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La Contre-Révolution en Europe XVIIIème-XIXème siècles. Réalités politiques et sociales, résonances
Martin Jean-Clément
PU RENNES
21,34 €
Épuisé
EAN :9782868475602
La Contre-Révolution possède une existence historiographique paradoxale. Si elle est citée comme une menace constante et une force dangereuse, elle n'est présentée que sous une forme fragmentée, assemblant pêle-mêle les nobles de l'émigration, les penseurs militants, avec les ruraux de l'Ouest ou du Midi, les Viva Maria italiens et les paysans belges, à qui sont adjoints les pays européens entrés en guerre - l'Angleterre de Pitt en tête. Omniprésente dans l'ombre mais souvent absente du discours historique, la Contre-Révolution reste mal connue. Depuis une vingtaine d'années, l'Histoire scientifique reprend cette question à nouveaux frais. C'est l'objet de ces pages que de proposer, modestement, à la fois un premier bilan des travaux récents et des pistes de recherches. Sans postuler l'existence d'une quelconque unité de la Contre-Révolution, cette rencontre entre des historiens européens brosse le tableau de cette réalité politique et sociale complexe, et montre la Contre-Révolution à la fois puissante et faible, essentielle et marginale. Elle met en valeur l'hétérogénéité des chronologies qui existent dans les différents pays, ceci expliquant la diversité des formes d'intervention de la Contre-Révolution. Enfin elle insiste sur l'importance fantasmatique de la Contre-Révolution européenne. La reconnaissance de la place de la Contre-Révolution dans les jeux politiques en France et en Europe permet de comprendre les affrontements qui lui furent liés comme autant d'épisodes des guerres civiles à l'intérieur de chacun des pays européens, ainsi que des moments de la lutte " internationale " ou " idéologique " qui a traversé toute l'Europe dans les XIXe et XXe siècles.
Résumé : 1793. Blancs pour Dieu et pour le roi, Bleus pour la République. La contre-révolution a un pays, la Vendée, un emblème, le drapeau blanc, des héros, nobles ou simples paysans. La République, elle, veut une France nouvelle. L'ordre doit régner. Il régnera. En 1796, la Vendée est écrasée.
Résumé : Le 21 janvier 1793, à 10 heures du matin, Louis XVI ? considéré par ses sujets comme le représentant de Dieu sur terre et à la tête d'une monarchie séculaire ? monte sur l'échafaud. Comment un tel événement, impensable pour les contemporains, a-t-il pu se produire ? C'est à cette question que ce livre répond, montrant de manière très claire que l'exécution du roi est l'enjeu d'une lutte féroce entre toutes les composantes sociales et politiques générées et portées par la Révolution : Feuillants, Girondins, Jacobins, sans-culottes, fédérés, royalistes. Et que chaque camp se positionne face aux autres pour sa survie, d'où des luttes d'une rare violence, à la Convention comme dans la rue, ici documentées avec la plus grande précision. Il montre aussi et surtout comment le procès ne pouvait pas être un acte judiciaire, mais un acte éminemment politique à l'issue débattue âprement jusqu'aux derniers moments. Pendant le procès, la France oscille entre république et révolution ; l'exécution renforce la république ? la France d'aujourd'hui ?, c'est la grande leçon de cet ouvrage.
Cet ouvrage répond à un double besoin D'une part il offre un récit très clair de la décennie révolutionnaire grâce auquel le lecteur pourra se repérer facilement dans cette période foisonnante D'autre part il intègre les recherches les plus récentes menées par les historiens français et étrangers qui ont permis de faire évoluer en profondeur nos connaissances sur la Révolution Outre une synthèse complète à la fois politique sociale et culturelle ce livre propose un choix abondant de documents qui viennent étayer le discours historique Sa cartographie particulièrment éclairante ses nombreuses notices biographiques et ses définitions permettent enfin de trouver rapidement des informations variées et rigoureuses
Issues de la tradition ou de l'air du temps, mêlant souvent vrai et faux, les idées reçues sont dans toutes les têtes. L'auteur les prend pour point de départ et apporte ici un éclairage distancié et approfondi sur ce que l'on sait ou croit savoir.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.