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Galeristes
Martin-Fugier Anne
ACTES SUD
23,40 €
Épuisé
EAN :9782742792368
En interrogeant un large éventail de galeristes sur leur vocation, leurs artistes, leurs clients et leur fonctionnement, Anne Martin-Fugier dresse, à travers ces témoignages d?itinéraires humains, un passionnant panorama du marché de l?art à Paris depuis 1950. ?J?ai depuis trente-trois ans deux pôles dans ma vie, confie l?auteur, l?histoire culturelle et sociale du XIXe siècle et l?art contemporain. J?ai voulu constituer un témoignage sur quelques galeristes parisiens. Je prends le parti d?interviewer une douzaine de galeristes que je fréquente de longue date et de tracer ainsi une série de portraits en y mettant parfois le grain de sel du collectionneur, en ajoutant un souvenir ou un commentaire. Chemin faisant seront, bien entendu, évoqués des oeuvres et des artistes. Mais ma perspective n?est pas pédagogique, je ne veux pas me centrer sur l?histoire de l?art, j?ai enviede retracer des itinéraires humains.? Ces galeristes appartiennent à des générations diverses, d?Emmanuel Perrotin qui a quarante et un ans à Lucien Durand qui en a quatre-vingt-neuf et ont tous des parcours très différents, dans leur vie privée (des couples hétérosexuels ou homosexuels qui travaillent ou non ensemble, des célibataires, des familles. Almine Rech a tenu une galerieavec son mari, Cyrille Putman, avant de divorcer, de se remarier avec un petit-fils de Picasso et d?ouvrir une galerie personnelle à Paris, puis une seconde à Bruxelles) comme dans leur évolution professionnelle: l?un est le fils d?un célèbre marchand (Albert Loeb); d?autres ont gardé longtemps un travail alimentaire pour faire vivre leur galerie (Frédérique et Philippe Valentin); d?autres encore, en pleine ascension, ont ouvert une galerie à l?étranger (Emmanuel Perrotin, Bruno Delavallade)? Ces trajectoires variées, cette richesse d?expériences produisent des témoignages précieux à recueillir. Ils ont envie de raconter mais n?auront probablement jamais le loisir oula patience de mettre leur récit par écrit. C?est la mission que s?est donnée Anne Martin-Fugier.
De la fin de la décennie 1810 aux lendemains de la Révolution de 1848, Anne Martin-Fugier nous propose un portrait de groupe où il est moins question de doctrine que de salons, de rencontres et d'amitiés. En replaçant les chefs de file du mouvement dans les lieux de l'aventure romantique, elle nous a fait découvrir une foule de petits romantiques, des soldats de la bataille d'Hernani à la bohème de Mimi Pinson en passant par les Jeune-France chevelus et les ouvriers poètes des années 1840. Le Cénacle de Victor Hugo, les masures du Doyenné, l'aventure du Corsaire -Satan revivent sous nos yeux tandis que les itinéraires de Hugo, Delacroix, Berlioz ou George Sand se dessinent plus précisément, exemplaires dans leurs succès comme dans leurs échecs. Le romantisme apparaît alors comme la chose d'une génération, celle des enfants de la bourgeoisie montés à Paris pour étudier le droit et la médecine, jeunes gens qui se jettent à corps perdu dans l'Art en éspérant y trouver la gloire et la réussite matérielle. Mais cette dernière est rare et nombreux sont ceux qui retournent à leur milieu d'origine ou meurent de faim et de froid dans les greniers d'une bohème qui n'est pas toujours gaie. Un panorama aussi détaillé que pittoresque d'un mouvement littéraire unique en son genre. ANNE MARTIN-FUGIER Historienne (E. H. E. S. S.), Anne MArtin-Fugier est spécialiste du XIXe siècle. Elles est notamment l'auteur de La Place des bonnes (1979), La Bourgeoise (1983), La Vie élégante, 1815-1848 (1990), Prix d'histoire de la Vallée-aux-loups-Maison de Chateaubriand, et La Vie quotidienne de Louis-Philippe et de sa famille, 1830-1848 (1992).
1900 : triomphe du Bourgeois. Mais son épouse ? Cette femme qui parade, élégante, au Bois, suscite bien des craintes et des interrogations : est-elle honnête ? Qu'est-ce au juste qu'une honnête femme ? Que peut-elle faire pour n'être point oisive ? Comment entretiendra-t-elle le nid familial et accomplira-t-elle les milles devoirs qui la rendront digne de ses titres d'Épouse, de Mère, de Femme au foyer ? Quelle fonction sociale pour elle, en dehors de la garde de la famille ? Et quelle éducation peut-elle recevoir sans trahir, demain, sa vraie vocation ? Ces questions engendrent toutes sortes de discours qui, dans leur diversité et leurs contradictions, codifient le rôle dévolu aux femmes de la bourgeoisie. Ce livre analyse le modèle ainsi formé et montre comment, en suivant l'évolution des moeurs, il perdure, de la ligne d'Épouse et Mère chapeautée et corsetée du début du siècle à la jeune Femme-qui-travaille d'aujourd'hui.
Le 18 août 1847, la duchesse de Choiseul-Praslin, qui porte l'un des plus grands noms de France, fut sauvagement assassinée. Le coupable était son mari, qui parvint à avaler de l'arsenic avant d'être emprisonné et mourut sans avoir reconnu son crime. L'institutrice des enfants, Mlle Deluzy, supposée maîtresse du duc, fut arrêtée comme complice. Qui était la duchesse Fanny? Une femme de quarante ans, mère de dix enfants, enlaidie par l'obésité mais encore amoureuse de son mari, trompée et frustrée, ou une épouse dominatrice, possessive et envahissante? Qui était le duc Théobald? Un père attentif à ses enfants, ou un faible poussé à bout par les exigences sexuelles de sa femme? Qui était l'institutrice Henriette? Une femme indépendante et cultivée, ou une aventurière? Ce drame effrayant et énigmatique, dont l'opinion publique s'empara à grand bruit, ébranla le trône de Louis-Philippe, qui devait s'effondrer six mois plus tard. Le récit d'Anne Martin-Fugier fait apparaître, autour des trois protagonistes, des contemporains comme la comtesse de Boigne, Valentine Delessert, Victor Hugo ou Victor Cousin, et, sous sa forme la moins reluisante, tout un pan de la haute société de la monarchie de Juillet, contemporaine de Stendhal et de Balzac. Biographie de l'auteur Docteur ès lettres, Anne Martin-Fugier a publié de nombreux ouvrages sur la raie culturelle et sociale du XIXe siècle, parmi lesquels La Place des bonnes (1979), La Bourgeoise (1983), La Vie élégante ou la formation du Tout-Paris 1815-1848 (1990), Comédienne. De Mlle Mars à Sarah Bernhardt (2001), La Vie d'artiste au XIX'siècle (2007).
Les collectionneurs d?art contemporain sont divers dans leurs pratiques, leurs goûts et leurs recherches. Certains suivent une ligne, d?autres sont plus fantaisistes. D?aucuns sont boulimiques et voudraient s?en guérir. Souvent, ils n?aiment pas qu?on les appelle ?collectionneurs?, comme si le terme était péjoratif: ils se voient plutôt comme des chercheurs, des découvreurs de nouveautés. Si le statut de collectionneur ne constitue pas leur projet initial, un beau jour, voyant qu?il n?y a plus de place sur les murs, ils prennent conscience qu?ils sont devenus collectionneurs. Ce nouveau statut alourdissant leur vie, ils cherchent à s?en dédouaner: à ?collectionneurs?, ils préfèrent ?amateurs d?art? et à ?collection?, ?réunion d?oeuvres?. Ils se définissent généralement avec modestie ou humour.Toute collection exige une formation. Se faire l?oeil demande du travail et prend du temps. Il faut aller voir les expositions, lire, s?informer. L?apprentissage se fait essentiellement sur le tas, par la fréquentation des musées et des galeries et par la rencontre de galeristes, d?artistes, de collectionneurs, qui aident à forger le goût et le regard. Si, pour acheter des oeuvres, il faut des moyens, ceux-ci ne doivent pas forcément être colossaux. La plupart des interviewés ne sont pas riches, mais acheter de l?art reste leur priorité.Collectionner, c?est jouer. Les collectionneurs sont dans l?addiction; ils sont conscients d?imposer à leurs proches, conjoint ou enfants, leur manie, leur folie. Mais, en même temps, ils revendiquent le droit à dépenser, à s?amuser. Désirer des oeuvres d?art est devenu le moteur de leur existence: il se transforme vite en plaisir. Or, la collection, qui au départ était synonyme d?aventure et de liberté, devient peu à peu synonyme de contrainte. Elle envahit l?espace, impose sa présence, avec ses problèmes d?assurance, de stockage, d?accrochage? Puis, fatalement, arrive la pire des contraintes: l?avenir de la collection. Certains l?organisent avec soin, d?autres s?en soucient très peu, voire pas du tout, faisant de leur indifférence une philosophie. Si le destin de leurs oeuvres leur cause parfois de l?inquiétude, ce qui les inquiète encore davantage est la perte éventuelle de la curiosité ou la rupture avec les jeunes générations d?artistes.Ainsi, à travers les témoignages de quatorze collectionneurs, Anne Martin-Fugier nous invite à pénétrer dans leur univers. On saisit en particulier le rôle agissant de l?art vécu au quotidien, de l?intimité avec l?oeuvre sur son territoire privé.
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
Salomon Thierry ; Jedliczka Marc ; Marignac Yves ;
Depuis toujours l'énergie sous-tend et structure l'histoire des sociétés humaines et celle des individus. Ceci est d'autant plus vrai aujourd'hui, dans nos sociétés mécanisées, industrielles, consommatrices de loisirs et de temps. Se chauffer, s?éclairer, se déplacer, faire fonctionner tous les appareils qui nous entourent: l'énergie est au c?ur de nos vies. Nous vivons encore l?illusion d?un monde aux ressources infinies. Pourtant, la fin prévisible des réserves disponibles, les bouleversements climatiques de jour en jour confirmés et Deep Water Horizon, Tchernobyl ou encore Fukushima, sont autant de signaux d?alerte, qui ne laissent plus la place au doute, quant à la nécessité de changer notre manière d?appréhender l?énergie aujourd?hui. En 2003, vingt-quatre ingénieurs engagés dans la recherche d?un avenir énergétique durable réalisaient le Scénario Négawatt, certainement la proposition la plus aboutie pour repenser la politique énergétique de la France. Ce travail repose sur une méthodologie rigoureuse constituée de trois piliers fondamentaux: la sobriété énergétique, l?efficacité énergétique, et le recours aux énergies renouvelables. Cette grille de lecture simple et efficace permet de repenser intégralement notre rapport à la consommation énergétique et d?envisager un futur positif, constitué d?énergies propres, où la société revoit tout à la fois sa manière de consommer et celle de produire l?énergie dont elle a besoin. A l?horizon 2050 ce scénario, qui a déjà été actualisé une première fois en 2006, prévoit de se passer totalement du nucléaire, de réduire la dépendance aux énergies fossiles, de développer les énergies renouvelables et de réduire considérablement les dépenses. Cet ouvrage présente, dans une approche pédagogique et intelligible par tous, la toute dernière actualisation de ce scénario. Un guide à la fois théorique et pratique destiné à tous ceux qui, par un changement de leur rapport à l?énergie, souhaitent contribuer à la préservation et au partage équitable des ressources naturelles. Ce « manifeste négaWatt » est aussi et surtout un appel à oser résister aux conformismes et aux habitudes, à s?engager, avec volonté et lucidité, vers un autre paysage énergétique.