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Diplomatie et mobilités. Négocier l'"étranger" dans l'Europe moderne (XVIe-XVIIIe siècle)
Martin Virginie ; Montègre Gilles
ECOLE ROME
34,00 €
Épuisé
EAN :9782728315994
Depuis la première modernité jusqu'à l'âge des révolutions, la mobilité des étrangers constitue un véritable enjeu diplomatique en Europe. Dans cet ouvrage, les auteurs questionnent le périmètre, les ressorts et les effets de l'action et de la protection diplomatiques sur les dynamiques de cette mobilité et la fabrique de l'étranger. Comment les diplomates contribuent-ils à impulser, encadrer ou entraver ces mobilités, subies ou choisies ? Dans quelle mesure participent-ils de l'intégration ou de la marginalisation d'individus et de communautés, qualifiés d'"étrangers" du fait de leur origine ou de leur sujétion à autrui ? En quoi tendent-ils ainsi à façonner autant qu'à brouiller l'identité, toujours incertaine, de ces étrangers ? Ces questions ouvrent aussi la voie à une relecture critique du concept de soft power, mettant en lumière la portée politique de la négociation diplomatique des personnes et des biens culturels. Les ambassadeurs, rouages essentiels du marché des arts, des savoirs et des savoir-faire, se conduisent en entrepreneurs et en protecteurs de mobilités culturelles. Ce faisant, le traitement diplomatique de la personne (physique et juridique) de l'étranger et de ses biens infléchit, voire cisèle, la condition d'extranéité. Ce livre, privilégiant une diplomatie au ras du sol et au fil de l'archive, envisage ainsi de manière conjointe action diplomatique, échanges culturels et construction de l'altérité.
Construit comme un échange entre deux chercheuses spécialistes d'aires culturelles différentes, cet ouvrage interroge l'universalisme français au prisme du genre, à la croisée de plusieurs disciplines et en dialogue avec les Etats-Unis. A partir de notions telles que l'" universalisme des différences " (Virginie Martin) et l'intersectionnalité, il examine les persistances et les mutations des féminismes ainsi que les nouveaux lieux de résistance et de déconstruction des stéréotypes de genre.
La géopolitique comme si vous la viviez grâce aux séries ! Grandes mutations du monde depuis 1913, mondialisation, géodynamique de l'Europe, de l'Afrique, des Amériques et de l'Asie... Vous ne verrez plus le monde de la même manière après l'avoir (ré)exploré à la lumière des séries ! Basé sur 16 séries populaires, ce guide propose de réviser la géopolitique de manière ludique et motivante en explorant les grandes thématiques contemporaines abordées en cours de géopolitique. Conforme au nouveau programme ECG de 1re et 2e année. Un panorama de 1911 à 1926 avec Downton Abbey - La chute du mur de Berlin avec Kleo - Le monde actuel avec The Crown - La publicité avec Mad Men - Crise écologique et mondialisation avec Borgen - Le monde et ses ressources en voie de raréfaction avec L'Effondrement - L'Union européenne avec Parlement - La France mise au défi avec Bureau des Légendes - Les dynamiques nationalistes en Europe avec Years and years - Au portes de l'Europe entre Russie et Ukraine avec Serviteur du Peuple - Les rapports de force au Proche-Orient avec Fauda - Les rapports des forces PO/Occident avec Kalifat - La soft power de la Corée du Sud avec The Penthouse - L'Inde avec Bombay Begums - Les Etats-Unis avec Homeland - L'Amérique du sud et latine avec Narcos
Résumé : Quel est ce monde dans lequel nous vivons ? Les extrémismes se donnent à voir, et les nationalismes avec eux. Car le monde qui vient semble faire peur comme s'il allait échapper aux Etats, aux nations, aux hommes et aux femmes. Pour beaucoup, un retour à une stabilité imaginée, un repli, l'espoir d'un temps figé, sont autant de réponses à des environnements devenus instables. Pour sa part, si elle partage le constat d'un monde complexe et mouvant, Virginie Martin refuse d'emboîter le pas à ceux qui parlent de suicide français ou de soumission. Et si nous racontions une autre histoire que celle à la mode, celle qui nous angoisse et nous sépare ? Une histoire d'émancipations, d'identités multiples et harmonieuses, de progrès techniques incroyables... Dans cet essai passionnant et acéré, l'intellectuelle lance un appel : la France doit porter un discours sur un nouvel universalisme - celui des différences.
Résumé : Un texte fort, qui aborde la question des violences faites aux femmes dans une société patriarcale. Un roman dérangeant qui dépeint les moeurs et la brutalité de la politique moderne. Virginie Martin est une politologue habituée des médias (C dans l'air).
Le livre de Charles de La Roncière, de nouveau rendu disponible avec une préface de l'auteur, envisage, à travers l'exemple de Florence, l'ensemble de l'économie médiévale. Les bases matérielles de la vie du peuple florentin sont étudiées, de la défaite politique des Magnats jusqu'au tumulte des Ciompi. Son analyse des prix croisée avec la reconstitution des salaires réels permet de reconstituer les budgets individuels et familiaux : une famille nombreuse augmente le risque d'indigence des salariés lors des crises frumentaires. Il nous donne ainsi accès aux conditions de vie marquées par les disettes et la Peste Noire, l'emprise urbaine sur les exploitations rurales, les guerres et l'augmentation de la fiscalité. La politique annonaire et l'évolution démographique sont au coeur de l'analyse sur la formation des prix et salaires. Monument de l'histoire économique sérielle mobilisant la finesse de l'analyse sociale, cet ouvrage ne cesse d'inspirer les médiévistes.
Cette thèse, parue en 1973, porte sur la mise au jour des structures du système agraire de la région du Latium médiéval. L'historien dégage la révolution castrale de l'"incastellamento", correspondant au passage d'un habitat dispersé à un habitat concentré en "castra", villages fortifiés. Le développement de ce nouveau système entraînera l'édification d'autres structures économiques et agraires.
Ce n'est pas seulement pour rendre témoignage à un moment particulière-ment fécond de l'histoire de la ville que ce livre est rendu a nouveau disponible. Avec des outils nouveaux, de nouveaux concepts (fonctions urbaines, réseaux, etc.), il a jeté un regard renouvelé sur la ville de Rome, 1'llrbs, qui n'est plus une collection monumentale mais un "espace urbain". Par la collaboration entre spécialistes de l'architecture et de l'urbanisme (Pierre Gros) et historiens des institutions et des idées politiques (Claude Aicolet) ce livre a contribué à ouvrir des perspectives nouvelles, après les nombreux chantiers archéologiques postérieurs, il en inspire toujours. Le cadre de la ville de Rome n'est pas un décor dont il s'agirait de préciser les contours afin de comprendre la vie des hommes, mais l'expression d'une géographie urbaine, d'un urbanisme, considérés dans leur dynamisme politique, économique et religieux.
En combinant une histoire sociale de la région à une anthropologie historique du christianisme moderne, cet ouvrage constitue une introduction à l'histoire des chrétiens du Proche-Orient à partir du XVIIe siècle. Il offre des clés pour saisir leur situation concrète et légale dans l'islam et dans le régime politique ottoman. Il met en lumière la proximité structurelle des chrétiens avec leur entourage musulman, mais il démontre aussi la nécessité d'une réflexion sur l'organisation interne des Eglises et des communautés. L'ouvrage porte également sur les conditions de la rencontre et de l'interaction entre les chrétiens locaux et le catholicisme moderne. Terre Sainte, Croisade et Réforme de l'Eglise forment le cadre idéologique et spirituel dans lequel se déploie l'activité missionnaire sur le terrain, selon des méthodes qui s'apparentent à celles des missions en direction des catholiques européens, et s'adaptent mieux aux dissidents de l'islam qu'aux sunnites. A travers le développement de l'enseignement et de l'alphabétisation, ou la constitution de confréries, émerge progressivement un catholicisme oriental, différencié de l'orthodoxie et de l'islam, et caractérisé par une mentalité dévote, une mort "christianisée", un nouveau culte des saints, une pratique matrimoniale transformée.