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L'autre vie d'Orwell
Martin Jean-Pierre
GALLIMARD
17,90 €
Épuisé
EAN :9782070138678
«Sur un fond de silence et de solitude, on perçoit le bruissement de la mer. La ferme est seule en contrebas, plus seule encore que je ne l'imaginais d'après les lettres et les descriptions. Maintenant que je tiens Barnhill sous mes yeux, maintenant que je peux contempler ce paysage, cet océan, que je devine le jardin désormais abandonné, que j'aperçois des restes du verger, maintenant que je peux imaginer l'homme oscillant entre la main à plume et la main à charrue, entre la chambre où s'invente Big Brother et cette vie du dehors livrée aux éléments, à l'écart de l'Histoire, je ne vois pas davantage de raison majeure, de raison tout court qui l'emporterait, qui puisse justifier cette fugue, mis à part ce qui dépasse la raison, une pulsion profonde, une intériorité exigeante, radicale, propulsant assez loin de ce que l'on croit être soi, de la figure de soi que les circonstances ont façonnée, et de ce que l'on passe pour être au regard des autres.» Jean-Pierre Martin.
Résumé : Le narrateur de ce récit se trouve à un moment de l'existence qui ne semble plus rien exiger de lui. Voici qu'une rencontre amoureuse le bouleverse. C'est une jeune femme, Eva. L'événement le surprend d'autant plus que jusque-là, il avait une nette tendance à préférer les femmes mûres. Il est partagé entre l'exaltation et l'effroi. Eva n'est-elle pas victime d'un mirage ? Ne va-t-il pas lui apparaître bientôt pour ce qu'il est ? Il est prêt à s'abandonner. Il renaît. La sensation est merveilleuse. En même temps une angoisse l'assaille, vertigineuse. Il perçoit plus que jamais le sablier. De son côté, elle semble l'aimer sans arrière-pensée, le lui dit, le lui montre. Elle ne paraît aucunement se soucier, elle, de la différence d'âge. Elle lui communique sa sérénité. Un nouvel avenir possible s'est ouvert devant lui. Cependant, il ne peut s'empêcher d'oublier tout à fait le regard des autres. Comment un homme vieillissant et une jeune femme peuvent-il se sentir en aussi parfaite connivence ? Leur relation inquiète la norme. On ne cesse de lui rappeler la fatalité de son âge. Lorsqu'on fait, à l'automne de sa vie, l'épreuve exaltante d'un dernier amour, cette situation met en jeu des sensations intenses. Le narrateur nous dit, avec profondeur et drôlerie, les affres de ses méditations, sans doute pour s'en délivrer. Il nous fait part de ses extases, des moments sublimes d'une vie nouvelle. Il n'aura jamais fini d'accomplir son éducation sentimentale. Or un nouvel événement inattendu va encore bouleverser la donne...
Résumé : L'ensemble des hommes qui vivaient sous le Haut-Empire dans les provinces romaines d'Europe centrale et occidentale était juridiquement composite. Mais les Romains ont mis l'accent sur le développement des villes en y établissant les éléments traditionnels : basilique, forum, curie, théâtre, thermes en particulier.
A mi-chemin entre littérature et philosophie, la « losophie » réunit le meilleur des deux savoir et,par la même occasion, réconcilie les deux facettes de Raymond Queneau, l?écrivain, bien connu, et le philosophe, élève d?Alexandre Kojève, souvent oublié. Les études de philosophie de Queneau auraient donc été pour lui, selon Jean-Pierre Martin, des années de « classes préparatoire » à la losophie, qu?il mettra en pratique tout au long de sa carrière littéraire d?auteur, d?éditeur et de fondateur de l?Oulipo. Jean-Pierre Martin se révèle ici un fin connaisseur de l?oeuvre et de la personnalité de Raymond Queneau dans leurs moindres détails, au point d?avoir rédigé une correspondance imaginaire avec lui d?une confondante crédibilité! C?est donc un Queneau passionnant, bien plus complexe que ne le laisserait supposer une lecture superficielle de Zazie dans le métro, que l?auteur nous invite à rencontrer. Cet ouvrage est le premier d?un triptyque publié à l?occasion du centenaire des Editions Gallimard, les deux autres volumes étant respectivement consacrés à Jean Paulhan et Charles-Louis Philippe.
Avant-propos : Jean-Pierre Martin, Artaud, la révolution et l'absolu1. Voix d'Artaud : Philippe Forest, Ne pas laisser se perdre sa penséeJean-Pierre Verheggen, Artaud, le grand nègreNathalie Barberger, "Et attrape ! "Nicole Caligaris, L'interjectifJean-Philippe Rey, Déjà la poésie2. Artaud à distance : Marc Courtieu, Esthétiser la folie ? Emmanuel Venet, L'impossible rencontre entre Artaud et la psychiatrieCatherine Brun, La faute à Artaud ? (Vinaver et "l'effet A")Michel Arbatz, D'une souffrance unique (journal d'une émission radio)Guillaume Bridet, De l'appropriation symbolique à la neutralisation patrimoniale ? Arnaud Rykner, Rien à faire d'Artaud3. Artaud au miroir des philosophes : Anne Tomiche, Artaud-Deleuze-DerridaJean-François Favreau, Artaud mis en scène par Foucault : une "fiction critique"Charles Ramond, Derrida-Artaud. Echos et forçagesAlain Milon, "Fou même pour la folie"4. Singularités d'Artaud : Michel Murat, Artaud, la poésie et le surréalismeNatacha Allet, "L'entonnoir de la pensée de tous"Olivier Penot-Lacassagne, Culture ou barbarieToshinobu Kariya, "Le tremplin d'une vie pathétique". A propos des lettres d'ArtaudLaurent Zimmermann, L'irruption de la vieJérôme Roger, Antonin Artaud, Henri Michaux : à portée de voix ? Chronique : Micheline B. Servin, Beckett, Pirandello, Marlowe et l'antisémitisme
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.