donc en lumière dans un premier temps certains des mécanismes fondamentaux de l'État islamique ancien et de ses rapports avec la foi - mécanismes irréparablement brisés par la modernité. On insiste ensuite sur l'ampleur de l'esprit de " réforme ", d'adaptation à la modernité depuis le XIXe siècle, et sur son échec aussi surprenant que relatif. Dans une conclusion à deux voix, les auteurs, tombent enfin d'accord sur le modernisme des mouvements islamistes, et sur l'héritage tiers-mondiste qu'ils pervertissent.
De l'autre côté des croisades Pour les historiens arabes, ce que nous appelons les "croisades" entre dans le récit plus vaste de l'effondrement de l'Empire islamique, pris en étau entre la grande offensive des "? Francs ? " en Méditerranée et les invasions mongoles aux XIIe-XIIIe siècles. A l'est, l'histoire chinoise domine pour un petit siècle, le coeur de l'Empire mongol se trouvant à Pékin. A l'ouest, Saint Louis s'impose, après la vague des guerriers fondateurs que sont Godefroy de Bouillon, Baudouin, Amaury ou Roger de Sicile. C'est donc à un décentrement du monde que nous invite Gabriel Martinez-Gros. A travers une réflexion originale, l'auteur propose une fascinante lecture des croisades, de l'Empire islamique et de la puissance mongole. Gabriel Martinez-Gros Professeur d'histoire médiévale du monde musulman à l'université Paris Ouest Nanterre La Défense, il est notamment l'auteur chez Points d'une Brève histoire des empires (2016) et de L'Empire islamique. VIIe-XIe siècle (2021).
Dans son précédent ouvrage, L'idéologie omeyyade, Gabriel Martinez-Gros s'attachait à cerner les traits de la dynastie des Omeyyades de Cordoue (756-1031), originaire de la Mecque, qui avait règné à Damas de 661 à 750 avant de fonder l'Espagne musulmane. Il montrait notamment, en analysant la production historiographique et littéraire du Xe siècle, que jamais les Omeyyades ne renoncèrent à leurs droits sur l'empire mulsuman tout entier, au nom de leur identité arabe, celle du Prophète. Or, malgré la disparition définitive des Omeyyades en 1031, les Andalous continueront à se réclamer de cette identité, avec la passion renforcée que nourrit l'obstacle d'une réalité souvent contraire. Ils en tireront une conception originale de leur histoire et sauront même l'incarner sur la rive maghrébine, ainsi que le montre le récit de la fondation de Fès. L'auteur insiste sur le cas d'Ibn Khaldûn (1332-1406) né à Tunis de souche sévillane, qui, en historien et en philosophe de l'histoire, sut le mieux dénoncer les faux-semblants de cette identité à laquelle tout prouve, par ailleurs, qu'il était profondément attaché.
Résumé : Islam, christianisme et bouddhisme, les trois religions milliardaires - qui représentent aujourd'hui environ 4,8 des 7,8 milliards d'humains - sont des créations d'empires. Ou plus exactement des fins d'empires, les traînes des trois empires-mondes nés entre la fin du IIIe siècle avant notre ère et le VIIe siècle, et qui n'ont cessé depuis, par le biais des religions issues de leur expérience historique, de s'étendre à une part toujours croissante de l'humanité, en se heurtant, en se combinant, entre elles et avec les pouvoirs politiques héritiers de la réalité impériale. Ces trois empires sont bien sûr la Chine, Rome et l'Islam. Ainsi du christianisme, de l'Islam et du bouddhisme, l'auteur ne retiendra qu'un point commun, très largement étranger aux complexités des dogmes et de la dévotion des fidèles, c'est-à-dire le lien généalogique qui attache ces religions aux empires où elles sont nées. L'idée principale de ce livre tient ainsi en une phrase : ces religions milliardaires se cristallisent lorsque l'impuissance croissante des empires dissocie leur action politique de leur système de valeurs, lorsque les empires passent de l'Agir (militaire et politique) au Dire (religieux).
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.