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CASSANDRE ET LES TUEURS. 50 ans d'une histoire française
Martinet Gilles
GRASSET
22,34 €
Épuisé
EAN :9782246357513
Il croise Nizan dans les années trente. Résiste à Munich et au fascisme. Il prédit avant tout le monde ce qui va se passer en Algérie, en Tunisie, au Maroc, en Indochine. Il côtoie Mendès France, débat avec Mitterrand, fonde le PSU, {le Nouvel Observateur}. Théoricien de la nouvelle gauche, assistant au déclin de l'ancienne, il entre au Parti socialiste, siège au Parlement européen, fait très tôt l'analyse des mécanismes totalitaires et s'offre même au luxe de réaliser un très vieux rêve en dirigeant avec éclat, sous les lambris du palais Farnèse, l'ambassade de France à Rome. Gilles Martinet est, depuis cinquante ans maintenant, de toutes les batailles de la gauche. Et l'histoire qu'il nous raconte est, avec ses fièvres, ses impasses, ses tragédies et ses heures de gloire, un peu celle de la France et du monde contemporain. Journaliste ? Idéologue ? Homme politique et de pouvoir ? Il est tout cela à la fois, dans la vie et dans ce livre. Et ce n'est pas son moindre mérite que d'y écrire en quelque sorte à plusieurs voix.
Si le patriotisme est, comme on le dit, l'amour des siens, le nationalisme se nourrit de la haine, du mépris ou encore de la peur des autres. J'ai toujours combattu le nationalisme tant il me paraissait constituer une offense à la raison. Mais j'ai aussi toujours cherché à en comprendre les ressorts. " Gilles Martinet pose ainsi les principes de la réflexion qu'il développe dans ce livre. Les trois composantes du nationalisme français, qui s'inspirent de trois traditions différentes (barrésienne, gaullienne et jacobine), se trouvent confrontées à un même problème : l'Europe. D'un côté, elles veulent défaire les liens communautaires qui ont déjà été tissés, tant elles les jugent contraires à la souveraineté nationale et, de l'autre côté, elles rêvent d'une Europe fortement soudée, capable d'agir comme un seul bloc, face aux Etats-Unis et au Japon. En fait, le nationalisme fait le pari de l'échec de la construction européenne, sans voir que cet échec, qui est en effet possible, provoquerait le déclin de la France.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...