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Jimi Hendrix
Martinez Frédéric
TALLANDIER
12,00 €
Épuisé
EAN :9782847346954
Le 18 septembre 1910, Jimi Hendrix est retrouvé sans vie dans la chambre 501 de l'hôtel Samarkand, à Londres. L'icône du rock, acteur déchu d'un mystère chrétien psychédélique, gît dans son vomi. Une femme et une guitare flanquent le gisant de ce roi sous acide. Il avait 21 ans. Retour en arrière. La seconde moitié du XXe siècle vit l'éclosion d'une religion nouvelle: le rock. Son pape était noir et semait de miracles électriques les festivals de musique, de Woodstock à Wight. Jimi Hendrix s'est brûlé à tous les clichés du rock; avant de mourir dans l'enfance de son art, il avait pourtant mené l'Expérience très loin. Si, aujourd'hui, les idoles des jeunes changent leur sang dans des cliniques et placent leur capital dans des banques, avec Hendrix, c'est une autre histoire. Sa déchéance est plus propre que ces succès capitalisés. Elle a la rectitude d'un mythe. Dans cette ode hallucinée, Frédéric Martinez donne la parole à Jimi Hendrix et nous entraîne, au fil de pages traversées de coups de feu et de coups de blues, dans une plongée en apnée pour remonter aux sources du rythme.
Guy de Maupassant (1850-1893) a tout mené à vive allure: sa vie trop brève et son oeuvre. Son nom est associé aux jours dorés du canotage sur la Seine, aux dimanches à la campagne noyés d?un soleil impressionniste. Sportif accompli, amant insatiable, écrivain célèbre jusqu?en Russie, qui était vraiment Maupassant? Ce faune à l?étroit dans les ministères renonça à la sécurité de l?emploi pour suivre son destin tragique et flamboyant. Entré dans les lettres « comme un météore », il accomplit en dix ans une des oeuvres les plus importantes de la littérature française. Ses nouvelles, mais aussi ses romans, qui sont autant de victoire contre la syphilis et la folie, sont encore aujourd?hui portées à l?écran et témoignent de son étonnante modernité.
« Mon piano, c?est, pour moi, ce qu?est au marin sa frégate, c?est ce qu?est à l?Arabe son coursier, plus encore peut-être, car mon piano, jusqu?ici, c?est ma parole, c?est ma vie; c?est le dépositaire intime de tout ce qui s?est agité dans mon cerveau aux jours les plus brûlants de ma jeunesse; c?est là qu?ont été tous mes désirs, tous mes rêves, toutes mes joies et toutes mes douleurs? » Virtuose adulé tant par son charisme que par sa musique, écrivain, artiste cosmopolite épris de progrès social, compositeur prolifique, inventeur du récital de piano solo et des master classes, Franz Liszt (1811-1886), figure flamboyante du romantisme, né d?un père hongrois et d?une mère autrichienne, est le pianiste le plus influent du XIXe siècle. Sa liaison secrète et passionnée avec la comtesse Maried?Agoult, mère de ses trois enfants, leur fuite en Suisse, son mariage impossible avec une princesse russe, son amitié orageuse avec son gendre, Richard Wagner, son retour à la religion durant lequel il se fait ordonner prêtre, tout en continuant de jouer bénévolement, de composer et de prodiguer ses cours, font de sa vie un roman.
Claude Monet a joué sa vie sur le motif. Il a bien failli perdre. Le chef de file des impressionnistes lègue à la postérité l'image d'un artiste heureux parmi ses fleurs, peintre jardinier annonçant l'art abstrait dans son domaine de Giverny. B fut surnommé le Raphaël des eaux, tant ses jours et ses oeuvres suivent le cours de la Seine. Mais il n'est pas si paisible. Monet eut deux femmes et une seule maîtresse: la lumière. Sa peinture illustre leurs amours passionnés. Cette vie au fil de l'eau vous fera dériver de Londres à Venise, en passant par la Normandie, Paris et la Bretagne, Alger, la Creuse et la Riviera. Vous rencontrerez Georges Clemenceau, Octave Mirbeau, Emile Zola, Jean-Léon Gérôme et ses gladiateurs, des nymphes, quelques fantômes, le père Poly et même un pharaon. Et puis bien sûr des nymphéas, qu'il vaudrait mieux ne pas croiser. Mais c'est une longue histoire.
Cléopâtre hésite. Nul ne sait si elle fronce les sourcils ou si ses yeux cernés de khôl trahissent l'effroi, l'effarement peut-être, si même elle invoque en son for intérieur Isis et Osiris, à supposer qu'elle y croie. Les morts violentes, les trahisons jonchent sa course ici-bas mais la scène qui se joue à Actium, ce 2 septembre 31 av. J.-C, semble annoncer un dénouement tragique. Les bracelets figurant des serpents cliquettent à ses bras, à ses poignets. Parée comme une idole, petit tanagra du désastre à la proue de son vaisseau amiral, la dernière des Ptolémée flaire le carnage. Belle ? Bien pire. De l'enjouement, du charme. Une voix enjôleuse, prise aux sirènes de l'Odyssée, qui fit bien des Ulysses. A trente huit ans, Cléopâtre, déesse reine d'Egypte, offre à l'histoire son profil de médaille que casse un nez busqué.
Tout jeune sous-secrétaire d'État aux Colonies, Winston Churchill accomplit, à l'automne 1907, une tournée en Afrique de l'Est. Au cours de son voyage, il combine travail et plaisir: aux parties de chasse au gros gibier et expéditions touristiques, succèdent les rencontres avec des officiels, colons et chefs de tribus. Dans ce récit de voyage, il conte ses journées africaines, décrivant du point de vue d'un Européen du début du XXe siècle l'innocence et le charme des tribus qu'il rencontre tout en dénonçant les abus du colonialisme. Alternant considérations politiques et descriptions des paysages qui l'émerveillent, Churchill mène son lecteur le long du Nil, en Ouganda et au Kenya. Véritable oeuvre littéraire, ce texte n'avait jamais été traduit en français.
Bref, je plaidais pour la vie contre la mort et je conseillais au général de lire un des plus beaux livres de guerre qui soient, Le Dernier ennemi, de Richard Hillary, qui raconte comment la bataille d'Angleterre fut gagnée par les pilotes de Spitfire de la Royal Air Force, jeunes hommes de vingt ans, frais émoulus d'Oxford, de Cambridge, après Shrewsbury College ou Eton, entrés à jamais dans l'histoire des héros sous le nom de"garçons aux cheveux longs". [...] Extrait du Lièvre de Patagonie de Claude LANZMANN (Gallimard, 2009)."
La croisade contre les Albigeois au XIIIe siècle a profondément modifié le cours de notre histoire. De son issue découle le rattachement du Languedoc à la France. C'est dire l'importance extrême de cette guerre "sainte" prêchée pour la première fois par l'Eglise de Rome à l'encontre d'un peuple chrétien! Menée à l'origine pour extirper du Midi de la France l'hérésie cathare, elle dégénéra vite en guerre dévastatrice de conquête, opposant inexorablement défenseurs de la civilisation occitane et assaillants venus du Nord, c'est-à-dire les "Français". Dans le tumulte des combats, l'atmosphère fiévreuse des chevauchées, des massacres, des incendies où culmine la tragique vision de l'holocauste de Montségur, s'affrontèrent donc pendant un demi-siècle croisés, inquisiteurs, légats du pape et peuple occitan sporadiquement rassemblé sous l'étendard des comtes de Toulouse. C'est l'histoire de ce long et terrible conflit jalonné de bûchers, d'actes d'héroïsme, de dévouements insignes, de duplicité, d'odieux excès, que raconte avec force et sagacité Georges Bordonove.
D'un essai enlevé sur les caricatures à un autre, magnifique, sur le plaisir de peindre, en passant par une analyse du gouvernement parlementaire et des problèmes économiques, Winston Churchill partage avec son lecteur les sujets divers et parfois inattendus qui l'occupaient dans l'entre-deux-guerres. On avait découvert un écolier turbulent, un soldat courageux et un écrivain prometteur dans Mes jeunes années. On retrouve ici un homme tout aussi aventureux, dont l'expérience s'est considérablement enrichie, la vision du monde et de la société sensiblement affinée et dont la vivacité de style reste un grand plaisir littéraire. A travers cette collection de pensées, de souvenirs, de réflexions et même de prédictions se dégage une philosophie profonde et originale.